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Mentis
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Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Jeu 29 Juin - 11:19


Nino Vasquez

24 ans ᵜᴥ 10 juillet ᵜᴥ 1m78 ᵜᴥ ♂ ᵜᴥ Yeux Marrons ᵜᴥ Cheveux Bruns ᵜᴥ  Mécanique ᵜᴥ Botanique ᵜᴥ Quatrième année parce qu'il a prit du retard dans les études ᵜᴥ Érudit: La curiosité est un vilain défaut mais lorsqu'elle est combinée avec un pouvoir d'encyclopédie elle se transforme en science infuse. Et c'est bien ce savoir immense sur tout et n'importe quoi qui caractérise le plus Nino. ᵜᴥ Sprotif: Nino c'est d'abord quelqu'un d'actif. Tellement actif qu'il a besoin de sport pour canaliser toute son énergie. Étant par nature touche-à-tout, il a essayé pas mal de sport au cours de sa vie. ᵜᴥ Sociable: Nino c'est le roi du contact. Il se fait des amis aussi naturellement qu'il respire. ᵜᴥ Optimiste: Il n'y a pas grand chose qui peut lui mettre le moral dans les chaussettes. Nino est un éternel optimiste, un bon vivant qui voit la vie rose à tout instant. ᵜᴥ Charmeur: Avec son contact facile et sa gentillesse naturelle, Nino possède un certain charme qui attire les autres. Et puis quand on est en contact avec quelqu'un d'aussi parfaitement heureux c'est difficile de ne pas sourire. ᵜᴥ Aventurier: Ayant grandi sur les routes, changeant de pays toutes les semaines, Nino est devenu accro aux voyages et à l'aventure. Il n'a peur de rien et préfère foncer dans quelque chose d'un peu louche plutôt que de rater l'aventure de sa vie. ᵜᴥ Artistique: Parmi ses milliers d'intérêts, le sens artistique de Nino ressort au côté de son amour de la mécanique. Il aime le dessin et particulièrement les tatouages ce qui l'a poussé à en obtenir une belle collection. ᵜᴥ  Généreux: Nino donne sans compter. Il n'est pas particulièrement attaché à ses possessions car ce qui importe le plus à ses yeux est le spirituel et non le matériel. ᵜᴥ  Mystérieux: On ne sait jamais vraiment tout sur Nino. Avec sa vie mouvementée, il a une multitude de choses à raconter mais il ne raconte que le superficiel, ces petites choses de la vie sans incidence sur le présent. Le personnel il le garde pour lui, prêt de son cœur et loin de sa bouche.

Encyclopedia Universalis
+ Mémoire universelle: Le pouvoir de Nino consiste à accumuler des connaissances en tout genre, et à la retenir. Il n'y a pas de limite à sa mémoire faisant de lui une véritable encyclopédie humaine.

- Crime de l'ignorance: L'encyclopedia universalis puni l'ignorance. Nino est obligé d'ajouter une nouvelle information par jour à sa mémoire. Autrement dit il lui faut s'instruire un peu plus chaque jour, sous peine d'en souffrir les conséquences. Au premier jour sans apprendre quoi que ce soit, Nino ressent des douleurs musculaires, des migraines ou des crampes d'estomac. Au second jour, la douleur s'intensifie et est accompagnée de nausée. Au troisième il est rare qu'il puisse encore bouger et il peut être victime de déficience cardiaque. Il n'y a pas de quatrième jour. Si l'ignorance persiste durant le troisième jour, celle-ci devient fatale.
Mon histoire
Manaus (Brésil), Mars 1998

C'était la première fois qu'il sortait des favelas. La première fois qu'il voyait le beau Manaus. Le Manaus touristique. Et c'était aussi la première qu'il voyait El Tio, le frère de son père. Il n'aurait pas su dire si le grand homme a la peau sombre marrée de tatouages ressemblait à son père car il ne l'avait jamais connu. Mais l'idée que l'ainé des Vasquez puisse ressembler à son frère cadet plut immédiatement à Nino. Il y avait quelque chose chez EL Tio qui attirait l'oeil et on ne pouvait qu'admirer son corps fin et musclé. Il y avait chez lui comme un flegme, un désintérêt général qui suscitait un désir immédiat d'accaparer son attention.

