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 Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]

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Sven Jørgensen
Cantabile
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MessageSujet: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Sam 24 Juin - 20:33




Sven Jørgensen
cantabile

27 ans ᵜᴥ 26 Mars ᵜᴥ 1m96 ᵜᴥ ♀ ᵜᴥ jaune d'ambre aux teintes du vert pâle au doré ᵜᴥ bleu de minuit aux reflets bleu guède ᵜᴥ mannequin ᵜᴥ charmeur ᵜᴥ se sait beau ᵜᴥ kind of a "modern gentleman" ᵜᴥ ferme ᵜᴥ impitoyable face à ses adversaires ᵜᴥ calme en toutes circonstances ᵜᴥ s'il s'énerve un jour, courrez et très vite ᵜᴥ taquin avec ses proches ᵜᴥ attentionné ᵜᴥ a un cœur tout tendre (quand il le veut) ᵜᴥ en vrai il est doux (quand il le veut encore une fois) ᵜᴥ we'll have bad side : l'effet boomerang d'une anxiété dépressive passée qu'il cache précautionneusement et n'affecte en rien sa carrière

Danish Tiger
L'étourdissement d'un moment passant, et le voilà se gambadant, à quatre pattes élégant. D'une démarche toujours aussi balancée, l'équilibre maîtrisée, le félin au pelage rayé, avançait avec prestance et majesté. Qui aurait pu alors deviner sa réelle identité ? Ce beau tigre de Chine, n'était pourtant autre que Sven s'étirant l'échine. Mais profitez-en, vous ne le verrez de sortie que rarement. Acquérir une telle apparence, en garder une telle élégance, lui demandait des efforts intenses ; et ne vous étonnez point si le danois vous demande ensuite, une entrecôte bien saignante, ses traits tiraillés par une fatigue éclatante, et son humeur aussi agréable que l'atmosphère d'avant-pluie pesante. En plus de ces inconvénients, le plus gros se trouve en ses vêtements ; car si il se doit d'en porter des coûtants, sa transformation risque de les ruiner en un instant - et le voilà obliger de se promener avec des bouts de tissus tout droit sortis de magasins dans lesquels il ne pouvait s'aventurer ordinairement.

Et c'était ainsi que son pouvoir se manifestait surtout autrement, d'un changement sinon plus amusant ; une transformation partielle, d'un bras ou des dents seulement. Et le voilà muni de membre d'un mélange charnel, entre les pattes d'un tigre, de griffes et de fourrure munies, et les bras d'un humain qu'on étire, articulations et mouvements gardés à l'envie. Quoique la transformation fasse bouger atrocement muscles et os, le temps avait déjà réussi à atténuer une partie des maux. Mais nous avons tous une facette à cacher ; et derrière sa personnalité calme et posée, se trouvent les séquelles d'une angoisse passée. Et déjà, le danger se pressentait ; car la rage profonde de l'animal meurtri et raillé, se faisait alors ressentir et explosait, dans la douleur et l'impossibilité, de contrôler ses mouvements et ses sens innés. La consommation d'énergie lui demandait alors, de partir à la chasse et trouver une proie aux abords, afin de rassasier son besoin d'énergie vitale, qu'importait les victimes au final ; car ce n'était déjà plus lui mais l'Autre aux commandes de ce corps qui se faisait du mal. Alors il décidait autrement, que la bête serait contrôlée incessamment ; et lors de ses crises ponctuelles et rares il s'enfermait, dans la cage des oiseaux prisonniers, pour assurer la sécurité, des êtres alentours et aimés.

