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Cantabile - Laurelynn Valentine [DC d'Adeline Swindell]

le Jeu 5 Oct - 20:59


Laurelynn Valentine

ᵜᴥ Âge : 23 ans ᵜᴥ Date de naissance : 17/11 ᵜᴥ 1m52 ᵜᴥ ♀ ᵜᴥ
ᵜᴥ Couleur des yeux : Gris foncé
ᵜᴥ Cheveux : Noir profond, longs, en bataille
ᵜᴥ Assistante bibliothécaire


Traits de Caractères :
ᵜᴥ Timide et introvertie : elle a du mal à se présenter aux autres et à communiquer. De même elle a du mal à accorder sa confiance.
ᵜᴥ Sensible : elle se fait rapidement débordée par les émotions. Cela peut lui causer des crises de pleurs, de panique voir de dissociation.
ᵜᴥ Mélancolique : elle arbore souvent d'un sourire triste. Elle a toujours le regard (triste également) plongé dans le vide quand elle ne lit pas, comme si elle était ailleurs, sans doute encore dans les univers de ses livres ?
ᵜᴥ Agoraphobe : elle a une peur panique des foules.
Solitaire, elle apprécie être au calme pour lire ou se reposer.
ᵜᴥ Ratte de bibliothèque : Autant que possible elle est toujours plongée dans un livre.
ᵜᴥ Bosseuse : Plongée dans une tâche elle y est toute concentrée et n'hésitera pas à dépasser ses heures pour la terminer.

ᵜᴥ Aime : Lire, le calme, la solitude, aider les autres.
ᵜᴥ N'aime pas : La foule, qu'on touche ses cheveux, qu'on s'approche trop d'elle sans qu'elle n'ait donné son accord.


Pouvoir/Physique

Pouvoir : cheveux synaptiques.

Les cheveux de Laurelynn sont en réalité une extension de son système nerveux. Ça lui permet de capter des informations des objets qu'elle touche avec.

ᵜᴥ Avantages :
Elle peut contrôler ses cheveux et soulever ou manipuler de petits objets.
Ses cheveux sont sensibles et doté du toucher, elle peut différencier des textures c'est même plus sensible que la peau pour ça.
Toucher une source d'information (livre, CD) lui permet (si elle le souhaite) d'accéder à toutes les informations contenues à l'intérieur, de les trier et de trouver très rapidement ce qui l'intéresse. En réalité l'intégralité des informations se déversent en même temps et sont traitées suivant sa volonté par les neurones contenus dans ses cheveux.

ᵜᴥ Inconvénients :
Elle ne peut soulever que des objets pas trop lourd (< 1kg environ)
Ses cheveux sont très sensibles, que quelqu'un les touche sans qu'elle soit prévenue peut être douloureux.
Ainsi elle ne peut pas se coiffer, se coincer les cheveux dans une porte peut la mettre KO.
Sa capacité lui permet au maximum d'étrangler quelqu'un, mais elle ne peut pas le faire consciemment et mettre autant de pression dans ses cheveux lui infligerait une grande douleur.
Pour obtenir les informations il faut que ses cheveux touchent directement l'objet en question (si c'est un livre dans une boîte ça ne peut pas fonctionner).
Sa mémoire est assez pauvre, elle est incapable de retenir toutes les informations d'un livre qu'elle touche, seulement quelques unes. Dès que ses cheveux ne touchent plus la source d'information elle n'y a plus accès.
Si elle veut apprendre tout un livre de cette façon ce serait aussi long et fatigant que de lire physiquement le livre.
Utiliser son pouvoir sur un roman lui gâcherait forcément l'intrigue.
Elle peut tout à fait toucher des objets (livres, etc) avec ses cheveux sans utiliser son pouvoir.


Physique

Laurelynn a un visage doux qui inspire confiance, qu'elle cache souvent derrière ses cheveux.
Sa petite taille fait qu'elle passe souvent inaperçue (même si la masse de cheveux l'entourant la rend immédiatement reconnaissable).
Elle porte généralement des vêtements sombres, dont des jupes lui arrivant sous les genoux, des T-Shirts pleins de références, chemisiers et top discrets et des converses montantes noires, mais pas ses grandes chaussettes qu'elle préfère rayées et colorées.
Ses longs cheveux noirs sont d'un aspect tout à fait classique (bien que jamais coiffés et aux mouvements semblants indépendants de toute volonté), mais au toucher ils sont légèrement poisseux. Un peu comme si on mettait la main dans un plat de pâtes peut être un peu trop cuites.

