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Charlie Crocq - Symphonie des Adieux de Haydn Symphonie N°45 in F-sharp minor.

le Mer 10 Oct - 12:14


Charlie Crocq

19 ans ᵜᴥ Né le 13 décembre 1998 ᵜᴥ 1m80 ᵜᴥ ♂ ᵜᴥ Marron avec une touche de vert ᵜᴥ Anciennement roux puis rose depuis l’utilisation des pouvoirs de son ex ᵜᴥ  Droit privé ᵜᴥ Droit international ᵜᴥ Réservé ᵜᴥ Avenant ᵜᴥ Prévenant ᵜᴥ Loyal ᵜᴥ Courtois ᵜᴥ Lâche sur certaines choses ᵜᴥ Travailleur ᵜᴥ Littéraire ᵜᴥ Indécis ᵜᴥ Légèrement maniaque ᵜᴥ Rêveur

Le voyage d’ombre
Le voyage d’ombre est le pouvoir que possède Charlie Crocq.

Les ombres, celles que nous voyons tous, servent de porte, de chemin pour Charlie. Il peut passer à travers une ombre et ressortir une vingtaine de kilomètres plus loin à travers une autre ombre. Il manipule les ombres afin d’en faire des « portes », des « chemins ». Pour dire vrai, lorsqu’une ombre est de base suffisante pour voyager, il ne fait que s’engouffrer en elle pour réapparaître plus loin. Lorsque l’ombre n’est pas suffisante, il doit manipuler les ombres afin de former une obscurité suffisante. Lors de sa réapparition, c’est comme s’il s’en faisait éjecter.    

Il a exercé ce pouvoir chaque semaine de sa vie depuis ses onze ans pour en arriver à une telle maîtrise. Pour arriver à voyager à travers les ombres, l’ombre dans laquelle il se situe doit être suffisamment obscure.
Pour être plus précis, nous allons voir plusieurs cas.

Le premier cas est celui d’une pièce plongée dans l’obscurité la plus totale, la pièce ne souffre d’aucune lumière et les ombres sont omniprésentes. Dans ce cas-là, Charlie pourra aisément s’engouffrer dans les ombres et ressortir vingt kilomètres plus loin. Il ne ressentira aucune fatigue mais subira une amnésie temporaire de ses deux dernières minutes. L’ombre par laquelle il ressort n’a aucune incidence sur l’utilisation de son pouvoir, seul l’ombre de départ compte.

Dans le deuxième cas, imaginons une pièce, au matin d’un jour d’été avec des volets en bois, fermés. Le soleil passe à travers ses interstices. La pièce est en partie plongée dans l’obscurité mais cette ombre n’est pas totalement noire. La pièce est suffisamment, ici, obscure pour permettre à Charlie d’emprunter la voie des ombres. Pour voyager et ressortir dans une autre ombre vingt kilomètres plus loin, il ressentira une légère fatigue et une amnésie temporaire d’environ cinq minutes.

Dans le cas d’un après-midi ensoleillé, dans les rues d’une ville bien à l’ombre du Soleil, Charlie devra se concentrer pour que les ombres s’obscurcissent car elles ne sont pas du tout suffisantes pour lui permettre d’utiliser son pouvoir.  Ici, les contreparties seront déjà plus importantes. Il ressentira la fatigue lui courir dans tout l’corps et l’amnésie sera temporaire et allant de dix à une heure de sa vie, tout dépendant de l’intensité originelle de l’ombra dans laquelle il se trouve.

Dans le dernier cas, le plus extrême, c’est celui où le Soleil règne en maître sur les ombres, les ombres étant extrêmement affaiblies et presque limpide. Ici, il devra user d’une extrême concentration pour manipuler les ombres et les rassembler en un point suffisant pour lui permettre de voyager. Les conséquences sont telles qu’une fois arrivée de l’autre côté, il devra faire une sieste plus ou moins longue et il subira une amnésie définitive d’au moins trois heures de sa vie, ainsi qu’une amnésie temporaire de la dernière heure vécue, au minimum.
Il faut comprendre que les contreparties de son pouvoir dépendent de l’implication de Charlie à faire rassembler les ombres afin de créer une espèce de portail pour faire simple. Plus l’ombre sera claire et limpide, plus son implication sera grande et plus les contreparties seront fortes. Plus l’ombre sera véritable et obscure, moins il aura à user de ses pouvoirs et les contreparties seront presque inexistantes.

Le cycle des journées et des nuits n’a aucune influence sur l’implication de la manipulation des ombres car il existe des nuits éclairées par une lune brillant de mille éclats et des journées d’une inquiétante noirceur.
Emmenez-moi

Charlie Crocq est né le dimanche 13 décembre 1998 à la maternité d’Orange, ville qui se situe dans le sud du merveilleux pays qu’est la France. Né d’un couple jeune et fougueux, dont sa seule survenance ne pouvait que renforcer ce lien secret qui unissait ces amoureux passionnés.

Assez vite, des complications liées à l’accouchement sont apparues, obligeant la mère et son enfant à demeurer plus longuement à la maternité. Malgré tout, ses premiers instants étaient magiques car ils étaient accentués par de la douce musique, brisant le silence glacé de la maternité et plus encore, il était bercé par la seule personne qui l’aimerait bien plus qu’une vie aux pays des merveilles : sa mère.

Cette douce musique, bien que ce n’était que des bruits sans aucune signification pour lui, troublant par moment son sommeil puis l’apaisant par la suite et bien que nouveau-né, le charmait déjà. La raison du charme était simple : la voix inimitable du grand Charles résonnait.

Les années passées à la ville d’Orange étaient courtes, à peine deux années sont passées avant qu’ils ne déménagent dans une ville portuaire, ils étaient partis loin d’Arausio – le nom latin de la ville d’Orange – ils étaient partis pour la ville blanche.

Le temps avait accéléré jusqu’à ses huit ans. Rien de spécial n’était arrivé, sauf, cette disparition étrange où à l’âge de deux ans il n’était plus dans son lit mais dans la baignoire de la salle de bain.

À huit ans, doué de son culte pour la musique, il se voyait déjà en haut des affiches, fier conquérant de Paris et de ses critiques, ébranlant cet univers si lumineux, savourant richesse, amour et amours éphémères.

Un jour d’automne et lorsque les premiers jours commençaient à s’écourter pour laisser une place plus grande à la nuit, Charlie était à la garderie de son école primaire. Cet après-midi-là il s’était embrouillé avec un camarade, venant limite jusqu’aux petits poings qu’ils avaient car son camarade lui avait dérobé son lecteur de disques – lecteur qu’il avait introduit dans l’enceinte de l’établissement en cachette. Pire encore, il avait critiqué les musiques jouées, disant que c’était une musique de vieux et pour vieux, la preuve étant cette phrase lourde de sens « je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». Insulter le grand Charles l’insupportait et c’était la raison de cette chamaillerie : il avait un honneur et une culture à défendre.

Ils furent rapidement séparés et le lecteur de disque confisqué, le chargé de la garderie allait donner sa sanction mais les ombres se mirent à bouger vers Charlie. Cette situation était injuste. Il s’était fait voler son baladeur et il a entendu des inepties sortir de la bouche de son camarade et pourtant, et pourtant il allait recevoir une punition ? Nan. Et pourtant, sa punition n’allait être que plus grande : sans un remord et sans un regret, il s’imaginait déjà partir loin de la garderie, retrouver ses parents et pleurer. Alors les ombres lui obéirent à son insu et il partit.