Mais il était humain, et possédait pour ainsi dire la vie de tous les jours le train-train : la Nature le gâtait comme pour compenser, les pertes de contrôles subites et incensées, quoique courtes et qui filait, de ses veines le long de son corps la rage vieille comme le monde, se nourrissant des sentiments les plus immondes. Sven était ainsi doté, d'une masse musculaire plus dense et plus contractée, que la moyenne des personnes qui l'entouraient ; plus rapide et plus fort, ses yeux se muaient en un jaune ambré lors des efforts, et de l'utilisation de son pouvoir ses traits prenaient une tournure féline en décor. Ses sens étaient dilatés quand il le choisissait - mais comme tous les félins vous le savez, il aimait pour ainsi le formuler, se prélasser comme une feignasse au soleil sans se soucier, autrement que de taquiner ses proches et les câliner.
Mon histoire
26 Mars 1990
Copenhague, 8h13. Des pas précipités, de l'agitation répétée ; et dans le petit matin au soleil levant, l'aube au regard bienveillant, un vagissement s'élève. Et le voilà qui était né, ce bébé aux trois origines innées : un papa franco-danois, une maman sino-danoise. Il est pour ainsi dire bien doté ce petiot, un papa diplomate à Bruxelles et une maman chercheuse scientifique à renom. Déjà, il est tout beau, aussi beau que pouvait l'être un bébé à la peau encore toute fripée ; le soleil levant d'un jaune aussi translucide que de l'eau, illumina doucement les yeux du petit garçon braillant hardiment, révélant la fascinante couleur de ses pupilles d'or coulé. Les jeunes parents sont heureux ; leur bébé rayonne de tous feux.

Ce n'était qu'une enfance paisible ; une histoire parmi tant d'autre sans originalité, un peu risible. Le petit est fort, scolairement fort ; il est beau, un petit soleil tout beau ; et il est gentil, la main sur le cœur et les yeux qui sourient. Il est toujours top-graded, l'un des plus populaires même chez les filles en émoi à 10 ans sans aucune vantardise. Il est "cool", il est populaire ; il est bon, il est banalement ordinaire.

31 Juillet 2003
Mais aucune intrigue n'est parfaite ; et bien vite l'image se craquelle. C'était comme une belle photo dans un cadre imparfait, une fissure dans le bois et l'effondrement d'un statut que l'on cherchait à tout prix à conserver. Il est jeune, il est beau ; c'est un gamin tout pimpant dans son prime time le plus haut. Il a déjà ce rêve de 90% des gosses de son âge ; devenir médecin et sauver des vies sans étalage - et il était sur le bon chemin, la réussite et les bons classements en main. Mais c'était sans compter une mère trop protectrice et un mari volage ; et déjà, la porte qui claque dans un torrent de pleurs couvrant le visage, et l'incompréhension face à la scène sans rivage. Rien ne l'avait préparé, rien ne le lui avait annoncé ; dans son esprit d'un gamin de treize années, tout allait bien et sa famille était l’épitomé, l'incarnation d'un bonheur à ses yeux légitimé. Mais la voilà qui se brisait, incapable de maintenir ce qui l'avait soudée ; l'amour familial, l'amour tout court qui se reportait sur une femme rencontrée en voyage diplomate, et qui brisait de son bonheur qui éclate ; du moins le ressentait ainsi Sven du fond de son abîme abyssal d'émotions paradoxales. Et sans lui demander son avis ils étaient allés faire, les papiers du divorce qui furent signés du jour au lendemain sans qu'il ne puisse rien défaire, ce destin risible qui le raillait, pauvre petit garçon misérable et débraillé.

Et d'un cheminement ordinaire, atrocement quotidien et sans s'écarter du banal sans éclat, il laisse tomber tout ce qui faisait de lui la fierté de ses parents - cela n'a plus aucun sens à présent, pensait-il amèrement. Du haut du classement, il tombe jusqu'au fin fond du trou sans remord, alors que sa mère mortellement se ronge de ses torts, de lui avoir caché les tensions qui habitaient leur tendre et vide maison. Le monde doit être parfait et beau ; et déjà face à lui, plus rien d'autre que des dos, d'hypocrites qui s'appelaient "amis". Mais il s'en fiche, consent à rendre sa vie plus riche, sacrifices ; si les études ne peuvent lui apporter l'adrénaline, être gentil une amitié cristalline, alors changeons, changeons et rendons ce monde meilleur, ce monde à la con. Et déjà quelque part par là, commençait tout doucement à ramper, le monstre grimaçant qui s'amusait, de sa souffrance et de sa désillusion ; ô que ton désespoir est délicieux de désolation, tandis que rongent doucement ton cœur l'angoisse et la déraison.

