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Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 5 Déc - 18:42


Vaan Walker

28 ans ᵜᴥ 21 décembre ᵜᴥ 1m77 ᵜᴥ ♂ ᵜᴥ yeux bleus (lentilles dorés) ᵜᴥ cheveux bruns ᵜᴥ  Professeur d'arts plastiques et de musique ᵜᴥ Créatif ᵜᴥ Distant ᵜᴥ Virtuose ᵜᴥ Légèrement maladroit ᵜᴥ Malicieux ᵜᴥ Secret ᵜᴥ ᵜᴥ Taquin ᵜᴥ Peut paraître hostile ᵜᴥ Tendance à se renfermer ᵜᴥ Cultivé ᵜᴥ ᵜᴥ Déterminé ᵜᴥ ᵜᴥ Impulsif ᵜᴥ S'avère être doux ᵜᴥ Un peu romantique dans le fond

Mon pouvoir
La mélodie du coeur ou de l'âme, peu importe son nom, est le pouvoir que tu possède et nommé. Ce pouvoir te permet d'entendre la mélodie des gens qui se forme grâce aux émotions. Ton pouvoir est quelque peu aléatoire parce que soit elle te laisse choisir une cible pour que tu puisses écouter qu'une seule mélodie ou bien alors tu entends celle de tout ceux qui se trouvent à 2 mètres maximum de toi lorsque tu l'actives. Ce qui te fatigue davantage plus. En parlant de fatigue, si tu commence à être épuisé, les mélodies deviennent de plus en plus horribles à entendre et tu risques l'évanouissement si tu ne fais pas attention alors n'essaye pas d'écouter la mélodie de tout le monde, mon cher Vaan.

Tu sais ce qui te plait dans ton pouvoir ? C'est qu'une personne ne gardera jamais la même mélodie. Elle change progressivement via les émotions, la mélodie correspond à ce qu'une personne peut ressentir normalement. Cependant, si une personne est saoul, la mélodie est un peu floue et trompeuse, c'est un peu les même symptômes qu'une personne qui est perdue dans ses pensées et émotions. Il n'est pas rare que tu crois que quelqu'un est bourré ou juste perdu du coup parce que rien ne t'indique l'état de l'individu. En revanche, une personne qui est sous l'effet de la drogue a une mélodie encore plus floue, limite indescriptible. Mais attention cela ne veut pas dire que c'est horrible à entendre, tant que tu n'es pas épuisé, ça s'écoute.

Tu peux au moins écouter la mélodie d'une seule personne pendant au moins une heure, deux heures si c'est vraiment la première personne de la journée mais tu peux t'arrêter à tout moment si tu as envie, tant que c'est au delà de deux minutes d'écoute. Tu ne peux déterminer combien de personne tu peux écouter par jour en solo. Peut-être 5-6 à présent contrairement à lorsque tu étais jeune où c'était moins mais encore tout dépend de ton état.
En revanche, quand c'est plusieurs personnes qui sont prit (10 personnes maximum) tu ne peux que les écouter pendant une demi-heure parce que ça t'épuise beaucoup trop et comme ton don est un peu un connard comme il est aléatoire, fait très bien attention quand tu l'utilise. Parce que tu auras beau décider d'une cible, ton pouvoir peut en décider autrement et s'activer pour écouter au hasard des personnes qui t'entourent.

L'avantage c'est que tu aimes vraiment la musique, tes parents t'ont apprit à l'aimer, et même si tu avais refusé, tu es obligé de prendre le chemin qu'ils te tracent plus ou moins pour parfaire leur "idéal" mais on s'égare. Il n'est pas rare que ton pouvoir puisse t'inspirer au point d'écrire des partitions, souvent en te basant sur ce que tu entends. Tu as développé une oreille musicale et tu as une ouïe fine désormais.

Néanmoins, comme dit plus tôt, plus tu seras fatigué à force d'utiliser ton don dans la journée et plus les belles mélodies que tu entendais aujourd'hui deviennent horribles, limite cacophonique. Les effets peuvent passer à de simples maux de tête avec quelques vertiges léger à la tête qui tourne avec saignement de nez jusqu'à vomissement et s'évanouir.

Bien sûr, tu peux qu'entendre la mélodie des humains et rien d'autre, sauf exception, si c'est un métamorphe, tu peux entendre sa musique même transformé.
Autre chose, qui te frustre d'ailleurs, c'est que tu ne peux même pas connaître ta propre mélodie alors que tu serais bien curieux de savoir à quoi elle ressemble... mais ce n'est pas bien grave, tu t'y fait.

Mon histoire
Tu es né en ce jour glacial de décembre. Tout blotti contre la chaleur de ta mère qui sanglotait tout en te répétant des mots d'amour et remerciant un quelconque destin. Même ton père pleurait un peu. Pourquoi est-ce qu'ils pleuraient comme ça à ta naissance ? C'est simple. Toi, nouveau-né capricieux, tu as mis beaucoup de temps à sortir par rapport à ton frère jumeau qui est sorti du ventre de votre mère depuis un long moment. Ils ont cru qu'il y avait un problème, que tu étais probablement mort. Un peu glauque, non ? Mais tu allais très bien. Les infirmières l'ont confirmé plusieurs fois bien qu'elle constatait que tu étais légèrement plus léger que ton frère mais tu vas bien. Rien d'anormal. Dans un réflexe que tu as sûrement depuis toujours, tu place ta petite main près de celle de ton jumeau avant de t'endormir paisiblement.

Tu es né d'une mère londonienne appartenant à une famille parfaitement aisée et d'un père beauvaisien, peintre plus ou moins connu dans sa ville. Ville où tu es justement né, d'ailleurs.

Aiden et toi vous vous ressemblez beaucoup, Mary et Léon ont du mal à vous différencier mais au fil des âges, un détail pouvait les aider. Ton jumeau avait des cheveux châtain tandis que toi tu avais une chevelure ébène. Le seul noiraud de la famille d'ailleurs, ça doit sûrement provenir de la racine paternelle puisque la soeur de ta mère était brune alors un de tes grands-parents paternel l'étaient probablement aussi.

En tout cas, on ne pouvait pas dire que tu étais malheureux, au contraire, tes parents étaient adorables bien que tu avais remarqué qu'ils semblaient plus se préoccuper d'Aiden que de toi. Ta famille paternelle était plus présente que ta famille maternelle, ce qui était logique en soit. Oh tu aimais tant jouer avec ton cousin Axel, il t'amusait beaucoup.