Une centaine de mètres plus loin, après avoir dépassé la place de Verdun et ce en direction de la Préfecture, une ombre vacilla. Seul le recoin de l’œil pouvait le remarquer. Comme si, une branche avait été portée par le vent, comme si une chose avait existé un instant puis s’était évanouie dans la nature, comme si une personne était apparue de nulle part puis avait disparu. Comme si… Une concentration d’ombres noires s’étaient formées avant de recracher Charlie. Il se trouvait dans le bureau de son père, fraîchement notaire. Cette apparition se fit sous les yeux ébahis de ce dernier.

Le monde était devenu de plus en plus étrange depuis l’apparition des premiers pouvoirs, alors bien évidemment la scène était choquante, d’autant plus que la concentration d’ombres se mouvait, ondulait avant de disparaître.
Estomaqué mais tout de même brave et ce malgré toute la bizarrerie de la scène à laquelle il venait d’assister, son fils était là devant lui, tombant à la renverse. Il semblait s’évanouir suite aux évènements et il ne fallait aucune autre raison pour courir le prendre dans ses bras et le ramener à la maison, quelques centaines de pas plus loin.
À la suite cet incident, Charlie avait dormi toute la soirée et toute la nuit, se réveillant sagement le matin suivant sous les cris hystériques de ses parents. Il avait rêvé de Venise et de ses escortes de pigeons.

Sa surprise fut immense et limite cinglante. Si tôt le matin, entendre ses parents heureux que leur enfant se soit réveillé ? Mais pourquoi ? Qu’avaient-ils ? Un nouveau disque était-il sorti pour les rendre à ce point heureux ? Il ne se souvenait plus de sa journée précédente et était incapable de répondre à quelque question que ce soit.

Ses parents ne lui avaient rien dit, se contentant de l’observer encore et encore, jour après jour, pour déterminer exactement l’origine de l’ombre aperçue par le père. En un rien de temps, deux années scolaires s’étaient écoulées et la rentrée des collèges arriva. Il n’y avait eu aucune autre manifestation de son pouvoir depuis cette apparition dans le bureau de son père.

Vous savez comme les enfants sont cruels, eh bien une chose que je ne vous ai pas dite : Charlie était roux. Et si en CM2 il était considéré comme le plus grand des petits, arrivé en sixième, il était devenu le plus petit des grands. La chaîne de malmenage prenait une autre tournure parce qu’au collège, nul enfant n’avait conscience de ses actes et plus les brimades étaient sévères et horribles, plus les copains rigolaient : c’était devenu une course aux coups bas et autres bêtises.

Et pourtant, les troisièmes n’en avaient que faire : ils allaient partir à la fin de l’année, il fallait s’amuser cette année et foutre la pagaille. Alors ça commençait gentiment par l’éternelle remarque « Ah ! Regardez-le ! Il est roux, il n’a pas d’âme ! Hahahaha », rendant notre petit roux, rouge pivoine de honte. Puis, par des croche-pattes dans le self alors qu’il tenait son plateau, tombant et se ridiculisant devant toute la salle, sous les applaudissements et rires des autres collégiens. Pire encore juste avant les vacances scolaires de Noël, certains l’attendaient dans la cour du Fronton, près des toilettes et de la sortie du self pour l’attraper et lui racketter de l’argent. Mais il n’en avait pas et n’en avait jamais sur lui à cette époque et puis à quoi lui aurait servi cet argent ? Ils auraient pu le laisser partir, lui donnant juste une tape derrière la tête et en l’insultant par la suite, mais nan. Les enfants sont cruels.

Il se fit escorter par cette horde de cinq, six, troisièmes jusqu’au lavabo de la cour pour lui mouiller la tête entièrement et l’eau malheureusement n’était pas gelée. L’hiver l’eau était gelée dans ces toilettes extérieures et l’hiver n’était pourtant qu’à quelques jours de là. L’un usait de son pouvoir pour créer une sorte de bulle invisible qui empêchait les personnes situées à l’extérieur de celle-ci de les entendre, pour éviter que les autres ne l’entendent hurler et il avait bien raison d’utiliser son pouvoir car Charlie se déchirait les cordes vocales. Pourquoi ils l’embêtaient, hein ? Seulement parce qu’il était roux ? Tristes personnages. Il finit par se laisser faire, conscient qu’il n’arrivera jamais à se libérer de leur emprise, essayant de respirer de la meilleure des façons pour ne pas ressentir une quelconque impression de noyade. Assez las, les brutes qui ne voyaient plus aucune réaction, avaient décidé de l’enfermer dans les toilettes, montant limite la garde jusqu’à la fin de la pause déjeuner pour éviter qu’il ne sorte et ne cafte tout au seul surveillant qui discutait avec des filles, de l’autre côté du fronton.

Evidemment qu’il pleurait, enfermé seul dans les toilettes obscures, mais il pleurait silencieusement, il ne voulait pas donner ce plaisir grotesque à ces indignes personnes. Seuls quelques hoquètements sortaient quand il n’arrivait plus à retrouver son souffle. Il essayait de se calmer, se remémorant quelques chansons divines. Tout ce qu’il voulait au fond, c’était de retrouver la chaleur d’une étreinte donnée par sa mère, le froid commençait à le ronger dangereusement. Et c’est là, plongé déjà en pleine obscurité, qu’il disparut une nouvelle fois encore pour se retrouver à nouveau quelques kilomètres plus loin, non pas dans le bureau de son père cette fois mais de sa mère. Une fois encore, il tomba, fatigué et inconscient.

Elle se hâta vers la forme qui venait de laisser son fils au sol et voyant qu’il était tout mouillé, elle l’enveloppa dans ses vêtements afin de le réchauffer comme elle le pouvait avant de le porter, assez difficilement, jusqu’au bureau de son père. Ce jour-là, ses parents ont pris la décision de rentrer de l’étude afin de soigner (mais plutôt réchauffer) leur petit et de discuter calmement de cette ombre noire vue et déjà vue deux années auparavant. Les vacances de Noël n’étaient qu’à quelques jours de l’incident, ses parents avaient décidé qu’il resterait se reposer à la maison jusqu’à la fin des vacances, prenant en considération le fait qu’il ne ferait que des jeux en classe avec ses professeurs.

Ce n’est qu’aux alentours de midi, le lendemain, qu’il se réveilla de sa torpeur. Il se réveilla en prenant son souffle, comme s’il venait d’échapper à une noyade et ses parents se tinrent la main avant de se jeter sur leur rouquin. Même si cela ne les inquiétait pas outre mesure, ils demeuraient ses parents et se faisaient du souci pour lui en conséquence.

Cette fois, ils avaient décidé d’en parler. Tout le monde le savait, c’était une évidence que l’Homme était doté de certains dons de nos jours, mais pour les plus jeunes leur maîtrise relevait d’un art qui semblait ancestral et inatteignable.

Mais que diable comptaient-ils faire ? Un enfant qui aurait le don de se déplacer grâce à son pouvoir, ne pas l’utiliser ? C’était une idée bien naïve. Bien sûr qu’il allait essayer de se concentrer pour voir, bien sûr qu’il allait entrainer son pouvoir et peut-être, s’en vanter. Il se voyait déjà, sur scène, apparaissant par magie grâce à son don : n’était-ce pas là un coup de génie pour avoir une ovation de la salle dès les premiers instants ?