21 Octobre 2007
Et c'est ainsi qu'il devint, ce bel ado charmeur, un faux gentleman à la hauteur, des attentes d'une société hypocrite, qui lui avait ôté son bonheur au profit des élites, les élites du divorce et de l'éternel séparation ; atroce. Pourtant, vous qui le regardez ici, sur cette image en arrêt d'un instant précis, que voyez-vous donc ? Le reflet que le temps tronque, par son gel en une seconde, d'un jeune homme aux cheveux bleus de guède, entouré de jeune fille en admiration sans gêne ; et un verre d'alcool à la main, le visage orné d'un sourire narquois, il fume sans aucune retenue, dans le salon tamisé d'une lumière colorée, trop crue. Elle ferait presque mal aux pupilles, cette lumière et ces bas résilles, des jeunes ados en chaleur, dans ces soirées sans pudeur. Vous rigolez ; vous devinez déjà comment cette fête va se terminer. L'une d'entre elles dans le lit du paon faisant la roue, et une nuit seule un unique coup. Puis vous esquissez cette petite moue, empreinte d'un mépris bienveillant face à ce spectacle qui vous emplit en réalité d'un certain dégoût ; envers la jeunesse que vous décriez, puis ce gars là précisément, lie de l'humanité - car il s'amusait à ruiner les sentiments, et à jouer les multiples amants.

Mais connaissez-vous l'histoire derrière cette photo figée, rangée précieusement dans un album polaroïd de jeunes filles en train de rêver, d'un jour conquérir le cœur de leur bien-aimé ? Non bien entendu, car tout est seulement rangé dans une petit pochette "confidentiel" au fil sous-tendu. En réalité, bien que cela ne l'excuse en rien, ce n'était qu'une cassure l'ayant incité à se comporter comme cela ; car si vous ouvrez ce document, le tout bien sûr illégalement, vous verrez que la case "maladie mentale", sera gribouillée à l'encre bleu pâle - anxiété. Oh, le visage de la mère qui se décomposait, tout son être rongé par la culpabilité ; mais le jeune homme, le gentleman moderne cet honnête homme, ne le remarqua même pas dans son air rebelle et détache. Et ce fut là le nom donné, à ce petit monstre qui le rongeait, le tout dans la plus grande des politesses fumant l'hypocrisie, dans un cabinet blanc à l'odeur d'hérésie ; un petit rire résonne, Anxiété doucement se réveille et rigole, dans le petit matin d'un vingt-et-un Octobre deux-mille sept.

13 Novembre 2009
Puis il continue sa vie comme ça, en gambadant ici et là, de plus en plus hardi et les limites s'abattant sur son passage charmeur et ses ébats. Il n'existait plus une seule soirée où sa présence ne se faisait pas sentir, où son charme ne fonctionnait pas sur ses proies à venir ; car plus le temps avançait, plus sa seule amie s'appelait Anxiété. Oh, elle ne lui parlait guère ; elle ne faisant que doucement le conseiller. Vous savez, comme un murmure au coin de l'oreille, que l'on croit entendre sans pouvoir s'en assurer et qui nous taraude jusqu'à la nuit tombée. Sven ne voit plus les efforts de sa mère pourtant qu'il aimait, et s'enferme à longueur de journée ; pour laisser sa belle Anxiété, lui susurrer des mots doux jusque la soirée, où doucement il la virait sur le côté, pour rendre à la société son rejet, dans une relation bijective - je t'aime mais je te hais.