Ce jour-là c'était Nino qui accaparait l'attention du Tio. Le regard calculateur de l'homme s'était fixé sur l'enfant au moment même où il avait ouvert la porte de sa baraque sur les docks. Il se tenait dans l'embrasure de la porte, ne prêtant qu'une oreille inattentive au déluge de paroles de la mère. Il ne l'avait pas regardé une seule fois depuis qu'elle s'était montré à sa porte.

Nino non plus n'écoutait pas sa mère. Il entendait les injures fuser. Des bouts de phrases comme 'j'en veux pas de son gosse', ou encore 'c'est ton frère!'. Les mots lui glissaient sur la peau, insignifiants, sans conséquence. Seul l'intéressait EL Tio et les multiples dessins qui ornaient sa peau sombre.

Il ne savait pas combien de temps ils étaient restés là, à se fixer mutuellement du regard tout en ignorant la voix véhémente de sa mère, mais cela lui parut une éternité. Une éternité à attendre dans la chaleur moite de l'après-midi. Éventuellement El Tio y avait mit un terme. D'une main autoritaire il avait arrêté les flots, la voix de sa mère s'était éteinte comme une flamme qu'on avait étouffée. Nino s'était dit qu'El Tio ressemblait un peu à Moïse dans ce moment-là, si autoritaire que même ce qu'il y avait de plus sauvage lui obéissait.

"J'ai comprit." il avait dit simplement, sa voix calme et posée tranchant l'air comme un verdict. "Je prends le niño, toi tu t'en vas."

Sur ces mots il avait franchi les quelques pas qui le séparait du gosse, l'avait prit par le bras et l'avait tiré à l'intérieur de la baraque, claquant la porte au nez de la femme sans hésitation. A l'intérieur, Nino fut poussé sur un tabouret puis laissé à sa propre compagnie pendant qu'El Tio reprenait les activités qu'il avait abandonné pour accueillir ses visiteurs. Ce ne fut que bien plus tard que l'homme se tourna vers Nino.

"C'est pas sa faute à ta mère." avait-il dit fermement. "Mon frère l'a pas bien traité. C'est lui qui vous a fait du tort." puis il avait craché. "Un homme sans honneur!" comme si cela voulait tout dire.

Ça avait été sa première leçon sous la tutelle de son oncle: on ne blâmait pas les femmes, parce que c'était le devoir des hommes de les protéger. Si elles n'étaient pas heureuses, c'était qu'on avait merdé quelque part et si on avait de l'honneur on réparait ses fautes. Le père de Nino n'avait pas d'honneur, mais El Tio, lui, savait prendre ses responsabilités.

Salta (Argentine), Janvier 1999

Nino n'avait jamais connu la abuela. El Tio lui en avait parlé parfois, de cette mère qu'il avait laissé en Argentine, la terre de sa naissance. Nino avait demandé tôt après son arrivée pourquoi El Tio ne parlait pas portugais comme sa mère, mais espagnol. C'était à cette occasion qu'El Tio lui avait révélé ses origines. A cette occasion aussi que Nino avait appris l'existence d'une grand-mère par-delà les frontières brésiliennes.

La première fois qu'il posa les yeux sur elle, ce ne fut pas vraiment elle mais plutôt son cercueil, car il assistait au funéraille de la vieille dame. Il se tenait un peu à l'écart, n'osant pas trop se mêler à cette famille en deuil qui n'était pas vraiment la sienne. En tout cas, il n'en avait pas l'impression.

Le lendemain il se réveilla avec des douleurs dans tout le corps et lorsqu'il en fit part à son oncle, l'homme lui mit un livre de mécanique dans les mains et lui dit: "Lis.". Cinq minutes plus tard, les douleurs avaient disparues et El Tio, clope au bec, avait entreprit de lui parlé de sa grand-mère, la mère de sa mère, qui était morte il y a cela bien des années et qui avait un pouvoir étrange.

"Elle se nourrissait de savoir et si elle n'en dévorait pas elle souffrait." avait-il dit, avec son calme habituel. "Elle dévorait tout ce qui lui passait sous la main et tout ce savoir la gardait jeune. Elle a vécu très très longtemps."

"Pourquoi elle est morte?" s'était enquit l'enfant.

"Elle savait tout." fut la réponse laconique d'El Tio.

Le sujet fut clos et on en parla plus mais dès le lendemain Nino fut envoyé à l'école et chaque soir il devait lire une nouvelle information dans son livre de mécanique.