Mon histoire

La vie de Laurelynn ne fut pas joyeuse.

La découverte de ses pouvoirs fut douloureuse et pleine d'incompréhension.

Tout commença cette nuit où…
Non je ne peux pas dire «tout commença», tout ne commence pas à un moment précis.
Il faut bien choisir un moment où démarrer une histoire, mais il s'est forcément passé des choses avant qui vont influencer son déroulement.
Bon reprenons, autrement.

Première Partie.

Quelque part dans la banlieue londonienne, le tonnerre retentissait au dessus des rues sombres. Il faisait nuit et toutes les lumières étaient coupées à cause des intempéries. Dans une petite ruelle où la pluie battait les pavés avec force, si le passant était très attentif (par ce temps et à cette heure il n'y en avait aucun) il pouvait distinguer une faible lueur à travers les carreaux. Ces carreaux, c'était ceux de la librairie du quartier. Avec les éclairs on voit très clairement l'inscription «Valentine's Bookshop» sur le panonceau ballottant au dessus de la porte. À l'intérieur, prostrée dans un coin au fond des rayonnages de livres, se tenait la petite Laurelynn. Assise entre 2 étagères, la couverture sur les épaules, un livre sur les genoux et une lampe de poche à la main elle lisait. N'arrivant pas à dormir par cette nuit agitée elle s'était plongée dans la lecture pour se calmer.

Mais elle fut surprise, par une douleur aiguë dans sa tête. Non. Dans ses cheveux. Elle lâcha un cri et se sentit soulevée jusqu'à pouvoir se tenir debout. Enfin la douleur cessa. Mais une main lui agrippa l'épaule. Une grosse main, familière, celle de son père. Elle se retourna pour lui faire face, sur le point de sangloter, mais elle n'eut pas le temps avant de voir l'autre main s'approcher de son visage. La force du choc la fit chanceler et elle s'écroula un peu plus loin. Puis la voix grave d'Herbert résonna par dessus le tonnerre.
«Tu pense vraiment, jeune fille, que tu peux te permettre ce genre de "loisirs" ?»
Le livre ouvert traînait au sol, éclairé par la lampe tombée un peu plus loin. Quand il ramassa le livre on pouvait lire sur la couverture A Series of Unfortunate Events. Il continua et se rapprocha de sa fille de nouveau.
«Vu tes résultats, les seuls livres que je t'autorise à lire sont tes livres de cours»
Il attrapa Laurelynn, la souleva puis il monta les escaliers au fond de la boutique avec sa fille dans les bras. Elle ne se débattait pas, résignée. Il fini par la déposer dans son lit d'enfant et la laissa seule, sortant de sa chambre sans un mot. Elle ne dormi pas cette nuit là. Elle la termina à pleurer en se cachant sous les draps.

Elle avait seulement 12 ans et pourtant cette nuit là elle prit une décision. Elle n'en pouvait plus, elle ne voulait plus, subir ces violences répétées. Elle s'en irait, bientôt. Elle partirait loin. Même si elle ne savait pas encore où.

Elle ne subissait pas seulement des violences de la part de son père. Depuis toute petite, depuis qu'elle allait à l'école, les enfants ont vite vu qu'elle était différente. Au début elle pensait que tout le monde était comme ça, que tous avaient des cheveux sensibles. Elle avait toujours eu mal quand on la coiffait, elle avait toujours eu mal quand ses cheveux se coinçaient dans une porte. Et elle ne comprenait pas comment les gens pouvaient apprécier se coiffer, se faire couper les cheveux. Elle comprit qu'elle n'était pas normale quand les enfants ont commencé à le remarquer, et à se moquer d'elle. Quand ils venaient toucher ses cheveux à la récréation, toucher leur texture étrange, l'entendre se plaindre, l'entendre pleurer.

Les enseignants, les surveillants, les adultes, son père, ils disaient «Ça lui forgera le caractère», «Ce ne sont que des enfants, ils se chamaillent c'est normal». Elle subit un harcèlement quotidien de la part des élèves durant toute sa scolarité. Nourrissant ainsi son envie de solitude et sa peur des autres. Son père n'arrangeait rien. En réalité il n'avait pas supporté que la mère de Laurelynn et de son frère Thiann le quitte. Il avait obtenu la garde des enfants parce qu'il avait une situation plus stable mais il leur faisait payer à sa manière. Thiann était parti dès qu'il a pu avoir un travail, mais Laurelynn restait sous son emprise. De plus il pensait que sa fille faisait caprice sur caprice. Il l'obligeait à se brosser et se peigner, sa fille devait avoir l'air digne. Il l'a aussi emmené chez le coiffeur, une fois.

