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Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Sam 28 Juil - 19:08


Jezabel « Birdy » Barrell

32 ans ᵜᴥ 31/10/1986 ᵜᴥ 158,5 cm sans ses talons ᵜᴥ ♀ ᵜᴥ yeux verts ᵜᴥ rousse lorsqu’elle ne porte pas une perruque ou ne se fait pas une coloration ᵜᴥ  détective privé  ᵜᴥ cynique ᵜᴥ tête de bois ᵜᴥ bourreau de travail ᵜᴥ ingénieuse ᵜᴥ montée sur ressort ᵜᴥ téméraire ᵜᴥ solitaire ᵜᴥ rigoureuse ᵜᴥ bordélique ᵜᴥ romantique ᵜᴥ sensible ᵜᴥ opportuniste  ᵜᴥ fêtarde ᵜᴥ bagarreuse la moitié du temps ᵜᴥ secrète.

SIGNES DISTINCTIFS Quelques cicatrices, la plaque d'identité militaire de son père qu'elle ne quitte jamais. Elle possède également le tatouage d'un rouge-gorge sur l'épaule droite, rappel de son surnom d'enfant : Birdy.

FAMILLE ᵜᴥ Grand-père paternel shérif à la retraite de la petite bourgade de Chappell Hill (Texas, USA). Père ex-marine rattaché à la base d'Oceanside (Los Angeles, USA), décédé lorsqu'elle avait 15 ans. Deux oncles, le premier gérant d'un ranch à Chappell Hill où elle passait la majorité de ses vacances étant enfant, le second Texas Ranger faisant parti du programme d'enquête sur les crimes non résolus (Unsolved Crimes Investigation Program).
Grands-parents maternels décédés, sa grand-mère était d'origine écossaise. Mère infirmière née et vivant toujours à Los Angeles, amoureuse de David Bowie et Abba.

ETUDES ᵜᴥ Est entrée à la LAPD - la police municipale de Los Angeles (Los Angeles Police Department), se passionnant très tôt pour l'ordre et la loi et désirant retrouver les personnes disparues à l'image de son grand-père et son oncle. Se dirigeant par la suite vers la division des enquêtes criminelles (Criminal Investigation Division), elle devient détective et sert sa ville loyalement jusqu'à ce que son partenaire ne soit tué sous ses yeux. Depuis son arrivée à Summerbridge, elle devient détective privé travaillant donc en étroite collaboration avec les auxiliaires de justice (huissiers, avocats, etc) et parfois la police.

CAPACITES ᵜᴥ Possédant une bonne mémoire visuelle - ce qui lui sert tous les jours, il se trouve qu'elle est en prime autodidacte - chose qu'elle a développé avec le temps et qui l'a également beaucoup aidé. Ses deux capacités combinées lui ont par exemple permis de devenir polyglotte assez rapidement, Jez étant en prime le genre bourreau de travail. Si l'Anglais américain est ainsi sa langue maternelle, elle a appris l'Espagnol et le Français avec plus de facilité durant sa scolarité et se trouve être bilingue depuis. Ayant également de part son métier quelques traces de Chinois dans son vocabulaire (développé lorsqu'elle était encore dans la JAPD bien qu'elle ne soit pas en capacité de comprendre une phrase trop complexe), elle s'est récemment intéressée à la langue japonaise - commençant en outre à avoir un niveau correct bien qu'encore débutant, ayant en réalité du mal avec tous les kanjis à mémoriser. Les prochaines langues qu'elle vise, lorsqu'elle saura parfaitement se débrouiller, sont l'Allemand et le Hongrois, mais elle a bien le temps d'y penser.