Alors secrètement, durant les journées ennuyantes des vacances de Noël et en attendant Noël – quoique Noël pouvait bien attendre s’il arrivait à découvrir et maîtriser ne serait-ce que partiellement son pouvoir – il s’essayait à la téléportation, imaginant d’abord sa salle de bain : il se devait raisonnable car la seule conséquence connue pour l’instant était le fait de dormir et de s’écrouler au sol avec, il semblerait, une légère amnésie – ou alors était-ce dû à un choc qui s’est produit avant chaque téléportation ? – ce qui n’est pas vraiment pratique en soi. Rien. Rien ne bougeait autour de lui et il ne bougeait pas non plus, restant assis sur son lit, dans sa chambre. Ce fut un échec.
Il passa des journées – deux en réalité – à tenter de se déplacer, de changer d’endroit, de se téléporter mais il n’y arriva pas. Mentalement fatigué après des heures et des heures de concentration inutiles, il se contenta de journées mornes jusqu’au 24 décembre, la veille de Noël.

Noël avait regagné en intérêt pour lui, comprenez-le bien : n’arrivant pas à utiliser son pouvoir, sa frustration était telle que Noël serait son seul salut, la seule bonne chose qui lui arriverait pendant ces vacances. Quel revirement ! Et dire qu’au début, Noël allait être insipide pour lui face à la coolitude de son pouvoir espéré.

Cette nuit de vingt-quatre décembre, il n’arrivait pas à dormir, Morphée l’avait ignoré ? Très bien. Du moment que le Père Noël, lui, ne l’ignorait pas, cette situation lui convenait parfaitement. L’excitation était tellement présente, surtout que ses parents avaient fait des courses de cadeaux de dernière minute en voyant la mine décomposée de leur enfant : c’était une stratégie comme une autre pour avoir des cadeaux in fine.

Toutes les ombres n’en forment qu’une, issues de la même substance et cette obscurité est une route pour ceux qui savent la dompter.

C’est ainsi, à l’âge de onze ans, lors d’une nuit sans sommeil, bouleversée par une excitation enfantine, les ombres l’ont happé en elles avant de le faire ressortir un étage plus bas au pied du sapin. La fatigue était clairement palpable, comme si elle venait en un instant de lui tomber dessus, comme lorsqu’un laquais avait laissé choir une pièce de bois sur le plus éloquent des Héros Français. Et pourtant, à cet instant précis, il se souvenait d’où il était et là où il avait atterri. C’est dans une joie immense et malgré le poids de cet affaiblissement qu’il criait dans toute la maison.

Sa mère sortit en robe de chambre, écartant les quelques mèches qui lui tombaient sur le visage avant de voir leur petit, étalé au sol, juste devant leur porte. Elle comprit rapidement qu’il avait finalement réussi. Le lendemain, il ne se souvenait que des moments importants de la veille, notamment qu’il avait réussi à user de son pouvoir et… C’est tout mais c’était déjà un grand pas.

Des années passèrent et il comprit les conditions d’utilisation de son pouvoir à force d’entrainement hebdomadaire : il s’adonnait à la pratique que le week-end pour éviter de tomber de fatigue et de ne pas se réveiller pour les cours. La pire des conséquences à l’utilisation de son pouvoir était la perte partielle de la mémoire, au début il perdait la mémoire de sa demi-journée, puis, au fur et à mesure que le temps se languissait, il ne perdait qu’une heure ou deux de sa vie, mais pour palier à ce problème-là, il achetait souvent des carnets dans lesquels il décrivait tout ce qu’il faisait pour éviter d’oublier à nouveau. Evidemment, il remarqua que les pertes partielles variaient en fonction de l’intensité des ombres ainsi que de la distance parcourue.

L’année de seconde était terrible, d’une part parce qu’il était nouveau à l’établissement privé et n’avait donc pas d’amis et les groupes étaient déjà préconstitués dans les classes comme l’établissement privé offrait aux parents de mettre leur enfant sous leur surveillance dès leur plus jeune âge, dès l’école primaire. Alors vous imaginez donc bien le grand désarroi de Charlie surtout à cause des dires et des réputations entendues lors de ses années de collège.

Toutefois, les chaînes de malheurs savent prendre fin : il est tombé d’amitié avec une charmante demoiselle après deux mois de solitude.

Elle s’appelait Rose-Aimée mais elle préférait s’appeler Rose tout court. Ce prénom toucha le cœur romantique de Charlie, Rose-Aimée, Rose-Aimée.

Grâce à elle, il n’avait plus à manger seul chez lui, un sandwich acheté à la boulangerie rue Albert 1er, juste en face de sa maison. Il pouvait de temps en temps aller acheter un sandwich et avoir une personne avec qui converser tout en mangeant dans l’enceinte de l’établissement, sous le préau gauche généralement peu envahi, les lycéens préférant d’autres coins moins sinistres comme l’espace devant la vie scolaire, par exemple.

Grâce à elle, il s’était fait de nouvelles connaissances et de nouveaux amis.

Il restait un élève ordinaire pour les matières scientifiques et sociales mais par contre il excellait en Français, en langues et en littérature, son bagage culturel avait su rendre sa plume bien agréable à lire pour ses professeurs. C’était un élève passe-partout en somme, toutes les portes lui étaient ouvertes, surtout les portes littéraires en vérité.

Bien qu’il n’eût pas vraiment exprimé son choix d’aller en section littéraire, le fait que Rose voulait y aller l’avait convaincu dans ses questionnements. Il voulait passer plus de temps avec elle et profiter de ces journées candides et la raccompagner chez elle. Jamais il n’aurait cru qu’ils se rencontreraient, le hasard est pourtant bien curieux, provoquant des choses comme la volonté de vouloir ralentir le temps et de profiter des heures éphémères qui finiront bien par s’écouler.

Ce n’est qu’à l’annonce de leur acceptation en première Littéraire que le roux avait osé faire le premier pas. Charlie avait proposé à Rose de manger ensemble, dans un restaurant de la rue Albert 1er, restaurant qui avait un nom de fin gourmet ou de fin littéraire : le petit Prince. La carte était menue, mais les repas étaient complets et équilibrés surtout pour un déjeuner où de surcroit le prix n’était nullement exorbitant et approprié à l’argent de poche de Charlie.

Ils sont rentrés au restaurant mains dans les poches et ils en sont repartis main dans la main, les doigts entrelacés.

Les grandes vacances des secondes duraient plus longtemps en raison du bac dont ils n’avaient pas à se soucier et nos deux tourtereaux avaient pu en profiter allègrement. Ils sortaient ensemble en ville au moins trois fois par semaine, se baladant sur le Vieux Port, prolongeant leur descente de la rue du Palais, passant sous la Grosse Horloge, se dirigeant vers la plage de la Concurrence. Parfois, s’ils en avaient le courage, ils marchaient tranquillement à l’opposé de la plage de la Concurrence, ils marchaient vers la plage des Minimes.

Une nuit, il fit irruption dans sa chambre, la chaleur estivale étouffante obligeait Rose à garder sa fenêtre ouverte si elle avait l’intention de survivre à la nuit. Lorsqu’il était arrivé dans sa chambre, elle ne dormait pas, elle trainait sur son ordinateur, regardant des animes.