Mais parlons de ton frère, plutôt. Après tout, il n'était pas rien à tes yeux. Il est ton jumeau, ta moitié, ton double. La personne que tu aimes et pourtant que tu as envie de détester. Vous êtes si fusionnel et complémentaire. Pendant que toi tu étais compétitif, il était calme mais il était loin d'être la victime non plus, au contraire. C'est stupide mais tu n'aimais pas le fait qu'il soit né en premier, t'aimais pas comment tes parents le chouchoutait alors que toi aussi tu recevais autant d'affections. Tu étais jaloux mais dans un autre côté, tu étais heureux. Peut-être que tu as des soucis dans ta tête, tu ne sais pas. En parlant de tête, il s'est passé quelque chose qui t'a marqué à tes cinq ans. Vous étiez dans la grande bibliothèque du manoir, en train de jouer ensemble quand tout à coup... tu entendais quelque chose. Cela ressemblait à de la musique, une berceuse plutôt joyeuse et enfantine qui raisonnait dans ta tête. Tu avais levé ta petite tête pour regarder autour de toi pour pouvoir trouver la source mais tu ne trouvais rien.

« - Tu entends cette musique ?
- Hm ? Quelle musique ? »

Quoi ? Comment ça quelle musique ? Il est sourd ? Tu te demandais ça sans cesse, totalement perdu par la situation. La berceuse continuait encore et encore, elle ne cessait pas, tournant en boucle et ça te perturbait. Tu finis par t'y habituer peu à peu à elle jusqu'à que deux nouvelles mélodies se rajoutent en même temps pile lorsque vos parents sont entrés dans la salle. Tu as paniqué et tu leur a raconté cette histoire mais ils se sont juste contenté de se regarder, surpris, avant de te répéter que tu avais une imagination débordante. Cette remarque te faisait bouder, évidemment.

Malheureusement pour toi, tu ne savais pas ce qui t'attendait demain... En effet, à la maternelle, en classe, tu t'es mis à entendre pleins de mélodies qui venaient dans tous les sens, ça te faisait mal à la tête et t'épuisait. Les sons devenaient alors de plus en plus désagréable à tel point que l'enseignante t'a retrouvé en boule sous ta table, les mains plaquées sur tes oreilles tandis que tu sanglotais en hurlant d'arrêter tout ce vacarme avant de t'évanouir. Depuis ce jour là, quelques adultes te regardaient bizarrement en pensant que tu étais fou alors que ton frère te soutenait mais tu le rejetais. Au final, après plusieurs semaines, c'est le directeur, compatissant, qui t'expliqua que tu possédais tout simplement un don mais que tu ne le maîtrisait pas du tout, ce qui était normal. Tu ne comprenais presque rien de ce qu'il te racontait, tu n'es qu'un gamin après tout. Juste que tu as un super-pouvoir ? Mouais, tu aurais pu avoir mieux comme pouvoir mais au moins tu avais quelque chose d'unique que ton jumeau n'a pas et ça te faisait plaisir. Tu étais très heureux car enfin tu ne ressemblait pas à ton frère. Tu te moque de lui de temps en temps, pour le taquiner. Oui, tu étais chiant. Oui, tu étais un connard dès ton jeune âge et tu méritais qu'on te donne des baffes plusieurs fois mais bon tu avais tes raisons comme tu le répétait si souvent sans pour autant en dire plus.

Après quoi, à tes huit ans, tu commençais à t'intéresser aux livres grâce à Aiden mais tu n'oses pas l'avouer ça. Tu avais remarqué que ton jumeau allait souvent à la bibliothèque pour lire, alors, un jour, lorsqu'il n'était pas là, tu en as profité pour t'y faufiler pour aller lire un de ses maudits bouquins en te disant que ça doit être terriblement ennuyeux... tu parles. Tu as lu pendant toute une après-midi entière. Lire t'a beaucoup plu et intéressé. Tu n'avais pas envie de t'arrêter, tu avais envie de lire demain, et encore demain, puis l'autre demain. Toujours en cachette parce que tu ne voulais pas que ça se sache jusqu'à que tu finisse par accepter que toi et Aiden aimez lire alors ça doit être sympathique de lire ensemble...
Il n'empêche que tu ne cessais de penser qu'il était un vrai boulet. Encore plus lorsque vos parents vous demandent de choisir un instrument pour avoir des cours de musique. Il a osé choisir la flûte. Une flûte. Dans quel monde on veut jouer de la flûte ? Tu n'aimais pas la flûte et ça te frustrait alors que tu avais pris piano. Dans le fond, tu étais juste un peu triste qu'il n'ait pas choisi guitare parce que au moins, il aurait pu mieux t'accompagner dans un duo piano-guitare... mais bon, pourquoi pas la flûte, hein... Tu étais énervé. Surtout énervé contre toi-même pour des raisons qui t'es toujours autant personnel.

Entre temps, tu t'es voué une passion pour l'art du dessin, en particulier la peinture alors ton père te donnait des coups de main pour que tu progresses avant de t'inscrire dans des cours de peinture. Tes semaines étaient un poil chargées entre l'école, tes cours de piano et tes cours de peinture mais tu ne t'en plaignait pas malgré la fatigue physique et surtout mentale à cause de ton pouvoir qui s'agrandissait. Au moins, tu faisais plus de choses que ton frère et c'est ce qui te rendait heureux, à te motiver d'aller toujours de l'avant.

Seulement, peu de jours après la naissance de ta cousine, Claire, alors que tu n'avais que onze ans, quelque chose te bouleversa. La veille, il y avait une grosse tempête et toi, la merveilleuse idée que tu as pu avoir, c'est d'aller dans les bois pour te balader. Tu gambadais innocemment près des arbres qui menaçaient de te tomber dessus à tout moment s'il le fallait. Chose dite, chose faite. Un vieil arbre, secoué par le vent, ne s'attarde pas à t'écraser. Tu as tenté de fuir mais tu tombe lamentablement au sol, maladroit comme tu es. Puis une ombre semblait te survoler. Aiden était au dessus de toi, te tenant fort contre lui pendant qu'il tendait une main tremblante vers l'arbre qui allait bientôt s'abattre sur vous. Tu pleurais. Tu t'inquiétais. Non pas pour toi mais pour lui parce que tu tenais à lui et t'avais pas envie que l'arbre l'écrase, toi, tu t'en fichais si ça tombait sur toi. Mais tu fini par remarquer la main étrangement noire du châtain et lorsque l'arbre le toucha, le tronc se brisa en plusieurs morceaux, sciant l'arbre en deux. Tu étais choqué en voyant ça. Est-ce que par hasard, Aiden aurait lui aussi un don ? Sa main avait prit sa couleur normal en tout cas mais il saignait du nez. C'est la première fois qu'il voyait ça. Est-ce qu'il vient seulement de découvrir son pouvoir ? Tu eus un sourire triste à ce moment là mais tu ne le montrais pas. Tu ne savais même pas pourquoi tu avais si mal au coeur comme s'il était brisé.