8h13 : puis tu vas renaître, car le Destin en a ainsi décidé. Le temps est ironique, celui affiché dans le cadran de l'horloge est nostalgique ; et le voilà qui regrette, ce que son ami le Destin a fait naître, de ses mains et de ces minutes qui passent, alors que déjà le spectateur se lasse. Un peu de piment, pour relever le plat indécent ; et la remontée des enfers, d'un mépris sans pareil. Et le Temps sourit, prenant la place d'un paternel absent, presque bienveillant, regardant la scène de sa hauteur d'un dieu omniscient ; et on le voit courir, le jeune danois sans sourire, les traits tirés par la panique, et les médicaments auxquels il doit constamment recourir. On l'a appelé ; l'hôpital l'a appelé. Les sirènes crient, hurlent, font du bruit ; et dans son esprit Anxiété susurre, les douces paroles morbides, lui faisant serrer les poings dans le vide, à s'en enfoncer les ongles dans sa peau livide. Il n'est pas trop tard ; il refuse de le croire. Il aimerait pour une fois que l'espoir, cette traîtresse, soit de son côté juste pour une fois ; et il fit ce jour là, la promesse de ne plus jamais tomber dans ses déboires. Car à l'hôpital se trouve sa mère, qui avait été à ses côtés depuis le départ de son père ; sans jamais l'abandonner, elle avait pris soin de lui sans qu'il ne le reconnaisse comme le fils ingrat qu'il avait été. Il prend alors conscience de la fragilité du temps, et de la volatilité des moments ; un coup de souffle et le début de l'enterrement. La chance lui sourit cette fois : sa mère n'a rien, sinon une cicatrice sur le bras, laissé par cette brûlure - que le monde était bas, de mettre feu à un laboratoire de recherche pour un simple contentieux. Et Sven s'écarte de sa vieille amie, veuve noire mentale et empoisonnée ; serment de se remettre sur pied, serment de ne jamais oublier - et il développe ce côté gentleman sans hypocrisie qu'on lui connaît.

7 Avril 2011
Le jeune danois a repris ses études ; en psychologie pour être précis, même si les débuts ont été difficiles. Il est plutôt bon élève, toujours aussi charmant et charmeur - il fallait bien dire, d'une élégance sans pareil dans sa faculté de médecine. On pourrait prendre une photo, ici et maintenant ; et la comparer à celle d'antan. Le petit dépressif anxieux, la luxure dans les yeux, verre d'alcool et clope comme amis envieux, a laissé place à ce charmant jeune homme bien habillé, un peu trop classieux pour son âge peu avancé, se déplaçant élégamment de sa démarche balancée, souple et presque féline par comparaison un peu poussée. Son rêve reprend, soignant peu à peu la blessure d'antan ; il décroche ses premiers diplômes le sourire au lèvres, rayonnant.

Hanging out with friends ; parce qu'i faut bien répondre à ses exigences de mec populaire, ceci était l'une de ces activités favorites. En plein printemps et douceur de brise - un temps parfait et faire un peu de folies est de mise. Il entre dans ces galeries commerciales qu'il connaît par cœur à force de venir ; et il ne le cache pas, il apprécie tout ce qui touche à l'esthétique, et plus particulièrement, a développé une passion pour la mode et le cosmétique. Puis il ne sait pas comment ni pourquoi, sinon que la chance lui a souri encore une fois ; et le voilà repéré comme jeune talent pour devenir modèle voire mannequin, aux côtés de sa bande d'amis envieux mais surtout heureux pour lui à la fois. Il fallait bien dire, Anxiété semblait bien loin, solitaire dans son coin - mais un ami trahi ne se trouve jamais bien à l'écart, et déjà elle ramassait sa gloire passée en morceaux épars. Pour Sven cette vie était finie ; il en a une autre avec de vrais amis, un job de rêve quitte à laisser encore ses études entre parenthèses. Il perce, il pose, il enchaîne les photoshoots ; c'est fatiguant, c'est harassant, il doit sculpter son corps encore plus qu'avant, et jouer des rôles selon les demandes sans préparation compté dans son temps. Mais il aime cette vie, il le prend bien et continue ainsi ; son manager est au courant pour sa vieille amie, mais Sven est une perle trop précieuse à laisser tomber, juste pour une histoire passée. Il n'est pas encore un "top" ; il répond aux standards mais c'est encore un petit nouveau sans expérience. Il pose dans le prêt-à-porter haut de gamme, en noir et blanc s'il vous plaît, mettant en avant son corps bien sculpté ; et dans le cosmétique très respectable, enchaînant les poses tendancieuses et respectant les codes du sensuel tout en restant dans l'élégance élogieuse. Le bleuet ouvre ses pétales fines et sourit, l'élégante fleur s'épanouit.