SPORT & ARMES ᵜᴥ Son père ayant été marine, son grand-père ayant été shérif et son second oncle étant toujours ranger, elle a très tôt appris à se défendre, bénéficiant des conseils familiaux. Ayant une solide base de self-défense, elle est cependant tombée amoureuse de la boxe qui lui a souvent servit à se défouler et sait donc parfaitement se défendre. A noter qu'elle frappe encore dans les sacs de sables lorsqu'une situation ou une personne la pousse à bout. Elle a également pris l'habitude d'entretenir son corps par un jogging matinal suivit d'exercices de musculation - ce qui lui a servit dans son ancien métier et qui lui sert encore dans son job actuel. Elle sait enfin tirer, que ce soit à la carabine (appris par le grand-père) comme avec une arme à feu plus légère de part son job : telle qu'un Smith & Wesson Model 686 - merci tonton ranger. Elle a cependant une préférence pour les Beretta 92F, qui fut son arme de service. Si elle a rendu cette dernière, elle s'en est rachetée une à l'armurerie avant de débarquer sur l'île, et l'a généralement sur elle - cachée dans ses fringues, question de sécurité. Cependant et malgré tout, ses armes les plus dangereuses restent sans contestation ses talons aiguilles (lorsqu'elle en porte), lorsqu'il ne s'agit pas de sa cuiller lorsqu'elle est plongée dans son bol de céréales multicolores et / ou de son oreiller - qu'elle vous balancera à la figure sans gentillesse aucune si vous la réveillez d'une quelconque façon alors qu'elle est enfin parvenue à trouver le sommeil.

ADDICTIONS ᵜᴥ Jez' prend son café noir, corsé, sans sucre. Une vraie de vraie, une dure de dure, le café est comme la cigarette - une drogue dont elle a du mal à se passer et sans laquelle elle ne peut pas vivre. Comprenez par là que c'est son carburant lorsqu'il ne s'agit pas de ses nerfs, et qu'il faut donc mieux qu'elle ait sa dose si vous ne voulez pas la voir avec un air de déterrée et prête à mordre la première personne qui passe - et ce quitte à s'empoisonner. Enfin, Jez' est une accro à la malbouffe. Comprenez par là qu'elle n'a jamais su cuisiner autre chose que du guacamole et que si elle adore les nachos et autre nourriture de ce style, elle n'est pas foutue de savoir cuire des pâtes correctement et foire même la cuisson d'un oeuf au plat. Elle prend donc tout à emporter, avec une préférence pour les pizzas et la bière, bien qu'elle tente de se mettre au vert de temps à autre. Enfin, il est de notoriété publique qu'elle résiste peu à un bon pari, ce qui tend à l'amener dans des situations rocambolesques - d'autant plus qu'elle déteste les perdre.

HOBBIES ᵜᴥ Il lui arrive de jouer du banjo et de la guitare folk et possède les deux instruments chez elle par ailleurs, héritage de sa mère. Bien qu'elle ne se définisse pas comme une professionnelle ou une artiste, elle se débrouille relativement bien et arrive à sortir quelques mélodies sans crever les tympans de ses voisins. Il lui arrive également de peindre ou dessiner (gribouiller serait plus juste) quelque peu de temps à autre, surtout lorsqu'elle est psychologiquement au plus bas ou qu'elle a besoin de réfléchir à une situation. Dû à son métier elle prend également quelques photos, mais soyons honnêtes, ce n'est en aucun cas pour faire de l'art. Dans tous les cas McGyver avec des seins, elle aime également monter des meubles ou trouver des systèmes D à ses divers problèmes. Amoureuse de la mécanique, il lui arrive souvent de retaper la petite voiture - antique Chevrolet des années 50 d'un rouge délavé appelé Annabelle et cadeau de son grand-père - lorsqu'il ne s'agit pas de bidouiller sa bécane - Anatole, une Harley 1200 Custom de l'année 2018, achetée en janvier lorsqu'elle était encore aux USA. Adorant également faire du shopping, préférant en outre passer un temps fou dans les rayons pour chercher des trucs aussi improbables qu'affreux pour ses déguisements sauf lorsqu'il s'agit d'acheter des gants (ayant une préférence pour les gants en cuir) dont elle possède une jolie collection. Il est de même à savoir qu'elle porte un grand amour et respect aux Looney Toons, au moins de posséder quelques objets à leurs effigies (tel qu'une culotte Titi et un Mug à l'effigie de Coyote). Lorsqu'il ne s'agit pas des Looneys, c'est aux peluches qu'elle voue un culte - préférant recevoir une de ces douceurs duveteuses et encombrante que des fleurs. Enfin, elle est et reste une spécialiste lorsqu'il s'agit de trouver des explications foireuses et des déguisements incongrus - ceci étant lié à son métier.