Paris (France), Mars 2002

Ça avait prit El Tio d'un coup, un matin. Il avait mit toutes leurs affaires dans un vieux sac de voyage en cuir qu'il avait jeté dans le coffre de la mustang puis il avait mit une boîte à outil dans les mains de Nino et il avait dit "Moi je conduit, toi tu répares." Et ils étaient partis.

Depuis ils roulaient. Ils avaient rejoint l'Europe en bateau et avaient voyagé de pays en pays jusqu'à arriver comme par accident à Paris. La ville de l'amour était bien grise. Nino, qui avait grandi dans le paysage coloré du Brésil, trouvait la ville bien morne. Mais le week-end, El Tio l'emmenait dans les musées pour voir des peintures de grands artistes dont Nino n'avait jamais auparavant soupçonné l'existence. Il prit beaucoup de plaisir pendant les deux premiers mois à parcourir les couloirs des musées parisiens, à s'extasier devant les œuvres d'art. Puis il s'en détourna, retournant dans le capot de la mustang avec son livre de mécanique sous le bras.

De son expérience parisienne, il en tira néanmoins un intérêt soudain pour le dessin, et avant qu'ils ne se remettent en route, El Tio lui acheta un carnet de croquis et des crayons de couleurs.

Londres (Royaume-Uni), Juillet 2002

Après un crochet par la Bretagne, véritable pays dans un pays selon le point de vue de Nino, l'oncle et le neveu avait traversé la manche pour se rendre en Angleterre dont ils avait parcouru la côte Sud pendant quelques semaines avant de s'installer dans la capitale.

Celle-ci était bien différente de Paris où Nino n'avait croisé que des gens pressés aux regards durs. Ici la foule était aussi cosmopolite qu'intrigante. Il n'y avait pas d'uniformité à cette masse humaine. Ou peut-être était-ce l'atmosphère de cette ville qui lui permettait de distinguer les particularités de chacun de ses habitants? En tout cas, il tomba sous le charme de Londres aussitôt qu'il y mit les pieds.

Après qu'El Tio - qui travaillait en tant que tatoueur - ait trouvé un emploi dans la boutique d'une de ses vieilles connaissance, un expatrié du nom de José, Nino passa de longues heures à apprendre l'anglais au contact des clients. Après les premiers jours, José avait demandé si El Tio ne voulait pas envoyer Nino à l'école mais ce dernier n'avait fait que hausser les épaules. Le gosse apprenait l'anglais avec les clients, et ils seraient surement reparti sous peu alors il n'y voyait pas l'utilité. Nino n'en sut rien mais il y eut par la suite beaucoup de discussions à ce sujet et éventuellement El Tio fut convaincu d'inscrire le garçon à un service d'éducation à distance.

Ils quittèrent José quelques semaines plus tard, après que l'homme joviale ait arraché une promesse à Nino de lui envoyer des cartes postales et de revenir le voir s'ils étaient de passage à Londres. Nino promit la gorge nouée et avec un dernier regard pour son nouvel ami sauta dans le siège passager de la mustang.

Saint-Pétersbourg (Russie), Janvier 2006

Il fit la connaissance d'Eva à Saint-Pétersbourg. La petite fille de cinq ans était la fille du propriétaire du salon de tatouage dans lequel El Tio avait décroché son dernier boulot en date. On pouvait reprocher beaucoup de choses à l'Argentin mais personne ne pouvait nier qu'il savait s'y prendre lorsqu'il s'agissait de trouver du travail. Cela n'avait jamais étonné Nino, puisque ce dernier trouvait son oncle exceptionnel et trouvait donc ce genre de fait tout naturel.

Toujours est-il qu'en trouvant un travail chez Dmitri, El Tio avait permit la rencontre de Nino et d'Eva, petite brune au sourire angélique qui fréquentait le salon tous les soirs après l'école. Nino tomba sous le charme de l'enfant après seulement quelques jours de cohabitation dans le salon mais leur contact fut d'abord minimal du fait de la barrière de la langue. Puis, Nino s'attela à la tâche d'apprendre le russe, qui facilita beaucoup leur communication. Cet apprentissage fut grandement aidé par le fait qu'El Tio ne montrait aucun signe de vouloir reprendre la route et paraissait même décidé de rester chez Dmitri avec qui il s'entendait à merveille.