L’acheminement de cette histoire m’est trop vague pour que je vous la livre avec tous les détails. Mais c’est cette nuit-là que le rouquin était devenu rosé. Sur un pari étrange, il me semble, comme quoi Charlie ne serait pas capable d’assumer des cheveux roses jusqu’à son anniversaire en décembre. Et pourtant, il l’avait accepté. Oh, j’oubliais presque de préciser que le pouvoir de Rose-Aimée était celui de changer la couleur de cheveux des individus. Elle a su maîtriser son pouvoir bien assez tôt car depuis toute petite, et selon son imagination, tout le monde finissait par avoir des couleurs de cheveux différentes de celle d’origine. Son pouvoir modifiait les gènes de sa cible, faisant en sorte que même les futurs cheveux étaient de la couleur choisie et bien curieusement, toutes les couleurs fonctionnaient, tant que Rose les avait vues. Cette modification de la couleur était inébranlable, peu importe le temps passé et peu importe l’éloignement entre la cible et Rose, la couleur choisie était présente et restait, comme une malédiction ou une farce qui durait éternellement. Seule la volonté de Rose pouvait mettre un terme à cette bizarrerie. La contrepartie de ce pouvoir était que ses cheveux arrêtaient de pousser temporairement, cet arrêt pouvait durer des années, pire encore, lorsqu’elle l’utilisait, ses cheveux se raccourcissaient mais ils finissaient toujours par repousser un jour.

Elle aurait pu faire coiffeur et faire fureur dans les colorations mais elle se voyait plutôt porter une robe toute sa vie et défendre les intérêts des enfants, elle se voyait avocate en fait.

Si durant la seconde Charlie hésitait encore à embrasser une carrière juridique ou de raviver la flamme de son ambition passée, il était sûr d’une chose : il allait suivre sa bien-aimée jusqu’au bout et elle voulait aller à la meilleure université juridique de France : l’université Panthéon-Assas. Ce gain d’intérêt pour l’environnement juridique avait été fortement apprécié par ses parents. Ils espéraient juste qu’ils embrassent certes une carrière juridique, mais une carrière privatiste et non publiciste.

Durant deux ans ils ont sacrifié de leur temps – quoique, ils révisaient et travaillaient ensemble – de leur temps libre pour avoir un dossier des plus alléchant pour l’université de Paris 2.

Evidemment qu’ils avaient réussi à entrer à Assas, évidemment, ils avaient fini par avoir des dossiers qui ne pouvaient qu’embellir la réputation de l’université.

L’ambiance à l’université n’était pas la même que celle des années passées parce qu’il y avait une sorte de compétition inutile qui se mettait en place, de plus, ils étaient littéralement largués pour leur devoir.
C’était l’autonomie qui dérangeait le plus Charlie, il n’y était vraiment pas préparé alors que pour Rose, c’était les cours et les devoirs qui la dérangeaient.

Charlie avait tout de même moins de difficulté que Rose car ses parents étaient notaires et ils lui avaient inculqué de solides notions avant de le laisser partir. Étrangement, le fait que Charlie ait une facilité énervait facilement Rose.

Charlie, légèrement perdu essayait tant bien que de mal que d’apaiser la colère de Rose et de l’aider dans ses devoirs, après tout ils avaient travaillé ensemble deux années consécutives afin d’être les meilleurs de leur petite promo de littéraires. Malgré tout, elle ne faisait que de le rejeter.

Il le savait que tôt ou tard elle voudra sortir avec lui comme avant et il le savait qu’il devra être gai pour la faire rire. Tout ce qu’il voulait c’était sortir, aller danser et se détendre dans un bar et se dire des choses stupides comme « je t’aime ». Alors il restait là le cœur battant à penser à elle et à l’attendre car depuis la rentrée, à part pour faire les courses, ils ne sortaient plus du tout et leur conversation se limitait de plus en plus à « tu as compris le sens de l’arrêt ? » ou bien « t’es sûr qu’il n'y a pas de jurisprudences postérieures ? » et des « attends, ça veut dire quoi « les exigences constitutionnelles du libéralisme politique ? » » et surtout à des « ça me gave tellement que tu sois toujours derrière moi Charlie, vraiment, ça me gave ! ». Alors oui, il était triste de ce revirement qu’il ne comprenait pas. Pour se consoler il redécouvrait ses musiques adorées.

Pourtant, en cours Rose semblait souriante et attentionnée, plus vivable en somme. C’est vrai, elle l’était, mais d’avantage envers les autres, surtout envers un camarade qui était dans la même galère qu’elle – rappelons tout de même que Charlie n’était pas tant en galère que ça mais il préférait ne pas l’évoquer au risque d’énerver sa bien-aimée. Il remarquait les observations de Pierre, leur camarade de galère, il lançait des petits regards qui se voulaient discrets à Rose.

Dire qu’il y avait un mois à peine ils se prenaient dans les bras, se parlant tout bas et voyaient la vie en rose. Dire qu’il y a un mois, une part de bonheur était présente dans leur cœur et dont la cause était connue des deux. Paris semble avoir été une mauvaise idée pour l’instant.

Il devait chercher une solution pour son couple, pour lui, la fin les menaçait. La réponse était-elle une découverte nocturne de Paris, seul, afin de réfléchir ? Découvrant un ciel et des rues nouvelles, des passages anciens et ses rues pavées ? Oui, il lui fallait prendre l’air et au pire des cas, étant donné l’obscurité omniprésente de la nuit, il pouvait rentrer quand il le désirait.

« Ne m’attends pas. » dit-il tout simplement à Rose avant de fermer la porte de leur appartement et de descendre les cinq étages. Il était prêt à arpenter les rues de Paris et à dompter la nuit automnale de ce Paris farouche.

Il chantait ses musiques préférées à voix basse tout en marchant à travers les monuments de la ville lumière. Fallait-il un retour aux sources, c’est-à-dire à la cité des Princes avec elle ? Peut-être. Quid d’un dîner dans un bon restaurant, à une belle et bonne table avec une nappe et des bougies, dont le service était assuré par de véritables professionnels et les plats par un chef cuisinier de renom ? Certainement. Ou alors un voyage capable de les réunir à nouveau, capable de les rendre intime à nouveau ? Mais oui ! Mais quand ? Ils avaient bientôt un examen puis d’autres en décembre et en janvier. Il valait mieux aussi y aller en été ou en fin de printemps. Il fallait surtout une bonne destination, une ville remplie de romantisme et d’amour. Paris ? Non, ils y étaient déjà et le couple semblait mal aller. Le Royaume-Uni ? Non, pas vraiment. L’Allemagne ? Nein. L’Italie, mais oui ! Rome était une ville éternelle mais était-elle une ville symbole d’amour ? Non, pas assez romantique. Venezia ! Une balade en gondole et la visite des îles environnantes ainsi que les monuments resplendissant d’Histoire. C’était définitivement le lieu de leur prochain voyage. « Merci la Seine et ses superbes péniches » se dit Charlie.

C’est la tête pleine d’idées et le cœur lourd d’espoir qu’il se décida à rentrer chez eux par voyage d’ombre après avoir noté toutes ses réflexions dans son carnet pour éviter de les oublier à jamais. Il sortit de l’ombre, ne surprenant même plus Rose qui était déjà au lit, mais pourtant elle ne dormait pas encore malgré l’heure extrêmement tardive. Elle semblait heureuse à discuter avec quelqu’un, il reconnut le son bien distinctif d’une notification de son iPhone.