TROUBLES ET PHOBIE ᵜᴥ Elle possède un adorable PTSD (post traumatic syndrom disorder) suite à la mort de son collègue. Si elle avait autrefois besoin de ses huit heures pour tenir debout, elle possède désormais des troubles du sommeil assez conséquents au point d'être diagnostiquée comme étant insomniaque - elle a en outre tendance à s'endormir n'importe où si son corps est à bout. Elle est également en proie à de violentes crises d'angoisses, ce qui ne lui facilite pas la vie et donc elle se passerait bien. Un brin sauvage de base, elle a tendance à éviter d'autant plus de se lier aux gens depuis et a du mal à gérer ses propres émotions, ne sociabilisant surtout que dans le cadre de son travail et pour un temps assez restreint. Elle est également ocaphobe et alektorophobie (peur des oies et des poules), au point de ne plus pouvoir bouger quand elle en croise une. Lorsqu'elle y parvient, c'est pour se tirer en courant (et en hurlant). On remercie l'expérience traumatisante infantile au ranch familiale et on ne vous parlera pas de la galère vécue lorsqu'il s'agit d'aller faire ses courses - car oui, même mortes, découpées et emballées, ces deux volailles restent terrifiantes jusqu'à ce qu'elles soient cuisinées en petit morceaux. Pour sa gouverne, elle tient à préciser que la dernière espèce est la descendante directe des raptors (bien qu'elle apprécie grandement les films Jurassic Park) et se méfie donc de ces bestioles du diable.

Animal de compagnie ᵜᴥ Elle possède un petit chaton noir aux yeux verts depuis peu. Elle a trouvé la petite créature recroquevillée sous sa voiture un matin, semblant perdue, frigorifiée et mourant de faim. S'y attachant instantanément, elle a décidé de remettre ses activités à plus tard pour s'en occuper, la baptisant Willow à l'occasion (après avoir longuement hésité entre Dr. Pepper, Banana Split, Coca Cola Light et Brandade). A ce jour, Willow est le seul être autorisé à la réveiller lorsqu'elle dort et a la fâcheuse tendance de la suivre partout. Elle a également l'habitude de dormir enroulée contre elle dans ses hauts et lui piquer ses chaussettes lorsqu'elle ne se planque pas quelque part - de quoi rendre dingue Jez' et la faire paniquer lorsqu'elle ne la trouve pas.

Mon pouvoir
Rétrocognition est le terme donné à son pouvoir qui est la capacité de voir les cinq dernières minutes de la vie / d'utilisation d'un objet (animé comme inanimé) par le biais du touché (mains uniquement). Par exemple, si un objet quelconque vient à être brisé, elle sera capable en touchant l'un de ses morceaux de déterminer comment l'accident s'est produit.
En outre, elle est capable de voir nettement tout ce qui était en contact direct avec l'objet durant ses 5 dernières minutes d'existence / d'utilisation. Tout ce qui se trouve à porté de l'objet se trouve en revanche flou et difficilement perceptible. Dans le cadre des conversations (la voix se répercutant sur l'objet en question), elle est capable d'en entendre quelque bribes, bien que cela ne soit pas toujours très net. Utilisé uniquement dans le cadre de son travail, il lui permet de déterminer qui était le dernier possesseur de l'objet en question selon les données récupérées.