Nino eut donc quelques mois pour apprendre la langue de sa complice qui le cajolait de ses sourires et ne rechignait jamais à contribuer à l'apprentissage du garçon en débitant un flot incessant de russe lors de leur jeu. Ce ne fut que lorsqu'il eut atteint un niveau suffisant pour tenir une conversation qu'il ne prit conscience qu'Eva avait bien plus en commun avec lui qu'il ne l'avait d'abord cru.

"Menteur!" s'était-elle exclamée au cours d'une conversation où Nino lui racontait une histoire monté de toutes pièces sur une de ses aventures londoniennes.

Sur ce mot elle lui avait touché le nez et son nez s'était allongé, tel celui de Pinocchio dans le conte de Collodi. Elle avait alors éclaté de rire et Nino s'était retrouvé à loucher vers son nez, devenu bien plus long qu'un nez normal. Dmitri les avait surpris un instant plus tard et s'était immédiatement fâché contre sa fille qui s'était empressée de fondre en larmes, une technique qui lui permettait bien souvent d'échapper aux remontrances de son père. Ce jour-là rien n'y fit et lorsque la voix de Dmitri se mit à tonner, Nino préféra s'éclipser pou aller rejoindre El Tio qui astiquait la mustang.

L'Argentin avait d'abord rit en voyant le nez de son neveu puis était retourné à son ouvrage en secouant la tête. Il regardait la voiture avec un regard que Nino connaissait bien: la fièvre du voyage l'avait reprit. Il semblait que même l'amitié de Dmitri ne pourrait le retenir bien longtemps. Le tatoueur russe sembla s'en rendre compte aussi car dans les jours qui suivirent il se mit à charger un nouvel employé. Eva quant à elle s'était excusé, le visage sincère et avait offert de remettre son nez à sa taille d'origine. Nino avait été heureux de la pardonner et avait accepté son offre mais lui avait demandé de le laisser un peu plus long qu'avant, en souvenir. La petite avait rit et avait accepté gaiement.

Deux jours plus tard El Tio annonçait leur départ et le lendemain matin Dmitri les regarda reprendre la route avec une lueur de regret dans son regard que Nino ne sut pas interpréter.

Shanghai (Chine), Aout 2009
 
Leur séjour à Saint-Pétersbourg resta le plus long qu'ils aient jamais fait alors qu'ils continuèrent leur tour d'Europe avec la Pologne, la Grèce, l'Italie, l'Espagne et tant d'autres. Ils avaient ensuite traversé la méditerranée pour aller au Maroc où ils avaient commencé leur découverte du continent africain. La mustang avait rendu l'âme en Tunisie et malgré tous les efforts et l'expertise de Nino avait refusait de se ranimer. Ils l'avaient donc laissés là, et avaient profité de leur liberté toute fraiche pour prendre l'avion jusqu'à Shanghai.

"Il va falloir penser à tes A levels bientôt." dit El Tio, un soir qu'ils étaient assis dans leur chambre d'hôtel.

L'homme semblait étrangement pensif et sérieux ce soir-là, ses sourcils froncés et ses yeux fixés dans le vide.

"Tu as seize ans. Il te faudra les passer dans deux ans." continua-t-il sans attendre de quelconques réponses de Nino. "Il va te falloir un peu de stabilité."

Il y avait eut un long moment de silence, durant lequel Nino eut la désagréable impression que quelque chose s'effondrait, et plus encore que ce quelque chose s'effondrait à cause de lui.

"Je pensais qu'on pourrait retourner à Londres." avait terminé El Tio, son regard se posant enfin sur l'adolescent assis dans la pénombre.

Celui avait ouvert plusieurs fois la bouche avant de la refermer, ne sachant que dire tout en étant animé de la conviction qu'il ne devait pas laisser El Tio abrogé leur conquête de l'Asie.

"Les A Levels peuvent attendre encore un an." avait-il fini par dire et avait été vivement rassuré de voir l'oncle hocher la tête sans autre forme de protestation.

Osaka (Japon), Avril 2010

El Tio fit son premier malaise à Osaka. Il dut être envoyé d'urgence à l'hôpital et après de longues heures à patienter dans l'anxiété, Nino fut convoqué dans le bureau du médecin. Celui-ci lui expliqua dans un anglais approximatif que son oncle était atteint d'une maladie incurable qui le mènerait vraisemblablement à une mort prématurée d'ici à quelques années. Nino garda le silence durant cette explication et lorsqu'elle fut terminée, il remercia le médecin d'une voix éteinte et retourna attendre en salle d'attente.