Tu n'aimais pas ton frère, tu l'adorai, tu l'a toujours admiré en secret parce que tu n'osais pas vraiment montrer tes véritables sentiments parce que tu avais peur de te montrer trop vulnérable à ses yeux et qu'il utilise tes faiblesses pour te trahir un jour. C'est égoïste quand tu y penses. Tu agis mal juste parce que tu as peur qu'il te trahisse, peur de te lier à ton propre jumeau alors que tu sais très bien que dans le fond... tu étais profondément lié à lui. Ce n'est pas qu'un frère. Il était comme la moitié de ton coeur mais tu n'as pas cessé de te mentir. Tout ce que tu voulais c'est de pouvoir le protéger, qu'il soit fier de toi mais il a fallut qu'il ait un pouvoir. Un don qui était mieux que le tien puisque apparemment il pouvait détruire ce qu'il touche alors que toi... tu ne peut que te contenter d'entendre de la musique. C'est là que tu te sentais vraiment inutile sur le coup. Tu es bête. Tu ne servais à rien. En vrai, tu te sentais déjà trahis. Peut-être que ce n'est qu'une période, qu'en grandissant, tu lui pardonnera et l'aimera normalement, après tout, les jumeaux ont la plupart du temps ce lien étrange de dominant-dominé, pas vrai ? Tu essayais de te trouver une raison. C'est sûrement ça.

« - Hey, Vaan... j'aime pas quand tu pleures parce qu'après ça me rend triste... on est jumeau, pas vrai ? Quand tu es triste, je suis triste ! »

Tu ne lui répondais pas, te contentant juste de te lever en le poussant avant de courir pour rentrer à la maison et t'enfermer dans ta chambre. Aiden ne mérite pas d'être triste pour toi que tu te disais en t'en voulant. Tu aurais tellement aimé être l'ainé et pouvoir lui être utile mais tu n'étais que le cadet inutile. Que pourrais-tu faire pour qu'Aiden soit fier de toi, un jour ?
Pauvre idiot, tu ne sais pas à quel point tu es aveugle pour ne pas te rendre compte qu'Aiden t'aimait et est fier comme tu es mais tu penses trop. Maladroit socialement et têtu en plus de ça.

Au fil du temps, tu finis par t'assagir peu à peu, acceptant plus ou moins ta position par rapport à ton frère. N'en parlons pas de ce moment où tu as été frustré lorsque Aiden a eu sa soudaine poussée de croissance qui a fait qu'il te dépassait de quelques centimètres désormais. Après ça, tout semblait bien se passer...  Seulement, quelque chose te manquait et te tracassait. Aiden était un peu différent, moins innocent aussi, du haut de ses seize ans il sortait à gauche et à droite. Ton jumeau ne restait jamais en place, il avait toujours une petite-amie différente et il y a eu pleins d'autres choses qui ne t'a pas plu. Sûrement parce que tu avais un certain respect envers les femmes et que tu n'aimais pas trop comment il agissait. Toi, en attendant, tu continuais de parfaire tes compétences de musicien et d'artiste tout en lisant pleins de livres lors de tes temps libres.

Puis un jour, tu as rencontré ce garçon à la chevelure dorée dont tu t'en moquais bien de sa présence depuis le début de l'année. Tu voulais l'intimider parce qu'il agissait d'une façon que tu n'aimais pas, il était trop niais à tes yeux en plus de ça mais c'est avec surprise qu'il t'a dit calmement que ce n'était pas en te montrant ainsi que tu allais l'effrayer. Il a même osé te demander si tu avais un cerveau sous ta touffe. Oui, il a osé te provoquer mais ça ne t'a pas énervé comme ça te le fait d'habitude. En vrai, ça t'a même beaucoup plu, il avait du répondant finalement le petit blondinet. Parfois, il te faisait même rougir furieusement et ça par contre, tu aimais moins, t'avais pas envie de montrer tes faiblesses mais malheureusement pour toi, il a fini par le remarquer avec le temps. Tu ne sais plus trop comment c'est arrivé ensuite mais vous avez fini par former un couple assez rapidement. Tu étais très heureux, tu es même devenu plus doux, surtout en sa présence. Néanmoins, lorsque tu l'a présenté à tes parents quelques semaines après, tu finis par comprendre qu'ils ne l'aimaient pas spécialement. Il a une mauvaise influence, qu'ils disaient. Eux et leur histoire de réputation, ça te dépassait. Puis si ça leur préoccupe tant, pourquoi ils ne vont pas encadrer Aiden qui se lâchait un peu trop ces derniers temps ? Parce que c'est le chouchou de la famille ? Rien que d'y penser ça t'énervait. Tes parents ne sont pas si méchants mais ça n'empêche pas que cela pouvait te taper sur le système.

Après ça, tu continuais de travailler dur, tentant d'être meilleur dans les domaines souhaités. Tu ressemblais à un petit pion dans cette famille, que tu te disais mais tu ne te rebellait pas parce que pour le moment rien te déplaisait. La musique et l'art étaient fait pour toi. Tu ne pouvais rien demander de mieux. Seulement, en étant trop concentré sur tes cours, tu n'as pas remarqué que ton petit-ami allait mal ces derniers temps jusqu'à ce jour. Il avait soudainement craqué et semblait se droguer, ce qui t'avait beaucoup surpris avant de t'inquiéter. Il délirait. Tu ne comprenais pas. Tu te concentrais pour pouvoir écouter sa mélodie... qui était finalement indescriptible si ce n'est que des petites notes qui partaient dans les aigües. Ce n'est pas la première fois que tu entendais ce genre de musique chez-lui et tu comprends bien vite que c'est à cause de la drogue, ou du moins c'est ce que tu pouvais en constater.