Elle devait avoir 10 ans, c'était lors d'une belle journée ensoleillée au milieu des vacances. Sans vraiment lui dire où ils allaient, Herbert emmena sa fille dans un petit coiffeur de banlieue. Il faisait calme, il n'y avait pas d'autres clients. La jeune fille ne comprit pas immédiatement ce qu'était l'endroit. Ce fut une coiffeuse qui allait s'occuper de ses cheveux. Lorsque c'est bien fait, se laver les cheveux est, pour Laurelynn, quelque chose de doux et d'agréable. Ceci dit, un shampoing trop fort peut attaquer la texture de ses cheveux et la brûler, de même qu'une température trop élevée. Là ça allait, ce n'était pas des plus agréables mais ce n'était pas très douloureux non plus. La coiffeuse était douce et s'appliquait avec calme. Puis vint le moment fatidique. la coiffeuse l'assit sur un siège et la plaça devant un miroir. Elle prit en main un peigne et une paire de ciseaux. La jeune fille commença à comprendre, et à paniquer pendant que les ciseaux approchaient de ses cheveux. Dans le miroir elle pouvait voir son père assit dans un coin de la salle, la regardant d'un air grave. Paralysée par la peur, des ciseaux mais surtout de son père, elle n'osait pas dire non, ou même se plaindre. Elle ne bougea pas quand la coiffeuse commença son travail, mais chaque coup de ciseaux la faisait souffrir un peu plus. Elle se mordait les lèvres et fermait les yeux tandis que la douleur remontait dans sa tête. Elle ne pouvait plus penser, elle ne pouvait plus réagir. La douleur emplissait ses pensées. Alors que la coiffeuse tentait d'égaliser la coupe, Laurelynn se trouvait au bord de l'évanouissement. La coiffeuse arrêta les coups de ciseaux et lui demanda si elle allait bien, visiblement inquiète. La jeune fille ne répondit pas, elle en était incapable, elle n'avait même pas entendu qu'on lui parlait. Elle n'entendait, ne sentait, ne voyait que la douleur, partout. Une douleur qui s'infiltrait dans tout son corps. Sans qu'elle n'en ait conscience, son corps profita de cette accalmie pour réagir. Violemment. Sans qu'elle ouvre les yeux, ses cheveux se soulevèrent doucement. Et tout à coup, alors que la coiffeuse était confuse et qu'Herbert s'était levé, les cheveux s'enroulèrent autour du cou de la coiffeuse, se resserrant. La coiffeuse commença à étouffer mais l'étreinte se resserra encore. Le père se précipita près d'elles pour tenter de les séparer. Les cheveux étaient en train d'écraser la trachée. La coiffeuse perdu connaissance tandis qu'Herbert paniqué essayait de desserrer les cheveux à mains nues. La forte pression que Laurelynn mettait inconsciemment dans ses cheveux accentuait la souffrance, pompait toute son énergie et bientôt son corps n'eut plus la force. Elle s'évanouit brusquement, la chevelure retomba inerte, la coiffeuse tomba au sol toute aussi inerte. Herbert prit sa fille dans ses bras, appela les secours pour la coiffeuse et rentra chez lui. Étant à bout de forces, Laurelynn passa le reste des vacances dans son lit pour récupérer. Cela mit plusieurs jours pour qu'elle puisse de nouveau marcher. La rentrée scolaire fut très difficile car elle fut encore épuisée durant plusieurs jours. Même si elle n'eut pas conscience de ce qu'elle avait fait et qu'elle ne s'en souvint pas, c'était la première fois que ses cheveux semblaient bouger suivant une certaine volonté.