El Tio ne disait jamais un mot de plus que strictement nécessaire et une part de Nino n'était pas étonné qu'il ne lui ai pas parlé de cette maladie qui le rongeait de l'intérieur. Il se prit soudain à se demander quand est-ce qu'El Tio l'avait apprit et graduellement en vain à songer que leur départ de Saint-Pétersbourg avait peut-être été hâté du fait de la nouvelle. Si c'était le cas, Dmitri avait dû savoir. Dmitri qui les avait regardé partir avec cette expression indescriptible.

A mesure qu'il attendait, Nino accumulait les questions et lorsqu'on l'autorisa enfin à aller voir son oncle, il était prêt à sous-tirer autant de réponses au mourant qu'il pourrait en avoir. Mais lorsqu'il vit l'homme allongé sur son lit, il ne le reconnut pas. Quand l'homme puissant qu'il avait connu enfant s'était-il transformé en cet homme maigre, au regard bordé d'ombre et à la peau pâli par la maladie? La gorge de l'adolescent se serra et soudain il prit conscience qu'il avait dû refuser de voir la vérité toutes ces années. Refusé d'admettre que l'homme qu'il admirait n'était plus ce qu'il avait un jours été.

Alors, il s'assit sur la chaise à côté du lit et regarda son oncle en silence. Celui-ci parut attendre, comme s'il s'attendait à des questions, mais Nino y avait renoncé. Éventuellement, El Tio comprit que le garçon ne desserrerai pas les lèvres. Il poussa un soupir presque inaudible et tourna les yeux vers le plafond.

"Tu feras les États-Unis pour moi." avait-il dit, une légère émotion perçant dans sa voix. "Moi, mon voyage s'arrête ici."

Puis il s'était tourné vers Nino avec une ébauche de sourire.

"Il est grand temps de retourner à Londres de toutes façons."

Londres (Royaume-Uni), Septembre 2009

Le soir où Nino rentra de sa première journée au lycée londonien auquel José l'avait inscrit, il alla se planter devant El Tio et lui expliqua en quelques mots son projet. Il lui tendit ensuite une page de croquis sur laquelle il avait dessiné un motif simple. El Tio s'en empara et commença aussitôt à y apporter des modifications, le complexifiant et lui donnant la touche personnelle qui rendait les tatouages d'El Tio si uniques.

Les mois se passèrent. José était d'une éternelle bonne humeur, même si Nino le savait affecté par la santé faiblissante de son ami. El Tio quant à lui tenait le coup. En homme macho, il refusait de montrer la moindre faiblesse et rechignait à se faire aider pour quoi que ce soit. José et Nino qui avait grandi dans la même culture respectait cette volonté et s'ils devaient aider, ils le faisaient de tel sorte qu'ils semblait agir uniquement dans leur propre intérêt.

Petit à petit, le tatouage de Nino se formait, dessinant des motifs anguleux sur sa peau sombre. Le processus était lent car El Tio voulait faire de ce dernier tatouage son œuvre la plus belle et il s'appliquait donc à ce que chaque détail soit parfait. Nino quant à lui se concentrait sur ses études. Non pas parce qu'il voulait rendre son oncle fier mais parce qu'il souhaitait le rassurer, lui montrer qu'il s'en sortirait même lorsqu'El Tio ne serait plus là.

Et puis vint le soir où El Tio mit la touche finale au tatouage de Nino et dans le même temps annonça son départ. José s'y opposa, argumentant qu'avec son état de santé il n'était pas en mesure de voyager. El Tio expliqua calmement qu'il y avait beaucoup réfléchi et qu'il n'était de toutes façons pas question de recommencer ses vadrouilles: là où il voyageait, il y allait pour mourir. El Tio ne révéla pas sa destination mais lorsqu'il monta dans le taxi le lendemain matin laissant Nino et José sur le pas de la porte et que José demanda à Nino s'il savait où partait son oncle, le jeune homme lui répondit sans hésiter:

"Saint-Pétersbourg."

Car il ne faisait aucun doute dans l'esprit de Nino que si El Tio devait retourner quelque part, ce serait au logis de Dmitri.