13 Octobre 2011
Il fait chaud dans cette villa, et l'entièreté de la maisonnée est agitée ; il s'agit là d'un photoshoot depuis longtemps programmé. Le danois est traîné à droite à gauche, il est pouponné ; il ne compte même plus les couches de maquillage sur son visage à force de le rafistoler. Aujourd'hui se déroulent les tests - examiner les lieux, tester le maquillage et au besoin le corriger, ne jamais laisser une erreur faire déraper, cet agenda déjà bien rempli et compliqué. C'était un début pour Sven ; faire ses pas dans la haute cosmétique pour une maison de parfums qui l'avait repéré. Cela n'avait rien à voir avec les photoshoot dans un endroit tout juste privatisé ; la villa appartenait déjà à la société. Une piscine à disposition pour se détendre, et au besoin le clip publicitaire s'y prendre. La journée se passe dans une folie d'aller et de retours dans tous les recoins de la villa, de photos prises sur le tas et de poses à en faire mal aux bras, aux jambes au corps entier sans exception - sans pour autant atténuer sa beauté et son éclat. Sven est le modèle central de cette campagne ; il lui faut faire bonne figure dans ce monde obscur avec qui il tente de maintenir la distance telle une ex-compagne, venant pour poser et repartant chez lui de nouveau dans la réalité. Il séparait toujours sa vie professionnelle de sa vie personnelle, et était en quelque sorte heureux de ne pas être connu au point de devoir constamment mêler les deux.

Mais aujourd'hui est différent ; car l'ampleur de la campagne publicitaire devait le faire rester pendant trois jours entier dans le même air, à partager ses journées avec les mêmes personnes et les mannequins jaloux sans le cacher. Et le soir, les ombres prennent le pouvoir, sans que l'éclat de la joie et du petit matin, ne parviennent à transpercer son voile de satin. Sven rentre dans sa chambre, exténué, après ce cocktail de bienvenue, entouré d'admirateurs tous aussi rapaces envers ce nouveau venu ; et d'yeux hostiles l'entourant, la jalousie le couvrant, dans une atmosphère conviviale teinté de tourments. Il sent déjà une crise d'anxiété, cette vieille pourriture qui a repris une partie de sa place dans son esprit peu reposé ; mais il l'accueille sans haine, seulement avec fatigue, dans sa chambre seulement illuminée, par la lueur de la douce Lune filtrant par la grande baie vitrée. Mais des pas hostiles s'approchent, au rythme fiévreux et légers pour que personne ne les remarque sur leur porche ; et l'instinct s'éveille. Ce n'est pas le genre de choses qu'un humain ordinaire pouvait sentir ; et pourtant Sven sent ses sens s'hérisser. Il ne comprend pas tout de suite, lâchant seulement un juron pour ce moment mal choisi ; crap. Mais Anxiété l'attire à nouveau dans ses bras faussement doux ; et le monde redevient flou. La porte s'ouvre sans bruit, cette villa luxueuse a les gonds bien huilés ; et la silhouette d'un jeune homme de taille haute, et de densité musculaire inférieure à Sven fait son apparition. Mais le danois n'est toujours pas sorti de l'étreinte mortelle d'Anxiété ; vite vite, avant qu'il ne soit trop tard, réagis non mais ! Les paupières s'ouvrent d'un coup, laissant entr'apercevoir un ambre éclatant, avant que la vision se brouille l'épingle tenue par l'intrus s'abattant sur l’œil droit sans remords. Un rugissement de douleur et de rage éclate ; et personne ne sait vraiment ce qu'il se passe par la suite sinon une grosse tâche écarlate, tâchant le tapis aux millions de sa jalousie ingrate. Sven a le bras droit de son pyjama en lambeaux, et l'intrus la main gauche en morceaux ; pourtant, ce monde guindé et clinquant, déteste qu'un imbécile fissure ses projets lisses et parfait sans contretemps. Le jaloux est envoyé à l'hôpital, l’œil blessé de Sven est guéri par un médecin sur place, et tiens, cela pourrait en faire sa signature dans le monde du luxe haut de gamme. Personne ne cherche vraiment, personne n'en parle ; et le Temps reprend son cours, le danois est traité comme une statue de cristal, avec précaution et exigence, propulsant son nom au sommet des tabloids et de leurs ventes. Mais quelque chose s'est déclenché chez lui, une prise de conscience et la nécessité de maîtriser ce nouveau pouvoir qui nuit.