Mais tout cela allait bientôt toucher à sa fin et elle serait enfin libérée de cette souffrance. En effet en quelques jours plusieurs événements, en plus de la décision qu'elle avait prise, allaient changer sa vie. D'abord elle reçut pour la première fois une lettre de son frère. Ou plutôt intercepta une lettre pour la première fois avant que son père ne la brûle. Dans celle-ci Thiann témoignait de son attachement à sa sœur et de son désir de la revoir mais que leur père l'empêchait de revenir de peur qu'il l'emmène avec lui. Il y avait également une information codée à partir de références à des livres qu'il lui lisait quand elle était plus petite et qui permettrait à Laurelynn de trouver précisément où habite son frère. Ces informations en tête lui donnaient de l'espoir et elle pu échafauder un plan pour s'échapper. Mais celui-ci fut mis à mal par des individus inattendus.

Seconde Partie.

En effet, un soir deux armoires à glace en costard vinrent frapper à la librairie. Laurelynn observa la scène depuis les escaliers dont elle avait descendue quelques marches par curiosité. Son père en train de faire l'inventaire alla leur ouvrir. La discussion commença doucement mais très vite le ton monta. Un des hommes désigna la jeune fille dans l'escalier, celle-ci pris peur et remonta en vitesse. Elle entendit des coups, du verre se brisant puis la boutique fut calme de nouveau. Elle descendit quelques marches de nouveau, pour jeter un œil. Les hommes étaient partis, la vitre de la porte de la boutique était brisée. Son père était en train de bander sa main droite, pleine de sang. «Monte te coucher» déclara-t'il d'un ton sec sans lever les yeux.

Plusieurs jours plus tard, alors que son père était absent, les hommes revinrent. Ils frappèrent à la porte, plusieurs fois mais le manque de réponse ne sembla pas les satisfaire. L'un d'eux, contrarié et impatient, s'alluma une cigarette. L'autre entreprit d'ouvrir la porte à coup de pieds. Une fois la porte ouverte il fit un signe de tête complice à son collègue et commença à fouiller la librairie. Soudain, un sac tomba en plein sur la tête de l'homme en train de fumer. Surpris il l'attrapa dans les mains et ouvrit la bouche, la cigarette allant rouler dans la boutique. Il regarda au dessus de lui juste à temps pour voir la jeune fille qui lui tombait dessus, mais ce ne fut pas assez pour pouvoir l'éviter. Il s'écroula par terre, le temps pour Laurelynn de récupérer son sac et de détaler. L'homme se releva en vitesse et appela son collègue, pointant la fille qui courait du doigt. Puis il se mit à la suivre. Courant aussi vite qu'elle pouvait, Laurelynn réussit à monter à l'arrière d'un bus qui passait au bout la ruelle. De justesse elle attrapa la barre et se hissa à l'intérieur. Elle regarda en direction de la boutique, les deux hommes se précipitaient toujours dans sa direction, de la porte de la librairie on pouvait apercevoir un filet de fumée monter vers le ciel.

Voilà comment elle fugua, poursuivit par d'étranges hommes. Ce n'était pas du tout son plan, mais c'était sa chance et elle partit pour ne plus revenir. Elle ne revit pas son père non plus. Elle apprit plus tard que la boutique avait disparue dans l'incendie. Heureusement elle avait un endroit où aller. Son frère était facteur et vivait dans une petite maison de la campagne galloise. Elle fit du stop, se nourrissant des maigres provisions qu'elle avait pu mettre dans son sac et arriva, enfin, devant la demeure de Thiann. C'était une petite maison, avec un étage, entourée d'un petit jardin avec un pommier penché. Elle était au milieu de nulle part, les voisins les plus proches étaient 200 mètres plus loin le long de la route et le village à 2 kilomètres. Autour il n'y avait que des champs, des prés et de petites forêts. C'était en pleine journée et il n'était pas là alors elle s’essaya devant la porte et se plongea dans un des livres qu'elle avait mis dans son sac.

Ce fut le début d'une période de bienveillance et de liberté. Thiann accueillit sa sœur avec plaisir et la logea dans sa chambre d'amis. Elle était encore sous le choc, elle resta mutique et se reposa quelques jours. Elle passait ses journées dehors au soleil, assise dans l'herbe ou dans l'arbre qui était dans le jardin. Son frère fut compréhensif et lui laissa le temps sans lui poser de questions. Quand elle se sentit mieux elle lui raconta ce qu'elle avait vécu, comment leur père la traitait, le harcèlement à l'école. Elle évita par contre de lui parler de ses cheveux car elle même ne comprenait pas ce que c'était. Il connaissait leur père et cela ne l'étonna guère. Il était compréhensif et accepta que sa sœur n'aille pas à l'école. En contrepartie il emprunterait des livres de cours à la bibliothèque et ferait son éducation à la maison.