« Je… Euh… je suis fatigué. » dit-il tout simplement avant d’aller se débarbouiller et se coucher à ses côtés, fatigué de son voyage.

« Tu es sorti je ne sais où et tu viens de revenir. » répondit-elle calmement avant d’éteindre son téléphone, le posant sur la table de chevet par la même occasion.

« D’accord… Je lirai mon carnet demain, j’suis tellement crevé. » et il s’endormit rapidement, un sourire paisible aux lèvres, Rose l’ayant pris dans ses bras.

Ce serait absurde d’affirmer qu’ils ne s’aimaient plus, non, non, ils s’aimaient encore. Peut-être moins qu’avant, mais ils s’aimaient toujours. Différemment aussi, peut-être.

Le lendemain, en allant aux cours, il lui proposa de prendre des vacances à Venise l’été prochain, à la fin de leur première année de droit pour souffler de ces rythmes dantesques. Elle accepta en déposant un bisou sur sa joue. Rien ne pouvait lui gâcher cette journée-là, pas même les trois heures de droit constitutionnel qui les attendaient.
Puis, les examens de mi-semestre sont arrivés et les résultats vite divulgués. Charlie avait réussi à se hisser dans le top 10 en droit civil et des places bien moins prestigieuses dans les autres matières. Rose, elle, était une fois encore dans la moyenne.

Comprenez-la, elle a excellé une grande partie de sa vie, rêvant d’embrasser une carrière remarquable d’avocat et arrivée à l’université, la meilleure université juridique de France, elle stagne.

Puis arriva les derniers jours avant les vacances de décembre. Les examens de fin de semestre impliquaient une pause pédagogique préalable et durant toute cette semaine elle était partie travailler avec Pierre, laissant le petit Charlie tout seul chez eux.

« Je vais à la BU avec Pierre pour réviser. » dit-elle le premier jour en mettant ses chaussures.

Charlie ne savait pas quoi vraiment répondre. Il s’apprêtait tout de même à lui demander si lui aussi pouvait venir.

« Je ne veux pas te déranger dans tes révisions. Je ramènerai à manger ce soir, je t’enverrai un message. » rajouta Rose, mettant un terme à sa pensée.

Et le jour des résultats, il s’était demandé si échouer n’aurait pas été moins douloureux.

« Tu vois que j’ai bien fait de ne pas te déranger, Monsieur Top 10. » affirma-t-elle sèchement.

« ... Non, quand tu n’es pas là je n’ai rien à faire à part t’attendre. » avoua le rosé, légèrement blessé.

« Mmh. » lâcha Rose, ne sachant plus quoi répondre.

Il la fixa avec tendresse. Il hésita.

« Tu m’en veux ? » se risqua Charlie.

« Nan, nan. C’est tant mieux pour toi. Bravo, au fait. »

« Merci… » dit-il en un léger soupir.

C’était agaçant pour elle de se voir attribuer une étiquette « la copine du gars qu’est bon ». D’autant plus qu’elle travaillait tout autant que lui, même plus parfois. Elle lui ébouriffa tout de même les cheveux, par sympathie, elle était certes agacée mais elle ne voulait pas lui faire autant de peine.

Hélas, c’était trop tard. Alors que Rose travaillait durement en compagnie de Pierre sortant davantage avec lui, même si ce n’était « qu’aller à la BU ». Charlie restait seul dans son coin. Jusqu’au jour où elle lui proposa de l’accompagner à une soirée organisée par un ami de Pierre. Il ne lui suffisait que de ça pour être heureux à nouveau : une simple invitation à passer du temps avec elle.

Des invités étaient déjà présents lors de leur arrivée. Très vite ils se mêlaient avec les autres, profitant des boissons et des gourmandises. La soirée était dans un appartement rue Voltaire, où les hôtes avaient pris le soin de lever tous les meubles pour avoir plus de place.

Si auparavant il avait peur de voir la fin venir et si l’angoisse l’étreignait, là, son cœur était au bord des larmes. Pierre guettait sa petite amie. Charlie avait tenté de serrer la main de Rose dans la sienne, mais sa seule réponse était un regard étrange, qu’il n’avait vu que rarement. Regrettait-elle vraiment sa présence ? Il la laissa profiter de la soirée, préférant retourner dans son coin, préférant observer.

Elle bavardait librement, même un peu trop, parfois. Puis Pierre était venu le voir pour discuter un peu de tout, poser des questions juridiques de temps à autre. Quelques fois Pierre complimentait Rose indirectement à travers Charlie : il parlait assez fort pour que Rose l’entende ; il lâchait des « tu sais, tu as vraiment de la chance d’avoir Rose, elle est tellement intelligente et exquise ! »  et des « si j’étais toi, je ne la laisserai jamais filer ! ». Mais qui était-il pour lui dire tout ceci ? Comme s’il ne le savait pas déjà, comme s’il n’essayait pas de la garder. À chacune de ses interventions, il agaçait Rose, alors que faire ? Rose souriait en direction de Pierre, se laissant prendre au jeu. L’amour changeait de mains dans tous les cas.

« Qu’est-ce que tu as encore ? » demanda Rose.

« Hein ? Mais euh… Nan, c’est rien, ne t’en fais pas, sans doute le vin qui me fait cet effet-là, héhé. » balbutia Charlie.

« Mouais, mouais. T’as passé une mauvaise soirée c’est ça ? » répliqua Rose.

« Mais qu’est-ce que tu vas chercher là ?  Au contraire j’ai passé... J’ai passé une excellente soirée ! Oui vraiment, une excellente soirée. » affirma le petit ami.

Ils marchaient à travers les rues de Paris afin de rentrer chez eux, ils n’habitaient pas si loin que ça et puis ils aimaient tous deux la froideur hivernale – le froid lié au voyage d’ombre que Rose ressentait était plus une sorte de froid qui rongeait l’intérieur.

« C’est toujours bon pour Venise cet été ? » dit-il, brisant le silence glacé qui régnait entre eux.
« Oui, oui. » répondit-elle en allant enfouir sa main congelée dans la poche de Charlie où sa main se terrait.
« Nice ! » dit-il tout enjoué, avant de continuer sur sa lancée : « On ira faire des balades en gondole, on mangera des spaghettis comme dans ton film Disney préféré et … Et on ira visiter plein d’îles ! Ces vacances vont être tellement bien. »

Malgré le fait d’avoir été réconforté, le temps continuait son bonhomme de chemin et le meilleur commençait à se retirer pour ne laisser que le pire.

Propos à nuancer tout de même car au second semestre Charlie avait réussi à décrocher le titre de major de la promo. Il semblerait que le sujet de droit constitutionnel ait été fatal pour beaucoup d’étudiants ainsi que celui des relations internationales. Avant l’affichage de ces résultats, leur relation stagnait au même rythme que les notes de Rose puis elle avait commencé à progresser. Leur relation se dégradait au fur et à mesure qu’elle réussissait : c’était grâce à Pierre, disait-elle, il l’aidait vachement à avancer, disait-elle, c’est vraiment un bon soutien moral, disait-elle. Que de simples mots, que de simples dagues plantées dans le cœur du rosé.