Conditions d'utilisation : Pour activer ce pouvoir, il lui suffit de toucher un objet avec ses doigts, sa paume ou agripper un objet à pleine main - et ce que ce soit intentionnel ou non. Elle ne peut l'utiliser que cinq fois par jour à sa connaissance (n'ayant en réalité pas poussé plus loin, cf ci-dessous) et ne peut visualiser qu'une seule et unique fois le passé d'un même objet - ce dernier devenant immédiatement illisible après qu'elle l'ait utilisé une première fois. Par exemple : son pouvoir ne fonctionne plus avec les objets qu'elle fréquente / utilise au quotidien, puisqu'elle les a sûrement déjà touché une fois.

Désavantages : Se trouve être totalement déconnectée de la réalité lorsque le flash lui parvient, elle se trouve à la merci de son entourage. Lorsque le flash se termine, elle se trouve en prime quelque peu désorientée, le temps que son oreille interne ne  réalise qu'elle est bel et bien sur la terre ferme.
Lors qu'elle l'utilise plus de deux fois, cela a tendance à lui filer une migraine de tous les diables. A la quatrième utilisation, elle a la tête qui tourne, souffre de nausées, se retrouvant également à saigner du nez lorsqu'un sifflement aigu ne lui vrille pas les tympans. Lorsqu'elle l'utilise cinq fois, elle perd connaissance. Elle n'a jamais poussé l'essai plus loin et n'y tient pas en outre mesure.
Ports de gants obligatoire.


Mon histoire
Elle fixe le chantier autour d’elle d’un œil scrutateur, encore peu convaincue par l’harassant travail abattu. Poings fermés sur ses hanches recouvertes d’un jean délavé et miteux, sourcils quelques peu froncés sous la concentration au point de presque s’en taper la migraine, elle prend le temps de reprendre une respiration correcte, se forçant à se détendre au mieux. Son corps, façonné par l’exercice constant, semble en effet aussi épuisé que si elle venait de grimper le Mont Everest. Combien de cartons a t-elle déplacé ? Combien de meubles a t-elle monté au juste ? Certes, Shakira a grandement aidé mais tout de même – ce n’est pas elle qui s’est éclatée a dévaliser l’équivalent d’IKEA. A dire vrai, elle aurait aimé garder la commode de son grand-père mais, peine perdue, cela ne serait jamais passé avec son encombrant pouvoir qu’elle commence à peine à maîtriser correctement. Elle est tout de même parvenue à garder le rocking-chair de son père – plus bel héritage du monde à ses yeux – et cela seul suffit : elle n’aurait de toute façon jamais pu s’en séparer. Un sourire fini finalement par étirer ses lèvres et, relâchant finalement la pression accumulée, passe une main dans ses cours cheveux roux ébouriffés avant de se laisser tomber sur le sol comme la loque qu’elle est. Ayant bien calculé son coup, elle se retrouve juste à coté des bières qu’elle a acheté plus tôt et du carton de pizza trois fromages – elle n’aura pas à s’accroupir dans un dernier effort surhumain pour aller attraper ce que son estomac réclame viscéralement, ce qui serait presque un miracle.

Comment en est-elle arrivée là ? Soufflant et ignorant les débris qui jonchent le sol, elle porte la canette à ses lèvres avant de fermer les yeux sous le plaisir intense apporté bien que cela ne vaille pas un orgasme, profitant de l’instant présent qui ne durera pas très longtemps. Elle fera le ménage demain, qu’importe ce soir. La douche elle-même attendra – elle a encore beaucoup de travail, et ce n’est pas un peu de sueur collante qui va dicter sa loi. Amusant, elle n’aurait jamais pensé déménager de cette façon – pas plus qu’elle n’aurait pensé mettre fin à la carrière qui la passionnait tant. Avait-elle réellement le choix cependant ? Pas vraiment. Au souvenir désagréable, c’est son coeur qui se contracte, et elle fait au mieux pour échapper à la tourmente furieuse qui menace. Pas maintenant.
Heureusement, se sont les vibrations de son portable dans sa poche qui la sauvent cette fois, et c’est dans un sursaut qu’elle attrape l’appareil avant de machinalement cliquer sur le bouton vert avant de venir le coincer entre son épaule et son oreille, sa voix rauque crachant un mot unique en un soupir de fatigue.