New York (États-Unis), Juillet 2011

El Tio mourut en Décembre 2010, dans la nuit entre le 11 et le 12. Nino ne se rendit pas au funéraille car il avait déjà dit adieu à son oncle argentin ce matin  d'automne où leurs chemins s'étaient séparés. L'année suivant, il décrocha ses A levels avec des notes brillantes. Le jour même où il reçut ses résultats il prit congé de José et avec les quelques économies qu'El Tio lui avait légué, il prit le premier avion pour les États-Unis.

Il passa deux ans à parcourir le continent américain, finançant ses voyages avec ses talents de mécanicien. Souvent, la solitude le prenait à la gorge. Lui qui avait toujours parcouru le monde dans les pas de son oncle se retrouvait à braver l'inconnu seul. Pour lutter contre ce vide qu'El Tio avait laissé, Nino se mit à fréquenter les gens, à rechercher constamment leur compagnie. Parfois, il cherchait une compagnie plus intime, se sentant rassuré par cette chaleur vivante contre lui. Mais il ne restait jamais. Car comme El Tio, il avait quelque chose qu'il souhaitait accomplir, la dernière volonté de son oncle précédait simplement ce nouveau voyage.

Manaus (Brésil), Aout 2013

Il termina son voyage dans le lieu de sa naissance, retraçant ses pas jusqu'au taudis où il avait rencontré El Tio pour la première fois. Puis il était allé dans les quartiers qu'il n'avait jamais fréquenté, s'abreuvant de ces vues qui avaient si proches de lui pendant si longtemps et sur lesquelles il n'avait pourtant jamais poser les yeux. Et ce fut de Manaus qu'il fit son premier pas vers le futur qu'il s'était promis en prenant l'avion qui l’emmènerait à Summerbridge.


Derrière l'écran
Frosty Blue, Maggy Cool ᵜ Mais j't'en pose moi des questions?! ᵜ Non, je t'en pose pas! ᵜ Fin

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[b]Encyclopédie Universalis[/b] • Accumulation de savoir ▬ [i]Nino Vasquez[/i]
 
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Dernière édition par Lev Hoon le Mar 26 Déc - 18:19, édité 18 fois
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Tractamus
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Jeu 29 Juin - 16:34
TWIN. XD TWIIIIIIIIIIIIIIIN. XXDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD PÉTARD TA FICHE EST EXCELLEEEEEEEEEEEEEENTISSIMENTO MAGNIFIQUE. XDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD Tu me fais toujours autant rire, gosh, ton histoire est une perle de magnificence. *\O/* ( profites, c'pas tous les jours que je te brosserai dans le sens du poil ) J'adore ton pouvoir, sérieusement, et le caractère est juste génial. *Q*' Et ton pseudo... well, tu sais que j'l'adore.

WELCOME HOME, TWIN. *\O/*

J'ai hâte de lire ton histoire terminée. **
*plante sa tente*'
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Mentis
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Jeu 29 Juin - 20:31
Merci twinner! Je ne sais pas où je serais sans ton soutien!
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Tractamus
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Jeu 29 Juin - 20:52
Je serais toujours fidèle au poste, mon Capitaine. *\O/*
Et puis vu ta fiche, sincèrement, j'pouvais pas ne pas commenter, elle est géniale. XDDDD
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Ven 30 Juin - 0:00
Je suis fan, j'adore! Et ton avatar est hyper stylé, simple mais stylé! Je n'avais même pas reconnue ce petit ronchon d'Eren!!

Rebienvenue en tout cas!

▬ ● ● ● ▬



T'as envie d'un prédef de la mort qui tue? C'est par ici que ça se passe!:
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Mentis
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Ven 30 Juin - 8:07
Merci, merci!
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Ven 30 Juin - 14:04
Super Stylé Magg :D
J'adore le choix du vava, la personnalité, le pouvoir, l'histoire... EN FAIT J'ADORE TOUT !

Bonne chance pour ta valid :D
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Mentis
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Ven 30 Juin - 14:37
MERCI LEO!
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Ven 30 Juin - 18:23
Ooooooh, tu me rappelles mon petit Akai... J'aime j'aime

Ton perso est stylééééé *Q*

Apprécies-tu les jeux de mots ? Les miens sont HOONIQUES
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Corporis
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

le Sam 1 Juil - 11:35
Merci, merci

J'adore tes jeux de mots Sans, tout à fait mon style
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Re: Andante - Nino Vasquez [DC de Maggy Barton - REFONTE]

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