Alors il essayait de demeurer digne, de ne pas pleurer car il restait encore un dernier espoir : Venise.

Ce sont les parents de Charlie qui avaient financé tout le voyage ainsi que l’hôtel, l’Hotel Rialto, juste devant le Ponte di Rialto.

Ce qui était tout de même le plus incroyable c’était cette essence de vie abondante devant l’hôtel, des vénitiens se hâtaient, contrastant avec les touristes qui, eux, flânaient. L’été était présent, rameutant davantage de touristes qui partageaient tous la même euphorie : on se sentait bien à Venise. Le cadre de vie était parfait pour les touristes : les monuments, les maisons et les rues avaient tous leur propre charme, surtout lorsque plusieurs maisons colorées se succédaient, offrant un panorama extraordinaire à un Français qui ne connaissait que le terne architectural du blanc et de l’or.

Mais que c’est triste Venise quand les amours sont mortes. Que c’est triste Venise quand on ne s’aime plus. Charlie semblait le seul à être excité par le voyage, Rose, elle, restait la plupart du temps sur son iPhone et ce, depuis l’arrivée en Italie.

Le premier soir, ils étaient allés manger au restaurant comme promis en début d’année, des spaghettis en amoureux. Il espérait secrètement tomber sur le spaghetto qui lui permettrait de l’embrasser comme dans ce vieux film de Disney avec des chiens en protagonistes. Mais il n’en fut rien. Il cherchait des mots à dire, mêmes des petites blagues pour détendre l’atmosphère mais… L’ennui les avait déjà emportés.

Le second jour, ils s’étaient mis d’accord pour marcher afin de profiter de la cité des Doges. Surtout le palais des Doges à la place Saint-Marc qui l’accueillait. La place avait aussi pour habitude d’accueillir toute sorte de pigeons et ces pigeons-là n’avaient nullement peur des humains, ils étaient tous vaillants. Les pigeons faisaient escorte aux hommes, comme lors d’un rêve oublié fait à l’âge de ses huit ans.

Les musées et les églises ouvraient leur porte en vain car aucun d’eux n’avait le cœur d’en profiter. L’une était lasse, l’autre était triste. Inutiles beautés.

Le troisième jour, Charlie tenta la carte de la gondole en amoureux. Ils avaient de la chance car leur gondolier semblait être de bonne humeur en voyant un couple lui demander de leur faire visiter les canaux de Venise. C’est alors qu’il s’était mis à chanter des barcarolles pour le plaisir des tourtereaux. Mais que c’est triste Venise lorsque les barcarolles ne viennent souligner que des silences creux.

Et les mêmes jours se sont succédés, des jours silencieux.

Le jour du départ, ils ne s’étaient même plus adressés la parole. À quoi bon ? Ils avaient passé leurs dernières vacances ensemble après tout.

C’est fini. Ils rentreront chacun chez eux dès qu’ils seront descendus du TGV Paris-Montparnasse à destination de La Rochelle ville.

Il ne pouvait détacher ses yeux de son visage et ne pouvait s’empêcher de penser à leur avenir. Il avait le cœur déchiré et il avait mal de comprendre que tous les mots silencieux qu’elle disait voulaient tous dire « adieu ».
Il rêvait de passé alors que le présent emportait Rose, au loin, loin de lui. Il ne lui restait plus qu’à lui serrer la main, main qu’il aurait aimé demander plus tard mais il ne pouvait plus : ses amours pour lui étaient déjà mortes. À deux pas de son cœur, elle était déjà si loin.

Ils étaient arrivés à La Rochelle. Il voulait paraître fort une dernière fois, les larmes aux coins des yeux, il se forçait à sourire. D’un sourire forcé qui n’avait pas trompé sa Rose-Aimée.

« On a passé de chouettes vacances malgré tout. » dit-elle avec une voix qui se voulait enjouée et rassurante, tout ce qu’elle n’était pas durant ce voyage à Venise. « Il faudra qu’on parle un jour mais pas maintenant, d’accord ? » et elle lui embrassa la joue avant de prendre sa valise et de sauter dans les bras de sa mère laissant Charlie, seul sur le quai. La mère de Rose jeta un regard triste et désolé à notre rosé avant de partir avec sa fille.

Il sécha les quelques larmes qui étaient venues perler sa joue puis, il prit la route pour rentrer chez lui, seul. Il pensait qu’ils rentreraient ensemble, comme depuis la seconde. C’est vrai, il pensait encore au passé alors que le présent avait déjà emporté Rose.

Il se perdait littéralement dans la ville où il avait grandi, trainant sa valise derrière lui, jusqu’à arriver à la rue Gargoulleau. Il ne fallait surtout pas passer devant la rue du Minage, surtout pas dans son état. Il n’était plus qu’à quelques minutes de chez lui, plus qu’à quelques minutes avant de se lâcher contre son lit à écouter toutes les leçons enseignées par le grand Charles.

Quelques jours plus tard, Rose lui avait proposé de déjeuner au Café de la Paix, ensemble. Une fois qu’ils eussent fini de manger, la conversation finale s’engagea.

« Je pense que tu sais pourquoi on se voit aujourd’hui. » dit-elle.

« … Oui. » répondit Charlie, la voix cassée.

« Bien. » dit-elle en se levant.

« Non ! Attends… Pas comme ça, s’il te plaît… » implora le rosé. « Je… Je veux que tu me le dises. Je veux en être sûr. »

« Bin… Euh, d’accord. Je romps notre relation, Charlie. Je ne suis plus ta petite amie désormais. » dit-elle gentiment.

« Mais... Mais pourquoi ? Tu ne m’as jamais rien dit, on n’en a jamais parlé, tout ce... Tout ce que tu faisais c’était de me disputer ! » s’indigna tout de même notre protagoniste.

« Je ne sais pas, c’est comme ça. Je ne t’aimais plus. Déjà, lorsqu’on était à Paris c’était différent, et tu l’as bien senti toi aussi… Peut-être que nous n’étions juste pas faits l’un pour l’autre ? Je ne sais pas. Et puis tu m’agaçais aussi, mais je crois que… Je crois que j’avais un problème. » confia Rose.

C’en était trop. Il voulait partir du bistrot, il suffoquait à rester là, à la voir. Il fallait oublier. Alors il se concentra malgré ses débuts pleurs et ses idées négatives, il se concentra pour rentrer chez lui. Sauf que tout ceci s’était passé durant la journée, dans le Café de la Paix, lieu éclairé par ses lustres datant du siècle dernier ainsi que des quelques rayons de Soleil qui étaient venus se loger dans le café. L’utilisation de son pouvoir dans un lieu où les ombres n’étaient pas assez opaques, intenses pouvait provoquer une amnésie plus importante, amnésie qui pouvait être définitive si la distance parcourue était grande. Mais il s’en fichait, tant mieux s’il oubliait ce rendez-vous insidieux.

Il ressortit des ombres dans sa chambre, il n’eut que le temps de quelques pas avant de s’effondrer au sol, épuisé et amnésique des deux dernières heures.

À son réveil, vers seize heures, il se releva difficilement du sol, allant s’asseoir sur son lit tout en prenant quelques gorgées d’eau. Il vit la diode s’allumer puis s’éteindre, signifiant la réception de notification. Il regarda le message reçu de Rose.