22 Décembre 2011
Cet épisode a enclenché en lui, la conscience de faire mieux connaître l'anxiété sa vieille amie. Non pas à ses proches ou son entourage seulement, mais au monde entier s'il était impossible d'en faire autrement. Car la société se tait, sur ce détail qui lui déplaît ; les neurodivergences, les causes et les conséquences. Sven est un peu fatigué après ce périple dans une villa guindée, un œil fortement abîmé ; il prend une pause dans sa carrière qui semble de toutes façons stagner, préférant mettre un point d'orgue sur l'apothéose sans rien pourtant se fermer, et reprend entièrement ses études pour se consacrer, à la psychothérapie et la sensibilisation des personnes même non concernées. Internet est large pour s'y perdre ; et c'est là qu'il voit, un bel après midi du début d'hiver, une demande de bénévolat international pour sensibiliser les élèves énormément pressurés, de Corée du Sud - à Séoul pour préciser. Ni une ni deux, l'avion est booké pour le lendemain - les partiels sont déjà passés, voilà donc une sorte de repos bien mérité. Et le voilà valise en main, vol direct et première classe pour pouvoir se reposer pendant le trajet, de treize heures sur ce siège passager.

Et c'est là, à Séoul en plein hiver 2011, qu'il prit conscience que sa spécialité plus tard serait, plus que la psychothérapie, celle sur l'anxiété. La campagne de sensibilisation se fait dans un grand froid, comme tous les hivers en Corée auxquels il n'était pas tout à fait habitué ; emmitouflé dans un manteau épais, offert par son manager avant son départ pour une pause bien méritée, il le chérissait particulièrement à ce moment, face au froid sec et mordant. Le choc de température rendait également son pouvoir particulièrement instable, et ce séjour de presque-vacances en terre étrangère lui avait permis d'apprendre à mieux le maîtriser et le rendre plus sage.
Et c'est également là qu'il fit sans doute l'une des rencontres les plus marquantes de sa vie ; lors d'une sensibilisation sous forme de stand dans la cour d'une école, il fut mis en binôme avec une jeune femme charmante, un petit bout de caractère, qui était là "juste pour aider et s'engager" ; elle répondait au nom harmonieux de Jae-Hwa. Oh, mais vous savez, même si l'histoire est présentée ainsi, ils ne s'entendaient guère à leurs débuts ; si la communication fut facile à établir, c'était plutôt en sarcasme contant pour Jae, qui ne supportait pas de voir ce jeune homme aux allures de riches pédants "s'occuper de la populace merci on s'en sortait", et en réponses amusées pour Sven qui la taquinait effectivement pour la dérider. Puis de fil en aiguille, et puisqu'on ne change pas une équipe qui gagne, ils furent mis en binôme jusqu'à la fin de la campagne, Sven étant particulièrement apprécié car ayant déjà vécu l'anxiété, mais nécessitant une personne parlant coréen pour traduire ses dires aux parents inquiets. A la fin de cette sensibilisation, Sven resta encore trois semaines histoire de prendre un vrai break avec le monde qui l'avait jusque là entouré, et découvrir un peu de nouvelles choses et s'ouvrir au monde comme il ne l'avait jamais fait ; et en cela, il développa une forme amitié avec Jae.