« - Vaan... tu sais ce que ça fait d'avoir quelque chose en travers de la gorge et qu'on ne peut le retirer ?! »

Un haussement de sourcil. C'est tout ce que tu as eu comme réaction, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire avant de t'apercevoir, un peu trop tard, qu'il avait sorti un couteau. Tu voulais lui prendre l'arme, craignant ce qui pourrait suivre mais il était trop tard. Il s'était poignardé plusieurs fois, presque en riant avant de s'égorger puis tomber raidement au sol.
Immobile et sous le choc, ton coeur tambourinait comme un malade alors que tu tremblais comme une pauvre feuille. Tu fixais le corps de Steven sans rien comprendre ou du moins tu ne voulais pas comprendre. Tu refusais cette situation de toutes tes forces mais tu ne pouvais rien. Tu as vu ce qui s'est passé et cette mélodie... pendant les dernières secondes, la mélodie avait changé. C'était un mélange d'apaisement et de désespoir. Mais pourquoi s'est-il suicidé ? Pourquoi n'avoir rien dit ? Tu ne comprenais pas et ton regard demeurait vide à présent. Le sang qui était sur toi ? Tu t'en moquais totalement. Tout ce que tu savais faire actuellement, c'était de rester droit et fixer le cadavre de la personne que tu as aimé.

Coincé dans ta bulle, tu ne faisais pas du tout attention à ce qui t'entourait, des gens te parlaient, te secouaient doucement l'épaule mais tu ne réagissais pas du tout. Tout était flou avant de s'assombrir, signe que tu as fini par t'évanouir.
La suite restait tout autant flou, tu te souviens de t'être réveillé le lendemain, totalement perdu avant de t'en rendre compte de la situation. Les souvenirs de ce suicide te revenait. Tu hurlais de colère, en larmes, tu te sentais plus ou moins trahis dans un sens. Toi qui te disait sans cesse qu'il ne fallait jamais montrer ses sentiments pour ne pas paraître vulnérable... tu as échoué, tu étais tout affaibli désormais, on s'inquiétait pour toi alors que tu n'avais pas envie qu'on se fasse du soucis. Ton jumeau toquait à ta porte en demandant si tu allais bien. T'avais juste envie de l'insulter de tous les noms, lui hurler dessus, lui faire comprendre qu'il pouvait bien aller se faire voir tout comme tu voulais supplier qu'il puisse rester avec toi pour te consoler. La réponse fut rapide. Tu as choisi de l'insulter un bon coup en lui demandant de s'éloigner et de te laisser tranquille.

Il a obéit et c'est tout ce qui comptait.

Tu ne voulais plus aller en cours, tu étais traumatisé par ce que tu as assisté. Tes parents t'ont fait voir plusieurs psychologues même si ça ne t'arrangeait pas de te confier ainsi, surtout à des inconnus mais c'était pour ton bien que tes parents répétaient. Des flash te revenaient sans cesse, surtout ce rire de folie qu'avait eu Steven avant de se tuer. Tu continuais de te demander pourquoi il a fait ça, est-ce que tu aurais pu le sauver si tu savais ses problèmes ? Tu n'en sais rien mais une chose est clair... tu n'aimais pas la drogue. Non, tu la détestait. C'est comme ça, c'est psychologique. Maintenant que tu reconnais la mélodie des personnes droguées, ça t'angoissait parce que tu t'inquiétais, pour eux, mais aussi tu avais peur que quelqu'un meurt à nouveau. Tu avais cette sensation désagréable que quelqu'un pouvait mourir à tout moment sous tes yeux. En plus de ça, tu n'allais pas en cours pendant deux mois au moins mais des professeurs venaient à domicile pour que tu suives tout de même. Il t'arrive d'avoir de nouvelles crises de larmes, parfois tu vomissais en te rappelant de ce que tu as vu. Ces images ne veulent pas se retirer de ta tête. Tu angoissais, tu n'arrivais pas à dormir.

Après quoi, tu as mis du temps à t'en remettre. Tu étais souvent en colère ou triste, tu rejetais encore plus le monde parce qu'il était hors de question pour toi qu'on sache ce que tu peux ressentir. Même si tu ne connaissais pas le motif de ce suicide, tu ne pouvais t'empêcher de finir par être heureux après t'en être remis, car les dernières secondes, la mélodie t'avais bien fait comprendre que Steven était enfin libéré en se donnant la mort. Enfin... en vrai, c'est ce que tu disais pour qu'on te fiche enfin la paix. Tu en avais marre de tout ce petit monde qui t'entourait pour t'aider à t'en remettre soit disant. Bien sûr que ça va mieux mais il faudrait un miracle pour que tu t'en remette entièrement. Tu as tout de même passer presque un an et demi à être surveillé, à passer tes heures perdues chez un psychologue et même chez un médecin. Tu as fini par tout arrêter parce que c'était bon pour toi... mais pour ne pas inquiéter ton frère, tu allais voir un psychologue de temps en temps si vraiment ça n'allait pas. Tu tenais à tes promesses alors tu allais le faire.

Désormais, tu avais dix sept ans et demi. Tu sortais très tard des cours et il faisait déjà nuit. Tu avais hâte de rentrer chez toi parce que tu étais fatigué mais quelque chose attira ton attention dans un coin douteux de la rue déserte que tu traversais.

Tu voyais un homme qui semblait harceler une jeune fille qui avait sûrement ton âge, alors tu t'y approcha calmement pour pouvoir pousser le jeune homme loin de la demoiselle et tu le menaçais, sans rien y craindre, avec ton cutter. Tu avais de la chance qu'il soit peureux parce que après s'être entêté il a fini par te fuir, ce qui te faisait soupirer en rangeant ton matériel. Ce n'est pas que tu ne savais pas te battre mais tu n'avais pas forcément envie de le faire non plus.
Alors que tu allais partir, oubliant presque la présence de la personne que tu as sauvé, cette dernière se mit à te parler en te remerciant. Tu t'es retourné pour la regarder pour de vrai cette fois-ci. Une blonde aux yeux bleus. Décidément, ces blonds aux yeux bleus sont partout.

« - Ouais ouais... rêve pas, je ne t'ai pas sauvé parce que je m'en souciais ou quoique ce soit... idiote. »

Menteur. Tu t'es inquiété pour elle et c'est bien pour ça que tu t'es jeté impulsivement pour te confronter à cet homme lâche mais tu ne voulais rien laisser paraître. Tu ne regrettais pas de l'avoir aidé mais tu la craignais un peu car c'est une lycéenne qui se trouve dans le même établissement que toi. Tu priais qu'elle puisse t'oublier demain.