« Barrell. » Barrell. Nom de famille de son père, elle avait toujours trouvé que cela ressemblait à bordel mais en plus poétique. Est-ce pour cela qu’elle l’aimait tant ? Peut-être.
« Jézabel ? C’est maman. » Jézabel. Princesse phénicienne biblique, elle s’était toujours demandée ce qui avait pu pousser sa mère à lui offrir ce prénom. Elle pouvait comprendre Bridget et Victoria, ses deux grands-mères, mais Jézabel ? Elle ne pouvait cependant renier aucun d’entre eux, les trois collant à son caractère volcanique. Enfin. Pour en revenir à l’instant présent, un sourire fugace apparaît sur ses lèvres en entendant l’accent écossais dans la voix maternelle – héritage pourtant oublié depuis deux ou trois générations – à se demander comment l’accent a-t-il pu survivre à cela dans le continent américain.
« Comment vas-tu ? » La voix inquiète de sa mère reprend, sans lui laisser le temps d’en placer une. « Tu es bien installée ? C’est comment ? Tu as rencontré tes voisins ? » Un nouveau soupir imperceptible passe sur ses lèvres et elle ose se payer le luxe de reprendre une gorgée de bière avant de répondre d’une voix un brin enraillée – la fatigue sûrement. Pourquoi sa mère se devait-elle d’être aussi sociable ?
« Tha mi ceart gu leòr. Je vais bien. Pas tout à fait encore mais ça commence à prendre de l’allure. » Bullshit. Elle allait vivre entourée de carton pendant un moment, mais sa mère n’était pas censée le savoir. « Spacieux, ce qui est bien et non. »
Elle n’avait jamais été une grande bavarde au téléphone. Fermant les yeux, se laissant aller contre le mur, elle écouta sa mère vaquer à ses propres occupations de l’autre coté du combiné. Combien y’avait-il de différence ? Elle n’avait guère calculé le décalage horaire, ayant passé la majorité du trajet à pioncer comme un rat mort – chose plus que rare.
« Tu as trouvé ce que tu voulais ? N’oublie pas de te présenter correctement, c’est important d’avoir de bonnes relations dans le voisinage. » La voix, plus sévère, lui fit rouler des yeux. Elle n’avait nullement envie d’avoir de bonnes relations avec quiconque, mais il faudrait se rendre à l’évidence, il faudrait faire un effort. Comment ferait-elle pour avoir des clients autrement ? Enfin. Elle n’allait certainement pas cuisiner pour tout le quartier, cela reviendrait simplement à leur déclarer la guerre vu ses talents pour cramer ne serait-ce que des pâtes. Au pire, elle irait acheter des amuse-gueules surgelées. Ou pas.
« Pas tout. Et pas encore. » Elle pu entendre le soupir résigné à l’autre bout du fil imaginaire, et sourit de nouveau. « Et toi, comment vas-tu ? » Cette fois-ci, c’est le silence qui lui répondit durant quelques secondes, avant que sa mère ne reprenne en un souffle.
« Tha mi gad ionndrainn. » Avouer à sa fille qu’elle lui manquait eu le coup de couper court aux pérégrinations psychiques de cette dernière. La gorge subitement nouée, Jez’ ne pu que répondre après un instant de silence maladroit un petit « Toi aussi. » Que dire d’autre ? Parler de banalités ? Elle n’avait jamais été douée pour ça. Heureusement, sa mère la sauva de nouveau – dieu qu’elle connaissait bien sa fille.
« Tu dois être fatiguée. Je te rappellerais demain. Repose-toi ! » Jez’ n’eut pas le temps de répondre, sa mère raccrochant aussi vite. Elle s’accorda toutefois le luxe de rouler les yeux puis sourire, avant de décoller l’objet maudit de son oreiller pour le contempler. Est-ce que le pays lui manquait ? Assurément. Mais c’était sans doute pour le mieux.