« Je voulais m’excuser de mon comportement, depuis que nous avons emménagé à Paris. Quelque chose avait changé depuis et tu l’as forcément remarqué, à mesure que le temps passait, notre relation se fragilisait. Je ne sais pas pourquoi, mais je t’aimais moins déjà. Puis mon amour pour toi m’a quitté jour après jour. Je le voyais, ton malheur… Mais je n’arrivais plus à te sourire, à aller dans tes bras, à t’embrasser… Excuse moi si tu prends mal ce message mais quand je te l’ai dit en face, tu es parti. Tout ça pour finir amèrement : je pense qu’il vaut mieux que l’on se sépare. J’aurai dû te le dire plus tôt, mais j’ai été égoïste je voulais profiter encore un tout petit peu de ton amour, te donner le peu qu’il me restait car c’est tout ce qu’il me restait à te donner. Je t’ai aimé comme une folle, je te remercie d’avoir rendu ma vie meilleure par ton amour, mais nous devons prendre des routes différentes et connaitre d’autres personnes. »

Son chagrin était revenu en force à la lecture de ce message, ses larmes aussi étaient revenues. Je pense que vous connaissez également ce sentiment de rupture, lorsque votre cœur est trop douloureux pour continuer à battre, lorsque chacune de vos respirations a perdu de sons sens, lorsque chacun de vos cris est un cri de désespoir, lorsque chacun de vos pas vous mène nulle part. Vous le connaissez ce sentiment d’avoir perdu votre amour, n’est-ce pas ? La seule âme qu’il avait était celle de Charles qui le réconfortait dans sa souffrance, la sienne l’avait déjà quitté. Il fallait savoir encore sourire lorsque le bonheur s’était retiré. Il fallait savoir quitter la table lorsque l’amour était desservi. Il fallait savoir rester de glace et taire un cœur qui mourait déjà. Il fallait savoir garder la face mais il ne le savait pas. Il l’aimait trop, il ne pouvait pas, il ne savait pas.

Ses parents lui avaient acheté pour le consoler de ce chagrin, une place pour un concert, celui de son idole. La date du concert était le jour de son anniversaire et cette coïncidence lui arracha un sourire. Mercredi 13 décembre 2017, il allait se rendre à l’AccorHotels Arena.

La rentrée était vite arrivée, du moins plus vite que prévue et il ne remarqua pas Rose le jour du premier cours. Elle n’était plus là. Si elle avait été là, il l’aurait remarquée du premier coup d’œil. Il était plus ou moins prêt à la revoir mais le fait qu’elle n’y était pas le rendit incroyablement triste. Heureusement que c’était du droit des affaires car il ne suivait le cours que distraitement, perdu dans ses pensées et passé.

Son anniversaire arriva et fort heureusement, il n’avait pas cours ce jour-là alors il avait pu se préparer tant physiquement que mentalement à aller à ce fameux concert. C’était sans doute le moment le plus important de sa vie. Enfin, le plus important actuellement car sept années plus tard il devait participer à nouveau au concert de son chanteur favoris à la Concorde. Son chanteur voulait chanter pour un million de personnes et Charlie allait en être à coup sûr.

Ce mercredi 13 décembre 2017, il fêta son anniversaire à midi au restaurant accompagné par un ami qu’il avait réussi à se faire. Puis, l’heure était venue de se rendre à la salle pour le concert tant attendu.
Il était rentré dans l’AccorHotels Arena plus tôt que les autres car il avait un billet de prestige qui lui offrait ce privilège.

Au fur et à mesure que les secondes passaient, les spectateurs entraient par vague dans la salle jusqu’à la remplir entièrement. Le brouhaha incessant et tumultueux s’interrompit presque instantanément lorsqu’une musique s’élança dans l’air. L’excitation était à son comble. Le chanteur arriva en se dandinant, habillé avec un pantalon noir et une chemise noire, le tout surmonté par de jolies bretelles rouges. Il commença à chanter, sa voix était tremblante tout comme la main qui tenait le micro, mais sa voix demeurait majestueuse. Son timbre vieilli ne faisait que sublimer les paroles et la tristesse de ces dernières mais elle ne jurait nullement aux chansons plus joyeuses, elle magnifiait tout, in fine.

À la fin du spectacle, un petit mot était passé sur les murs en hommage à Johnny.

Charlie était resté à la fin, vraiment jusqu’à la fin, sur son siège. Il ne bougeait plus, son cœur battait extrêmement vite et tambourinait limite sa poitrine. Ce moment vécu le jour de son anniversaire, jamais il ne l’oubliera. Et pour je ne sais quelle raison, l’artiste est sorti de derrière les rideaux, peut-être avait-il fait tomber quelque chose ? Et il remarqua notre rosé, sur son siège, pleurant.

Peut-être était-ce dans un geste de grande bonté mais que sais-je, la star fit signe à Charlie de s’approcher. Charlie s’approcha rapidement, sautant quelques marches, il manqua de tomber à plusieurs reprises mais son Héros lui avait fait signe de s’approcher.

« Mais qu’est-ce qu’il y a mon garçon ? Le spectacle était si horrible que ça ? » plaisanta l’artiste de sa voix enrouée.

« C’est... C’est mon anniversaire aujourd’hui et je pleure de joie, c’était vraiment magnifique comme concert et… Et vous voir, vous, en vrai, c’est vraiment incroyable. C’est trop pour mon cœur et moi, vous êtes… For me, for me, formidable. » conclut Charlie en rougissant, gêné de reprendre une chanson de son artiste préféré.

« Oh… Joyeux anniversaire mon garçon. Tu as un appareil photo sur toi ? Ou ton téléphone portable ? » Charlie était tout sourire quand il lui souhaita son anniversaire puis il hocha de la tête à la question posée. « Viens, monte, on va prendre une photo ensemble. » ajouta l’artiste.

Ni une, ni deux, il escalada l’espèce d’estrade pour monter aux côtés de son idole et de prendre une selfie ensemble puis l’artiste avait appelé une personne de la sécurité pour qu’il les prenne tous les deux en photo. C’était tellement extraordinaire. Il le remercia mille fois pour ce cadeau supplémentaire, serrant même la main fragile et tremblante du célèbre personnage avant de quitter la salle dorénavant vide de vie.
Cette soirée l’avait rempli de bonheur et il s’était promis une chose : toujours aller de l’avant et faire face à l’adversité. Il devait se sortir du deuil de cet amour perdu, il devait vivre sa vie, maintenant. Il pouvait très bien quitter la France directement, aller ailleurs, vers d’autres terres comme les États-Unis dirigés par Trump ou alors l’Angleterre ou bien même Summerbridge, cette île perdue au milieu du Pacifique mais pas avant sept ans, il s’était promis d’aller à la Concorde et par conséquent de rester en France jusque-là.

Cette deuxième année en licence se passa sans aucun encombre et il s’était libéré à mesure que le temps passait, d’un amour qui lui pesait.

Une énième rentrée arriva, celle de sa troisième année de licence.

Un lundi comme un autre, Charlie avait été en cours le matin puis, à midi il profitait du temps encore chaud du début de l’automne à manger sur une terrasse parisienne avant qu’un ami ne lui annonce une bien triste nouvelle.

Une nouvelle funeste frappa la France et l’Arménie le lundi premier octobre 2018.

Charles Aznavour est mort.