Quel naïf. Elle t'a retrouvé dans la cour alors que tu étais dans ton petit coin solitaire depuis toujours. Cette blonde te parlait et se présentait au nom de Lily. Tu soufflais avant d'activer ton pouvoir par curiosité. Bon, tu t'es concentré que sur elle pourtant mais tu entendais la mélodie de tout ceux qui t'entourent, tu auras intérêt de vite le désactiver après deux minutes d'écoute. Néanmoins, ce n'est pas ça l'importance mais sa mélodie. Lily possédait une douce et belle mélodie, quelque peu mélancolique par moment mais avec des petites notes joyeuses. C'était plutôt beau et agréable.
Les journées s'écoulent assez vite, tu avais beau la repousser mais Lily était toujours là à persister d'être à tes côtés, déterminée et elle ne se retenait pas pour te gronder un peu quand il le fallait. C'était si adorable de la voir gonfler ses joues... tu ne pouvais t'en passer.

Au final, tu as toujours été faible, c'est ce que tu disais sans cesse, surtout à partir du moment où tu as fini par comprendre que tu étais à nouveau amoureux. En fin d'année, tu n'as pas hésité à l'inviter au bal du lycée. Cette soirée semblait si parfaite et tu l'avais embrassé dehors alors que vous étiez en train de regarder les étoiles.
Oui, c'est niais. Oui, c'est cliché. Mais qu'est-ce que tu en avais rien à foutre à ce moment là, t'étais juste heureux encore une fois et c'est tout. Qu'importe ce que peuvent bien penser les autres.
Tu veillais bien sur elle parce que tu n'avais pas envie de faire les même erreurs et tu avais de la chance de pouvoir aller à la même fac qu'elle, du coup vous avez eu un petit appartement ensemble. Tu avais du mal de quitter ton cocon familiale, de te retrouver loin de ton jumeau alors qu'en réalité tu as toujours été dépendant de lui mais Aiden t'a encouragé de partir et de faire ce que tu as envie de faire. Il t'avais préparé tout un discours pour te motiver à toujours d'aller de l'avant, il t'a expliqué à quel point tu n'avais pas besoin d'être puissant pour protéger ou qu'on soit fier de toi. "Tu peux rendre fier les autres en les aidant", qu'il t'avait dit. Sale caractère que tu as, tu l'a envoyé balader un moment avant de le poursuivre et le serrer fort dans tes bras. Tu l'aimais tellement ton frère.

Quittant Beauvais pour de bon, tu vivais désormais à Amiens avec ta petite-amie, tous les deux dans la même université. Tu la voyais qu'en cours de musique et durant les pauses. Vous travaillez dur et il vous arrivait parfois de vous entraider. Vous avez même un petit boulot dans la restauration en tant que serveurs pour le plaisir, parce que c'était amusant de servir ensemble. C'est ce que vous vous dites souvent. Parce que sinon, ce n'est pas comme si vous avez besoin d'aide pour arrondir vos mois puisque vos familles respectives, surtout la tienne, vous aidez à payer l’appartement et les études.
Le temps s'écoulait à la fois lentement et rapidement, plus les années passaient et plus votre amour grandissait également. Tu voyais déjà un avenir radieux qui allait bientôt ouvrir ses bras pour vous.

Ce soir là, tu allais bientôt avoir vingt cinq ans. Hier, tu l'avais demandé en mariage et sa réponse fut positive. Contrairement à toi, Lily avait déjà fini ses études depuis un petit moment mais elle t'encourageait toujours autant, il ne restait plus qu'une dernière petite ligne droite avant d'arriver à la fin toi aussi. Il ne te manquait plus grand chose pour être professeur. Tu regardais ta dulcinée dans les yeux alors qu'elle te souriait tendrement.

« - Si c'est une fille on l’appellera Ashley et si c'est un garçon ça sera Fenrir.
- Oui, ça me va parfaitement ! »

Tu t'en rappelle encore de la façon dont elle t'avait annoncé qu'elle était enceinte il y a quelques semaines. Tu étais si heureux par cette nouvelle. Tu avais si hâte de voir ton enfant. Tu lui fera découvrir pleins de choses et pourquoi pas lui apprendre du piano ! Ta future femme confie qu'elle avait une soudaine envie de caramel. Malheureusement, il y en avait pas à la maison alors tu regarda l'heure.

21 heures.

Le temps de sortir et te déplacer, tu arriveras sûrement une dizaine de minutes avant la fermeture du magasin en centre-ville. Tu l'embrassa tendrement en lui murmurant que tu reviendras vite avant de quitter le domicile.
Il t'a fallut une bonne quinzaine, voire même vingtaine, de minutes pour arriver et faire tes petites courses. Puis tu t'es dit pourquoi pas prendre des roses blanches puisqu'elle aimait tant les fleurs blanches.

Une fois que tu as ton caramel et tes roses, tu quitta le magasin pour te hâter vers l'abri bus. Dans dix minutes il arrive, ça va être un peu long. En attendant, tu fixa la neige qui commençait à tomber. Tu aimais beaucoup la neige parce qu'elle te faisait penser à Lily. C'était blanc et pure. Comme elle.
Le temps continuait de s'écouler, ça devait bien faire plus de dix minutes là et tu commença à te dire que tu aurais peut-être dû prendre un manteau plus chaud. Finalement, c'est à la trentaine de minutes que le transport arriva enfin. Tu avais hâte, tellement hâte de la retrouver, de pouvoir la serrer très fort dans tes bras.

En descendant du bus et en t'approchant de votre pavillon, tu remarqua quelque chose d'étrange. Tu ne saurais décrire quoi, peut-être que ce n'était que ton imagination alors tu ne t'en préoccupe pas plus, te dépêchant de rentrer... la porte était étrangement entrouverte. C'était bizarre au point de t'en faire froncer les sourcils.
C'est en entrant dans le salon que ton coeur manqua presque un battement en voyant du rouge sur du blanc. Tu aurais été probablement de marbre si tu voyais une colombe éventrée dans ton salon sauf que cette colombe la, c'était ta femme. Tu étais focalisé sur elle. Tu ne tilte pas encore que ta maison a été cambriolé. Tu t'es jeté à ses côtés, étouffé par un sanglot silencieux et tu lui prenait sa main que tu sentais trembler. Tu activa ton pouvoir pour vérifier quelque chose et tu entendais effectivement sa mélodie, ce qui voulait dire qu'elle n'était pas encore totalement morte bien que ça n'allait pas tarder. Lily bougeait un peu et te souriait difficilement, se baignant de plus en plus dans son sang.