Ainsi ils vécurent heureux, un peu loin de tout. Thiann éleva sa sœur comme il le pouvait. La journée il partait en mobylette distribuer le courrier, le soir il lui faisait les cours. De son côté Laurelynn passait son temps à lire et à se promener. Son frère lui ramenait aussi des romans qu'il empruntait à la bibliothèque, bien sûr elle s'empressait de les dévorer. En allant dans les villages voisins elle commença à se faire des ami.e.s, pour la toute première fois. Il lui fallut quand même plusieurs mois avant d'arriver à adresser la parole à quelqu'un d'autre qu'à son frère. Mais au fur et à mesure elle se mit à traîner avec des personnes de son âge durant les week-ends.

Enfin sereine elle pu prendre son temps pour comprendre sa bizarrerie. Elle se concentrait pour sentir le vent dans ses cheveux, elle passait ses mains dedans pour analyser les sensations. Petit à petit elle apprit qu'elle pouvait les bouger par sa volonté, d'abord un tout petit peu puis avec de nombreux mois de pratique elle put tourner les pages de ses livres. C'est ainsi qu'elle découvrit une toute autre capacité.

Assise dans l'arbre du jardin, lisant un roman dont elle tournait les pages avec ses cheveux, à son habitude. Il faisait grand soleil, un vent doux faisait se balancer les feuilles. Elle était prise dans l'histoire, se concentrant pour en démêler l'intrigue qu'elle trouvait fort astucieuse. Alors qu'elle arrivant à la fin d'une page, elle attrapa la suivante du bout des cheveux et soudain elle ne vit plus rien. Elle fut éblouie, tout était blanc autour d'elle, puis les mots commencèrent à arriver, elle semblait les entendre, les voir, les penser, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers. Elle fut étourdie, ses cheveux commencèrent à être douloureux, comme une migraine, ça s'étendit très vite à sa tête. Elle se sentit basculer sans rien pouvoir faire. La chute sembla durer plusieurs minutes, l'esprit toujours bouillonnant de tous ces termes qui volaient autour d'elle. Puis pouf, elle sentit l'herbe dans son dos et tout s'arrêta.
Les mots s'en allèrent, ne resta qu'un petit mal de tête et une vue un peu trouble pendant quelques secondes encore. Toujours au sol elle regarda sur le côté et vit le livre étendu un peu plus loin. Combien de temps cela avait duré ? Pour elle il semblait qu'une vingtaine de minutes c'étaient écoulées depuis le début du flash. En réalité à peine 30 secondes entre le moment où elle tenta de tourner la page et le moment où elle se retrouva dans l'herbe. Elle resta encore étendue, un peu étourdie, essayant de comprendre ce qu'il s'était passé. Elle ferma les yeux, se mit à caresser l'herbe du bout des doigts, à sentir le soleil et le vent sur sa peau. Elle ne lu plus de la journée, cela faisait déjà beaucoup pensait-elle.

Mais elle n'en resta pas là. Le lendemain elle essaya de reproduire le phénomène (mais en étant déjà au sol cette fois, pas besoin de risquer une nouvelle chute). Ce fut concluant et moins douloureux. Puis jour après jour elle continua d'essayer, avec toutes sortes de livres. Au début elle n'arrivait même pas à saisir les mots, à comprendre leur sens car il y en avait beaucoup trop, cela allait beaucoup trop vite. Mais petit à petit elle commença à en saisir des bribes. Une fois qu'elle réussit à comprendre elle commença à essayer de classer et trier tout ça dans son esprit pour y accéder plus facilement. Cela pris plusieurs années pour qu'elle puisse enfin utiliser son pouvoir afin de trouver une information. Mais c'était encore flou et incomplet, il lui fallut encore beaucoup de temps pour maîtriser vraiment cette capacité. Elle essaya tout de même de s'en servir un peu pour apprendre dans les manuels scolaires que lui ramenait Thiann mais ce n'était efficace que sur le moment et elle finit par reprendre ses anciennes méthodes d'apprentissage.