Il avait parfois l'impression d'avoir vécu 3 vies jusque là ; trois périodes différentes qui l'avait construit et mené le long de son chemin, avec des hauts et des bas.
22 Décembre, 8h13.
10 appels manqués.
"Mais qu'est-ce que tu fais, on avait rendez-vous à 8h10, magne toi de descendre j'ai froid moi !"


7 Août 2014
Il fait chaud, et l'agenda en cuir marron délavé est plein à craquer. Je pars de chez moi toujours calme et posé ; bien que je suis légèrement juste par rapport au rendez-vous pris à l'agence hier à la volée. Je n'ai donc pas le temps de passer prendre mon courrier ; qu'importe, mon manager viendra s'en occuper. Il a les clés, j'habite dans mon appart' de fonction à Paris, heureusement que j'ai donné l'adresse à Jae avant de partir un peu à la va-vite ; tout me semble être booké à la dernière minute, un peu plus sensible et je serais déjà devenu fou. Mais je gère - il le faut bien. J'appelle un taxi, c'est plutôt "fancy" dans la capitale française. Je dois péter 10 mots dans cette belle langue, mais le chauffeur semble avoir compris l'adresse ; tant mieux, je ne suis pas trop d'humeur.

Marco prit le tas de lettres que dégorgeait littéralement la boîte. Mon dieu, mais quelle tonne de courrier il reçoit tous les jours le petit, se dit-il amusé quoique croulant un peu sous le poids que le facteur a pris soin d'agrémenter d'un petit colis. Il prend alors les escaliers taillés de ce logement moderne et spacieux ; un duplex. Mais le long du chemin, se glisse hors du tas une petite enveloppe agrémentée d'un sticker papillon et de motifs mignons ; "By Air". Elle glisse et s'envole jusque la baie grande ouverte de ce loft, avant de se gambader dans le ciel peu couvert de Paris. Pourquoi cette lettre là ; le destin est bien précis. Il s'amuse un peu ; et Sven le sait bien, et c'est pourquoi il prend soin de prendre son courrier dans une pochette dédiée à cela, tous les jours tous les matins.


Quand Sven rentrera ce soir-là, il sera déçu de ne pas voir parmi le tas ennuyant et sans intérêt, la lettre-papillon tant attendue dans son courrier. C'était limite si il n'allait pas lui-même à la Poste trier quand il commençait vraiment à s'impatienter. Il faudrait que je relance, se dit-il avant de se faire inonder d'appels et de propositions à la volée. Un papillon s'envole discrètement de la bouture de magnolia plantée au coin de la baie, mais qui ne fleurira jamais ; il comptait pourtant lui faire une surprise, car il voulait l'inviter à Paris pour fêter leur rencontre autour d'un petit café. Mais cela ne se fera jamais, et quelque part, à qui la faute ne se posait même plus dans le courant rapide du temps qui passait.



What's up now ?
Le train-train, la vie de tous les jours ; pourquoi pas changer ? S'inventer une quatrième vie, se laisser pousser des ailes dans un autre endroit sortant de l'ordinaire ? Le jeune danois - plus tout jeune mais il détestait s'entendre dire qu'il approchait la trentaine -, avait entendu parler d'une île aux habitants étrangement dotés, de pouvoirs peu banalisés. Et prenant pour excuse l'expansion de sa renommée, parce que l'Europe et l'Asie c'était bien beau mais fallait bien élargir, il prit ses bagages, fit la bise à ses proches, et partit à l'aventure sur cette île, plein d'espoir de nouvelles surprises et d'une vie entraînante d'un mannequin insolite. Mais qui aurait pu lui laisser deviner, qu'une autre surprise encore l'attendait ?


Derrière l'écran
Eleana ᵜ 18 balais ᵜ Il claque toujours autant moi j'dis. ᵜ Bouh.