« - V... Vaan... je suis heureuse de pouvoir... te voir au moins une dernière fois...
- Lily, je t'en supplie... reste avec moi...
- Je suis désolée... continue d'avancer comme tu l'as toujours fait, tu me le promets ? N'oublie pas que tu n'es pas seul, Vaan... il t'aime, Aiden... et n'oublie pas que je t'aime aussi. Vaan... j-...

Tu serra un peu plus sa main, tout tremblant. Sa mélodie était pleine de désespoir mais il y avait ce petit côté apaisé encore une fois bien que ça soit beaucoup plus mélancolique. Cela en était trop, tu sanglotais encore plus. Tu ne voulais pas y croire, c'était tout simplement impossible. En entendant le bruit de l'horloge, tu redressa ta tête pour regarder l'heure.

Joyeux anniversaire Vaan, ta femme est morte. Tu es faible, tu t'es toujours senti ainsi et maintenant tu le ressens encore plus qu'avant. Pourquoi ouvrir ton coeur quand tu sais que tu es incapable de garder ceux que tu aimes ? Tu es un incapble, Vaan, ne l'oublie jamais. Seulement, tu as toujours été déterminé et doté d'une forte volonté, tu as toujours tracé ton chemin. Des obstacles tu en a soulevé alors pourras-tu braver celui-ci ? Sans doute mais beaucoup plus difficilement. Parce qu'elle était ta future femme et la mère de l'enfant que tu n'auras jamais. Il ne te restait plus rien d'elle sauf des souvenirs.
Tu n'aurais jamais dû aller faire les courses que tu te disais, si tu avais été là, tu aurais pu la protéger ou même l'empêcher d'aller descendre. Tu te sentais fautif sur le coup.

Et dire qu'elle avait réussit à adoucir ton mauvais caractère, cette courageuse femme ne t'a jamais lâché depuis qu'elle t'a rencontré, toujours là pour illuminer tes journées et t'encourager. Elle t'a apprit à avoir réellement confiance en toi, à t'ouvrir. Tout ça, c'est elle qui te l'a apprit. Tu étais reconnaissant envers elle. C'est elle qui t'a guidé et dit qu'être professeur t'irait bien. Tu as pris ses mots dans ton coeur et tu as parcouru ce chemin pour elle, pour vous deux, car ça te plaisait aussi. Mais vous n'existe plus. Il n'y a plus que toi. Toi seul.
Tu savais que tu n'aurais jamais dû t'ouvrir à nouveau, tu savais que tu allais encore souffrir et pourtant tu as aimé une deuxième fois. Tu te sens à nouveau impuissant et trahis. Tu regrettais tellement de choses. Ah, tu t'en rappelle quand elle était fascinée par tes lentilles dorés que tu garde depuis toujours. Tu lui avait expliqué difficilement que c'était parce que tu avais envie de ressembler le moins à ton jumeau. Si tu es brun, autant avoir les yeux dorés quoi et ce depuis tes quinze ans.

* * * *

Tu te réveillai, allongé sur le canapé. Tu t'es endormi ? Tu ne t'en souviens plus, c'est flou dans ta tête mais tu remarques que ta femme n'était plus là. Une sirène. Tu t'en rappelle maintenant. Elle était morte après tout, il ne fallait pas la laisser là. Ils l'avaient examinés et emportés. Puis tu t'es évanouie mais ils faisaient leur boulot.
Tu n'arrivais plus à rien faire. Suivre tes études était difficile. Tu déprimais mais ton entourage te soutenait, encore une fois tu devais aller voir des psychologues, des médecins. Puis là, tu as une grosse claque. Tu n'as pas perdu que ta femme, mais aussi votre futur enfant. Cette pensée t'achevait davantage. Puis rester dans cette maison te faisait peur, tu devenais parano au moindre bruit, t'imaginant que quelqu'un viendrait t'assassiner ou quelque chose de ce genre.
Puis tu te dis que c'est mort pour être dans une relation cette fois-ci. Encore moins avec une femme parce que tu n'arrivais pas à l'oublier. Ton cerveau le notait très bien. Pas de femmes. Pas de drogues. Au moins, c'est clair et net.

Après quelques semaines acharnées à voir des spécialistes, tu sortais d'un cabinet, attristé. Tu descendais lentement la rue, les yeux fixés sur le sol puis tu sentis quelque chose se cogner contre ta cheville. Tiens ? Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Un petit miaulement retentit. Tu baissa lentement ta tête vers la direction pour remarquer un petit chaton noir aux yeux dorés de trois mois environ. Il se frottait à toi en miaulant sans cesse. Tu observais les alentours mais il n'y avait personne, ni d'autres chats. Tu eus un pincement au coeur en comprenant qu'il n'avait rien ni personne. Il était un peu comme toi. Tu te décide de tendre doucement ta main pour qu'il s'habitue à toi et ton odeur puis se laissa caresser. Constatant qu'il te faisait confiance, tu le pris avec toi pour le ramener à la maison. C'est impressionnant à quel point son pelage était froid. Le pauvre petit.

Tu le nourrissais avec ce que tu pouvais, il devait être affamé le pauvre. Tu t'occupes de lui, il venait te câliner, jouer avec toi. Tu l'a emmené chez un vétérinaire au cas où puis inconsciemment, tu t'attaches beaucoup à ce petit être. C'est un miracle qu'il soit venu à toi le jour de ton anniversaire. Tu ne pourrais te séparer de lui désormais. Il fallait alors que tu trouves quelque chose, un nom. Puis là, un souvenir de ta femme te vint à l'esprit...

Fenrir.

Le chaton aura le nom que ton fils aurait dû avoir. Quelques heures que ce félin était précieux pour toi. Tu as alors pris le chat dans tes bras en sanglotant, murmurant que tu l'aimais beaucoup et que tu ferais tout pour prendre soin de lui.
Évidemment, c'était horriblement difficile de surmonter le deuil de ta femme, peut-être que tu n'y arrivera jamais, mais avec Fenrir à tes côtés, tu te sentais légèrement moins seul.