Voilà, ce fut la belle période de la vie de Laurelynn. Elle découvrait, entraînait, améliorait ses pouvoirs. Elle pouvait se reposer, elle pouvait lire, elle s'était même fait des ami.e.s, elle était aimée. Thiann quand à lui continuait son boulot de facteur, il se trouva même un petit copain qui vint s'installer dans la maison. Thian et Ashern élevèrent Laurelynn un peu comme si c'était leur fille. Ils commençaient à se sentir à l'étroit dans la petite maison mais ils ne pouvaient pas laisser la plus si jeune fille se débrouiller seule, elle n'avait nulle part où aller. Tout cela se passa dans les 9 ans qui séparèrent l'arrivée de Laurelynn chez son frère d'un nouvel incident qui allait encore bouleverser sa vie.

Dernières embûches.

Elle avait maintenant 21 ans. Sans diplôme, sans argent elle ne savait pas quoi faire de sa vie. Elle savait qu'elle devrait quitter la maison un jour ou l'autre mais pour le moment ce n'était pas vraiment possible.

C'était un week-end d'hiver, Laurelynn était sortie se promener dans les bois alentours durant l'après-midi. Il commençait à faire nuit et elle se mit en route pour rentrer. Tout d'abord elle sentit l'odeur. Puis se précipitant en dehors du couvert des arbres elle vit la lueur. Le soleil avait disparu de l'horizon, le ciel était d'un bleu légèrement foncé, soutenue par des masses nuageuses qui assombrissait encore le paysage. Et au centre, au bout du chemin, se dressait la colonne de flammes, gigantesque. Abasourdie Laurelynn se mit à courir le long du chemin vers la maison de Thiann, les larmes commençant à perler sur ses joues. À mi-chemin elle se stoppa nette et s'accroupit. À la lueur de flammes elle avait aperçu deux silhouettes noires qui se détachaient. Bien trop grandes et imposantes pour être Thiann ou Ashern, ces silhouettes lui rappelaient étrangement quelque chose. Elle observa un moment, en silence. Les silhouettes tournaient autour du brasier, semblant chercher quelque chose. Juste à côté d'elle, un lampadaire s'alluma. Par réflexe elle se cacha dans un buisson, elle ne pouvait prendre le risque d'être vue. Plusieurs heures s'écoulèrent, aucune trace de pompiers, pas l'ombre d'un voisin et Laurelynn n'avait pas de téléphone. Elle préféra rester cachée, de peur que les silhouettes la remarquent. Tandis que le feu diminuait, les deux ombres disparurent dans une grosse berline garée au milieu de la route. La voiture démarra, les phares s'allumèrent et elle avança le long de la route, lentement, comme si les ombres continuaient de scruter l'horizon à la recherche de quelque chose. Le véhicule passa non loin de Laurelynn puis s'éloigna visiblement sans la remarquer.

Elle s'approcha alors, tout en sanglots, du brasier en train de s'éteindre. Elle scruta des yeux les décombres mais visiblement toute sa vie était détruite. Évidemment il n'y avait aucun signe de Thiann ou d'Ashern. La seule chose qui tenait encore debout était la boîte au lettres. Même le pommier du jardin n'était plus qu'un tas de braises. Soudain retentirent les sirènes, au loin. Les pompiers ? Les policiers ? Ou ces silhouettes encore ? Elle ne voulait pas prendre de risque. La peur au ventre elle s'éclipsa. Il ne lui restait plus beaucoup d'ami.e.s dans le coin, iels étaient partis étudier à l'université dans des villes plus ou moins lointaines. Elle alla se réfugier chez Vesper, une amie qui était restée pour reprendre le pub que tenait sa mère. Elle y resta quelques jours et s'y fit discrète. Puis Vesper lui annonça : dans le journal du jour Thiann et Ashern apparaissaient dans la rubrique nécrologique. La nouvelle fut foudroyante pour Laurelynn qui fut prise d'une crise de mutisme et pleura de nombreuses heures en boule sur le canapé de son amie. Vesper resta à ses côtés pour tenter de la consoler. Mais la jeune fille était rongée par le chagrin, et la peur, elle avait tout perdue, elle ne savait plus quoi faire alors elle partit, en pleine nuit.