Il n’y croyait pas du tout, il pensait à une blague d’abord. Puis d’une rapidité sans égale il écrivit dans la barre de recherche sur son smartphone « Aznavour décès ». Et les médias s’étaient emparés de cette triste nouvelle et la répandaient déjà.

« Charles Aznavour est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, ce lundi 1er octobre 2018 à l’âge de 94 ans … ».

Non, c’était impossible. Il avait fait la promesse de tenir un siècle, de tenir jusqu’à ses cent ans. De chanter à la Concorde lorsqu’il atteindra ses cent ans. Cet après-midi-là, heureusement qu’il n’avait pas cours. Il essayait de retenir ses larmes rebelles, il ne voulait pas pleurer devant ces parisiens arrogants et insensibles. Mais c’était déjà trop tard. Aznavour était parti et ses larmes aussi prenaient le départ.

Il avait passé la journée à regarder son téléphone portable et plus particulièrement les deux photos qu’il avait de lui avec Charles. Charles et Charlie, souriants, l’un rougissant, heureux et l’autre, éternel sourire charmeur.

Il s’était promis de rester en France jusqu’au concert à la Concorde mais il n’avait plus besoin de rester. Il pouvait partir et quitter la France maintenant.

Il ne pouvait plus rester en France, surtout, il ne pouvait plus rester à Paris car il avait tant partagé avec Charles, juste un soir me direz-vous mais le plus beau soir de sa vie. En un peu plus d’un an, son cœur s’est brisé deux fois.
Il ne pouvait certes plus rester à Paris mais quel homme serait-il s’il quittait la ville lumière sans rendre hommage à ce grand homme ?

Il se dépêcha de faire toutes les paperasses administratives pour partir loin, dans un lieu où rien n’était comparable. Il se décida d’aller à Summerbridge, après tout, il avait toujours été plus ou moins bilingue. Cette université était également prestigieuse mais surtout, elle permettrait à Charlie de se reposer un peu, loin de la France qu’il aimait. Surtout, il devait grandi. Partir à l’étranger, à la rencontre de l’inconnu permettait un enrichissement certain, Charles en avait les frais. Ses parents étaient d’accord pour qu’il parte aussi loin, se consolant avec des promesses d’appel téléphonique et des appels sur Skype.

Il était resté à Paris jusqu’au vendredi cinq octobre deux mille dix-huit, matin. Cette fois-ci il était sorti de chez lui pour aller aux Invalides, à l’hommage national de ce grand personnage Français immortel.

Il était devant, avec d’autres personnes, des fans sans doute aucun, qui regardaient tous l’écran, l’œil vif malgré les larmes présents sur chaque visage, quasiment. Les discours étaient bouleversants, l’hommage du Président de la République Emmanuel Macron était assez digne d’Aznavour, surtout cette phrase finale « parce qu’en France, les poètes ne meurent jamais. ». Les larmes coulèrent à flot, ému.

Si les discours étaient réussis, en revanche, Charlie n’était nullement convaincu de la chanson choisie pour accompagner la sortie du cercueil. Mais qui était-il pour le dire ? Il ne pouvait s’empêcher de chanter à voix basse, la respiration saccadée à cause de ses pleurs, il essayait de suivre le rythme endiablé de la chanson. Charles ne voulait pas être emmené au bout de la terre, au pays des merveilles. Il voulait rester sur scène car cela signifiait vivre pour lui. Mais à quoi bon ? Comme l’a si bien dit Monsieur Macron, « la mort est venue le cueillir sans bruit. »

Il était resté avec le dernier public d’Aznavour lors de ce concert silencieux où il n’avait pas pu prendre la parole, où d’autres personnes chantaient et parlaient pour lui, pour lui rendre hommage. À leur tour le public resté en dehors des Invalides chantait des chansons célèbres comme La Bohème et bien d’autres. Ils partageaient tous le deuil et la perte de ce maître incontesté de la langue Française.

Après cela, il a pris ses affaires les plus importantes puis il est rentré au cocon familial, préparant ses affaires pour partir le plus tôt possible, dès que l’université de Summerbridge aura donné une réponse positive.

Le mardi neuf octobre 2018, il reçut la réponse positive et dès cet instant-là, il partit avec précipitation, prenant le premier train pour Paris puis, le premier avion pour Summerbridge. Les rues de France manqueront certainement à Charlie mais il savait que l’art Français allait le suivre.

Charles Aznavour avait vécu à sa façon, jusqu’au bout de ses rêves et convictions, sans regret et lorsqu’il avait douté dans sa vie, il l’avait très vite balayé. Le rideau final était tombé, Charles Aznavour l’avait fait à sa façon.

Il était désormais temps pour Charlie Crocq de poursuivre sa propre route.

« Merci Charles Aznavour et au revoir. » écrivit-il modestement dans son carnet des choses importantes.
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Avis sur le forum : Je le trouve beau et harmonieux. J’aime aussi cette envie de communauté et cette envie de vivre ensemble que l’on ressent lorsqu’on lit les différentes parties administratives du Forum.
Tu nous a connu comment ? Sur le Topsite vert, celui dédié aux contextes scolaires.
Mot de la fin : L’article 371 du code civil dispose que « L’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses père et mère. ». Et merci beaucoup à Artemis d'avoir pris le temps de me guider. ♥️

Code:
[b]Voyage d’ombre[/b] • Le voyage d’ombre permet à Charlie de manipuler les ombres afin de créer une « porte » par laquelle il voyage à travers les ombres. L’obscurité étant une route qu’il a su dompter. Les contreparties à une telle utilisation sont la fatigue ainsi que l’amnésie. ▬ [i]Charlie Crocq[/i]
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Natsu Dragneel • Fairy Tail ▬ [i]Charlie Crocq[/i]




Dernière édition par Artemis Kane le Mar 20 Nov - 20:40, édité 2 fois (Raison : Ajout d'une image, rectification du code. Mercredi 10 octobre 2018, 20h27)
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Re: Charlie Crocq - Symphonie des Adieux de Haydn Symphonie N°45 in F-sharp minor.

le Mer 10 Oct - 19:47
La voilà la fameuse fiche What a Face

ET J'AI TOUT LUUUU!!

Un étudiant en droit en plus, j'aime

Et donc, il faudrait juste que tu changes le gif du début de la fiche par un autre gif ou une image de ton choix!

Ensuite, il semble y avoir un beugue dans le code du bas car normalement ça ne s'affiche pas comme ça je ne sais pas si tu peux résoudre ça?


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Re: Charlie Crocq - Symphonie des Adieux de Haydn Symphonie N°45 in F-sharp minor.

le Mer 10 Oct - 20:29
Ils m'avaient prévenu sur la ChatBox mais je ne pensais pas que c'était vrai... 0A0 J'ai sous-estimé la sagesse des anciens.

Les modifications demandées ont été faites et j'ai réussi à rectifier le bug de la fiche.

Merci encore d'avoir pris le temps de me lire. ♥️
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Re: Charlie Crocq - Symphonie des Adieux de Haydn Symphonie N°45 in F-sharp minor.

le Mer 10 Oct - 21:33
Toujours croire en la sagesse des anciens


- CONGRATS DUDE -

T'es validé ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas tout perdu et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
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Re: Charlie Crocq - Symphonie des Adieux de Haydn Symphonie N°45 in F-sharp minor.

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