Ta famille te rendait visite de temps en temps pour voir si tout allait bien. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que tu étais encore plus renfermé que d'habitude. Tu avais envie d'être seul avec ton chat, ne plus voir personne parce que tu avais peur d'être à nouveau blessé. Tu râles, tu pleure, tu es froid. Tes émotions changent trop vite. Un jour, tu as fini par revendre la maison parce que tu ne pouvais supporter d'y rester. Tout te faisait rappeler Lily. Du coup, tu as déménagé, mais tu restais toujours sur Amiens. Juste que tu es légèrement plus loin de ton établissement mais plus près du centre-ville au moins.

L'enterrement fini par arriver, un jour, tôt ou tard. Tu ne parlais à personne pas même ton frère qui voulait t'épauler. Encore une fois, il avait l'habitude avec toi, il t'en voulait pas mais il était triste que tu puisse à nouveau te renfermer après ces années d'efforts. Qu'importe, tu demeurais silencieux.

Arrivé à la fin, tu attendais un peu avant de partir sans dire un mot à ta famille ou les quelques amis de Lily qui sont venus.

Après deux ans d'études intenses, tu as passé le concours avec succès. Tu as obtenu tout ce que tu devais avoir pour être professeur d'université en musique et arts plastiques. Même si tes études étaient désormais terminé tu ne revenais pas à Beauvais, préférant rester vivre à Amiens. Fenrir avait bien grandit à coté et était baigné de ton amour, tu étais si fier de lui.
Après un petit temps, tu as eu une réponse pour enseigner dans une petite université. Tes débuts se passaient normalement. Tu paraissais légèrement dur pour tes élèves mais c'était bien parce que tu faisais tout pour qu'ils réussissent, tu tenais à ce qu'ils soient meilleurs, qu'ils s'en sortent.

Un an et demi plus tard, tu quitta ton poste ainsi que la France pour pouvoir t'installer sur l'île de Summerbrigde, une île dont tu en as souvent entendu parlé, surtout lorsque tu étais plus jeune. Tu avais été accepté par l'université en tant que professeur d'arts plastiques et de musique. Tu n'y croyais pas trop au début mais ta candidature avait bien été accepté. Évidemment, tu as prévenu ta famille qui est fière de toi et tu te dit que si Lily avait été là, elle aurait été très fière parce que tu n'as pas abandonné. Tu as continué ton chemin sans t'arrêter.

Tu oses avouer que ton jumeau allait te manquer mais tu ne te faisais pas de soucis parce que tu peux toujours lui parler et aller le voir de temps.
Après quoi, une fois arrivé sur l'île, tu t'es pris une petite maison plutôt sympathique en ville et tu as visité l'endroit, heureux. Tu avais hâte et tu étais prêts à faire face à ta nouvelle année dans l'enseignement, dans un tout nouveau endroit avec de nouvelles personnes... et surtout de nouvelles mélodies à découvrir.
Tu considérais même tes élèves comme tes enfants, toujours prêt à les aider et les soutenir, quitte à être légèrement envahissant sans le vouloir il faut l'avouer. Mais ça, tu n'y pouvais rien, après toutes ces années, tu ne t'es tout simplement pas remit de la perte du bébé.

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Dernière édition par Vaan Walker le Dim 16 Déc - 5:16, édité 22 fois
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 5 Déc - 19:22
Si j'avais eu un prof comme lui en musique et en arts plastiques, probablement que j'aurais plus suivi et que j'aurais eu des meilleures notes

Bon courage pour le reste de ta fiche!

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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 5 Déc - 20:31
Oh, vraiment ? Après, c'est clair que Vaan prend son rôle de professeur très à coeur et fait tout pour que ses élèves aient de bonnes notes, quitte à les "bousculer" un peu

Merci bien ! o/
D'ailleurs, pas de question sur le pouvoir ou c'est bon, c'est clair ainsi ? :3
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 5 Déc - 20:40
Je viendrais faire mes éventuelles remarques quand ta fiche sera terminée :DD je préfère faire ça dans la globalité avec l'histoire! (oui c'est sadique de te laisser dans la doute comme ça )

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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 5 Déc - 21:10
Oh dis comme ça, oui, tu as raison. C'est plus pratique
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mar 11 Déc - 11:58
VAAN A FINI SA FICHE. JE REPETE, VAAN A FINI SA FICHE.



Et donc, concernant ce fameux pouvoir Il est nickel! J'aurais juste deux petites questions:
- Chaque personne ne dispose que d'une seule mélodie? Ou celle-ci se modifie-t-elle en fonction de ses pensées, sentiments, émotions?
- Est-ce que Vaan est capable de distinguer parmi ces mélodies les émotions des autres? Si une musique lui semble plus ou moins tristes, ou plus ou moins joyeuses? Ou alors, ça peut totalement être trompeur?

Sur l'histoire, j'ai juste 2 remarques :
- Petit détail un peu "morbide"... mais on n'enterre pas les morts le jour-même. Encore plus s'il y a besoin d'une autopsie, comme cela a dû être le cas pour Lily. Donc elle ne peut pas mourir et être enterré le jour de l'anniversaire de Vaan, c'est soit l'un, soit l'autre.
- Ensuite, pour le "deuil", j'ai un peu de mal avec le fait qu'il réussisse à s'en remettre aussi "facilement". Il a quand même subi 2 pertes très violentes, on ne s'en remet pas juste comme ça. Il doit forcément y avoir un impact sur sa vie et sur sa personnalité. Est-ce que ce serait possible de revoir un peu ça?

Merci

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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Mer 12 Déc - 9:58
Il est tellement cool ton DC Chichi
Il nous faudra un lien !

Rebienvenue au passage
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Jeu 13 Déc - 12:31
La légende disait donc vraie

Alors concernant le pouvoir, la mélodie peut effectivement changer ! Normalement, elle correspond souvent à ce que ressent la personne alors Vaan peut distinguer ce que les personnes ressentent. Par contre si une personne est saoûl, la mélodie est un peu floue et trompeuse (plus ou moins le même cas que des personnes trop perdue dans leurs pensées/émotions du coup ça lui arrive de croire qu'une personne est bourré alors que ce n'est pas forcément le cas) puis à côté, une personne qui est sous les effets de la drogue a une mélodie encore plus floue, limite indescriptible.