Elle voulait surtout échapper aux silhouettes. Alors elle se cacha, elle changea de nom, se faisant appelée Sally, mais sans argent elle dû vivre dans les rues. À force de vagabonder, elle se retrouva à Cardiff. Elle vivait de peu de choses, récupérait surtout objets et nourriture dans les poubelles. Parfois on lui donnait quelques bricoles quand elle tentait de faire la manche. Mais désespérée, quasi mutique et ayant tout perdu elle sentait les forces la quitter petit à petit. La belle vie était loin. En ville elle eu heureusement plus de chance. La voyant dans la rue une autre SDF lui proposa de l'aider. Ivory permit ainsi à Laurelynn d'être accueilli dans un squat avec d'autres démunis. Elle parlait peu mais parvint petit à petit à s'intégrer. Tout le monde s'entraidait et la vie était un peu moins moche, et un peu moins solitaire. Elle apprit les bénéfices de l'aide mutuelle et se promit de porter assistance aux autres sans contrepartie. Elle réussit à faire quelques petits boulots comme de la livraison mais ça ne rapportait pas assez pour avoir un toit. Elle utilisait ses revenus pour aider la vie communautaire.

Elle commença également à chercher des boulots dans des bibliothèques ou des librairies, elle avait suffisamment de connaissance en la matière pour pouvoir y travailler et son pouvoir était un atout certain. Elle postulait où elle pouvait, et pu avoir quelques jobs malheureusement temporaires. Ça ne l’empêcha pas de persévérer. Petit à petit elle commençait à avoir un peu d’expérience. Elle prit un peu confiance en elle et postula de plus en plus. De plus en plus loin. Sans téléphone, sans téléphone, sans pouvoir utiliser internet et en vivant dans un squat ce n'était pas évident mais elle ne se laissa pas abattre, voyant les choses s'améliorer. Elle pu mettre un petit peu d'argent de côté mais pas assez pour vivre ailleurs… Jusqu'au jour où elle reçut au squat une lettre lui annonçant qu'elle était prise à l'essai à l'université de Summerbridge, où elle avait postulé à tout hasard. Folle de joie (enfin n'exagérons rien, ça reste Laurelynn) elle pouvait espérer une nouvelle vie ! Elle prit ses affaires (un petit sac à dos contenant quelques bricoles), toutes ses économies et partit en voyage pour rejoindre cette île lointaine pleine de promesses.

Résumé chronologique

ᵜᴥ Jusqu'à 12 ans elle habite chez son père Herbert, est maltraitée par son père et harcelée par les élèves à l'école
ᵜᴥ À 12 ans elle fugue, poursuivie par 2 hommes, la librairie de son père brûle, elle ne le reverra pas.
ᵜᴥ De 12 à 21 ans elle habite chez son frère Thiann (puis en compagnie d'Ashern le copain de Thiann), elle est au calme, se fait des ami.e.s, apprend à utiliser ses pouvoirs.
ᵜᴥ À 21 ans la maison de Thiann et Ashern brûle, leur mort est annoncée, Laurelynn a tout perdu.
ᵜᴥ De 21 à 23 ans elle n'a plus de domicile, elle va vagabonder puis se réfugier dans un squat avec d'autres démunis. Postuler dans des bibliothéques et se faire un peu d'expérience.
ᵜᴥ À 23 ans elle est embauchée à l'Université de Summerbridge, elle utilise toutes ses économies pour le voyage.


Derrière l'écran
ᵜ Pseudo : Lyz
ᵜ Pour le reste voir la fiche d'Adeline Swindell.

Code:
[b]Cheveux synaptiques[/b] • Les cheveux de Laurelynn sont une extension de son système nerveux ce qui lui permet de capter des informations des objets qu'elle touche avec. ▬ [i]Laurelynn Valentine[/i]

Code:
[b]Assistante bibliothécaire[/b] • À l'Université de Summerbridge ▬ [i]Laurelynn Valentine[/i]
Code:
Marceline Abadeer • Adventure Time ▬ [i]Laurelynn Valentine[/i]



Dernière édition par Laurelynn Valentine le Ven 6 Oct - 10:25, édité 1 fois
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Re: Cantabile - Laurelynn Valentine [DC d'Adeline Swindell]

le Ven 6 Oct - 10:15
Rebienvenue à toi jolie demoiselle!! :DD

Pense à refaire un petit tour sur le règlement et à signaler dans ton titre qu'il s'agit d'un DC

▬ ● ● ● ▬



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Re: Cantabile - Laurelynn Valentine [DC d'Adeline Swindell]

le Ven 6 Oct - 10:25
voilà qui est fait :3
Invité
Invité

Re: Cantabile - Laurelynn Valentine [DC d'Adeline Swindell]

le Ven 6 Oct - 11:42

- CONGRATS HONEY -

T'es validée ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas toute perdue et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
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Re: Cantabile - Laurelynn Valentine [DC d'Adeline Swindell]

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