Code:
[b]Danish Tiger[/b] • Capacité à se transformer en tigre de Chine méridionale, à choisir des attributs à mettre sous forme féline, ou à décupler ses capacités sensorielles.  ▬ [i]Sven Jørgensen[/i]
Code:
[b]Mannequin[/b] • Summerside ▬ [i]Sven Jørgensen[/i]
Code:
Shokudaikiri Mitsutada • Touken Ranbu ▬ [i]Sven Jørgensen[/i]




Dernière édition par Sven Jørgensen le Mar 27 Juin - 23:49, édité 4 fois
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Jae-Hwa Bakh
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Sam 24 Juin - 20:54

Bonsoir mon bel ami!

Cela me fait bien évidemment TERRIBLEMENT PLAISIR de te voir ici (en toute sobriété, tu me connais), installe toi confortablement, et surtout, bienvenue! Je suis POSITIVEMENT ENCHANTEE.

(Bon courage pour ta fiche, surtout .)

Et sinon IRL je suis dans un mix comme ça.

Jae et les émotions:
 

La sobriété, te dis-je.
Bisous sur ton museau de tigrou !
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Lilith Aegnor
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Sam 24 Juin - 21:55

Bienvenu !
Joli choix de vava (un mannequin aussi, c'était obligé) !

▬ ● ● ● ▬
Merci à Drou et Doku pour les avatars ♥
Adore U
#faea91
I feel weird, I’m not talking as much. My friends are all worried. My heart races only when I’m in front of you, so I’m sorry about my clumsy actions.
https://www.youtube.com/watch?v=9rUFQJrCT7M
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Arizona Williams
Cantabile
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Sam 24 Juin - 22:25

Bienvenue, mystérieux individu à l’œil masqué!
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Katrina M. Heikkinen
Vivace
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Sam 24 Juin - 23:33

JE VIENS DIRE BIENVENUE PARCE QUE C'EST SHOKUDAIKIRI MITSUTADA. VOILA. Les gens de ce forum veulent faire saigner mon nez, merci.



Bienvenue, t bo.
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Sven Jørgensen
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Dim 25 Juin - 1:25

Jae : merci pour l'accueil adorable p'tite volute de fumée, tes émotions en gradation m'ont littéralement tué - oui tu es toujours dans la sobriété. J'te dis de suite, je suis le hype même.

Lilith : merci ! Et oui ehe, faut bien mettre en avant ce beau corps son talent. u.u

Arizona : merci à toi, jeune fille à la jolie moue capricieuse !

Katie : de toutes façons tu serais pas venue me dire bienvenue sur mon DC, je t'aurais boudée bb - je parle avec Taïs, qu'importe.
(Mais merci, toi aussi t'es belle, mais stp meurs pas d'hémorragie nasale. )
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Øksa W. Ðnor
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Dim 25 Juin - 11:40

COUPIN AU Ø !
Cpas toi qui te plaignait de mon Øksa à cause du o barré ?
CFAIT PLAISIR DE TE REVOIR ICI MON CHOUW
Fighto pour ta fiche !
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Yōsuke Gotô
Andante
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Dim 25 Juin - 12:47

ReBienvenido !
Ce Vava et cette image sur ta fiche juste
Bonne chance pour ta story !
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Ambroise Neelov
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Dim 25 Juin - 14:58

PSEUDO ET LETTRE INFERNALE. *Q*'
Toi je t'aime.

Beau caractère, en tous cas, et excellent pouvoir. *Q*'

WELCOME HOME SWEETIE. *\O/*

J'ai hâte de lire ton histoire. *w*
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Artemis Kane
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MessageSujet: Re: Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]   Dim 25 Juin - 20:57

Graaaaaooouuh !!! (oui c'est l'effet que ça m'a fait...)

Je sens que je vais aimer ton perso

▬ ● ● ● ▬

               
I hate you I love you
I hate that I love you
Don't want to, but I can't put
Nobody else above you

▬▬▬▬▬▬▬▬

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Cantabile - Sven Jørgensen [DC Altaïs]
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