Quant à l'histoire...
1) Wow, je ne savais même pas ça en vrai ! xD J'ai toujours cru qu'on enterrait le jour même mais plusieurs heures plus tard (du genre si ça se passait tôt le matin ça serait en fin d'après midi / le soir)
2) Oui, ça eu un impact en vrai, beaucoup même, et tout alors je t'avoue que j'ai pas assez appuyé sur certains points dont certains qui sont quasiment inexistants Je ne sais pas pourquoi, je ne devais pas oser mais je vais le faire /pan

Du coup, j'irai modifier dès que possible !

Callum > Hehe merci Call On en aura un !
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Dim 16 Déc - 4:18
Voilà les modifications ~

Pouvoir :
Tu sais ce qui te plait dans ton pouvoir ? C'est qu'une personne ne gardera jamais la même mélodie. Elle change progressivement via les émotions, la mélodie correspond à ce qu'une personne peut ressentir normalement. Cependant, si une personne est saoul, la mélodie est un peu floue et trompeuse, c'est un peu les même symptômes qu'une personne qui est perdue dans ses pensées et émotions. Il n'est pas rare que tu crois que quelqu'un est bourré ou juste perdu du coup parce que rien ne t'indique l'état de l'individu. En revanche, une personne qui est sous l'effet de la drogue a une mélodie encore plus floue, limite indescriptible. Mais attention cela ne veut pas dire que c'est horrible à entendre, tant que tu n'es pas épuisé, ça s'écoute.

Concernant après le suicide de Steven :
Tu ne voulais plus aller en cours, tu étais traumatisé par ce que tu as assisté. Tes parents t'ont fait voir plusieurs psychologues même si ça ne t'arrangeait pas de te confier ainsi, surtout à des inconnus mais c'était pour ton bien que tes parents répétaient. Des flash te revenaient sans cesse, surtout ce rire de folie qu'avait eu Steven avant de se tuer. Tu continuais de te demander pourquoi il a fait ça, est-ce que tu aurais pu le sauver si tu savais ses problèmes ? Tu n'en sais rien mais une chose est clair... tu n'aimais pas la drogue. Non, tu la détestait. C'est comme ça, c'est psychologique. Maintenant que tu reconnais la mélodie des personnes droguées, ça t'angoissait parce que tu t'inquiétais, pour eux, mais aussi tu avais peur que quelqu'un meurt à nouveau. Tu avais cette sensation désagréable que quelqu'un pouvait mourir à tout moment sous tes yeux. En plus de ça, tu n'allais pas en cours pendant deux mois au moins mais des professeurs venaient à domicile pour que tu suives tout de même. Il t'arrive d'avoir de nouvelles crises de larmes, parfois tu vomissais en te rappelant de ce que tu as vu. Ces images ne veulent pas se retirer de ta tête. Tu angoissais, tu n'arrivais pas à dormir.

Après quoi, tu as mis du temps à t'en remettre. Tu étais souvent en colère ou triste, tu rejetais encore plus le monde parce qu'il était hors de question pour toi qu'on sache ce que tu peux ressentir. Même si tu ne connaissais pas le motif de ce suicide, tu ne pouvais t'empêcher de finir par être heureux après t'en être remis, car les dernières secondes, la mélodie t'avais bien fait comprendre que Steven était enfin libéré en se donnant la mort. Enfin... en vrai, c'est ce que tu disais pour qu'on te fiche enfin la paix. Tu en avais marre de tout ce petit monde qui t'entourait pour t'aider à t'en remettre soit disant. Bien sûr que ça va mieux mais il faudrait un miracle pour que tu t'en remette entièrement. Tu as tout de même passer presque un an et demi à être surveillé, à passer tes heures perdues chez un psychologue et même chez un médecin. Tu as fini par tout arrêter parce que c'était bon pour toi... mais pour ne pas inquiéter ton frère, tu allais voir un psychologue de temps en temps si vraiment ça n'allait pas. Tu tenais à tes promesses alors tu allais le faire.

Concernant Lily :
Suivre tes études était difficile. Tu déprimais mais ton entourage te soutenait, encore une fois tu devais aller voir des psychologues, des médecins. Puis là, tu as une grosse claque. Tu n'as pas perdu que ta femme, mais aussi votre futur enfant. Cette pensée t'achevait davantage. Puis rester dans cette maison te faisait peur, tu devenais parano au moindre bruit, t'imaginant que quelqu'un viendrait t'assassiner ou quelque chose de ce genre.
Puis tu te dis que c'est mort pour être dans une relation cette fois-ci. Encore moins avec une femme parce que tu n'arrivais pas à l'oublier. Ton cerveau le notait très bien. Pas de femmes. Pas de drogues. Au moins, c'est clair et net.

Ta famille te rendait visite de temps en temps pour voir si tout allait bien. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que tu étais encore plus renfermé que d'habitude. Tu avais envie d'être seul avec ton chat, ne plus voir personne parce que tu avais peur d'être à nouveau blessé. Tu râles, tu pleure, tu es froid. Tes émotions changent trop vite. Un jour, tu as fini par revendre la maison parce que tu ne pouvais supporter d'y rester. Tout te faisait rappeler Lily. Du coup, tu as déménagé, mais tu restais toujours sur Amiens. Juste que tu es légèrement plus loin de ton établissement mais plus près du centre-ville au moins.

L'enterrement fini par arriver, un jour, tôt ou tard. Tu ne parlais à personne pas même ton frère qui voulait t'épauler. Encore une fois, il avait l'habitude avec toi, il t'en voulait pas mais il était triste que tu puisse à nouveau te renfermer après ces années d'efforts. Qu'importe, tu demeurais silencieux.

Arrivé à la fin, tu attendais un peu avant de partir sans dire un mot à ta famille ou les quelques amis de Lily qui sont venus.

Tu considérais même tes élèves comme tes enfants, toujours prêt à les aider et les soutenir, quitte à être légèrement envahissant sans le vouloir il faut l'avouer. Mais ça, tu n'y pouvais rien, après toutes ces années, tu ne t'es tout simplement pas remit de la perte du bébé.
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

le Dim 16 Déc - 18:01
Hé bah ça, c'est de la sacré modif! Mais ça tombe bien, je trouvais ta fiche un peu courte


- CONGRATS DUDE -

T'es validé ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas tout perdu et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
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Re: Vaan Walker - What's yours is mine! [DC Chiaki Meiryo]

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