« … Allez Jez’. La bibliothèque va pas se terminer toute seule. Bouge-toi. »

______________________________________


Comment en est-elle arrivée là ? C'est la question qu'elle se pose encore. Rien ne la prédéterminait à venir à Summerbridge pourtant. Elle qui, gamine, adorait grimper dans les arbres pour pouvoir observer les alentours lorsqu'elle ne grimpait pas sur le toit de la ferme sans nulle peur de se casser le cou - ce qui lui avait d'ailleurs valut son pseudonyme de Birdy -, avait grandit entre LA et le ranch texan, entourée des vaches et des chevaux, se planquant des poules et des oies que pouvait posséder son oncle de temps à autre. Qui aurait pu dire, vraiment ?
La mort de son père n’avait pas non plus été le déclencheur. A 15 ans, la rébellion avait commencé et Jezabel était aussi perdue que pleine de contradictions. Fougueuse, désireuse de vivre et croquer la vie à pleines dents, elle se languissait d'un futur dont elle ne connaissait pas encore les contours, s'amusant à le rêver. La mort était cependant venue lui offrir un coup de pouce et renforcer ses projets, emportant son père dans le cadre de ses fonctions tandis qu’il était au loin. Si elle avait pu, elle aurait couru. Hurlé. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il avait fait son devoir, il avait servi le pays. Et après ? Que lui restait-il de lui ? Jezabel n'était pas croyante, contrario à sa mère, et elle se souvenait encore avoir détesté la religion plus encore en ce sombre jour. Dieu, cet être invisible, lui avait arraché son père qu'elle voyait déjà peu. Qu'en était-il de leurs promesses ? Envolées, comme lui. Oubliées. Elle n'avait demandé qu'une chose qu'elle avait obtenu : sa chaîne comme dernier cadeau d'adieu, qu’elle n’avait plus quitté.

La suite ? Simple. Sa mère, éplorée mais digne, l’avait couvée au point de l’étouffer, mais cela lui avait offert un but : elle ne laisserait personne d’autre vivre l’angoisse qu’elles avaient ressenti. Ayant l’idée naïve de défendre la veuve et l’orphelin, de réparer les tords et les injustices, elle s'était souvenue des histoires que son grand-père lui racontait petite et avait tôt fait de décider de rejoindre la police de Los Angeles. Sa mère était contre, bien sûr. Elle avait assez donné avec les forces de l’ordre. Mais Jez’ était la fille de son père, plus têtue qu’une mule et elle avait tout de même fini par atteindre son rêve lors de sa majorité (vingt et un ans). Si ce fut long et dur, la petite s’accrocha, gravissant les échelons jusqu’à décrocher le titre de détective, jusqu’à se sentir enfin à sa place, quatre ans plus tard.

C'était la belle époque, celle de ses vingt-cinq ans. Aussitôt le badge remis, on lui avait présenté son coéquipier, Matthew. Plus vieux qu’elle de cinq ans, il possédait cette force tranquille et ce sourire qui vous mettait instantanément en confiance. Farouche au départ, elle ne tarda pas à tomber elle aussi, se laissant entraîner dans ses diableries, finissant par le considérer comme une sorte de grand-frère. Partners in crime, beaucoup pensèrent qu’ils étaient plus bien qu’ils aient toujours démentis. Leur relation dura quatre années avant que lui aussi ne lui soit retiré avec violence. Une mission qui tourna mal, une de plus, impliquant un échange entre trafiquants de drogues et deux flics au mauvais endroit au mauvais moment. Elle ne l’avait pas vu venir, mais qui l’aurait pu au juste ? Il lui avait demandé de rester dans la voiture à l’attendre et c’est ce qu’elle avait fait au départ, l’écoutant, lui faisant confiance, avant de finalement suivre son instinct et le rejoindre. Elle avait eu tord. Elle aurait dû lui tenir tête dès le départ. Si elle s’en était sortie bien que pas indemne, ce ne fut pas le cas de son partenaire, qui trouva la mort devant ses yeux au moment où les renforts arrivaient.

Suite à sa perte, la dépression lui ouvrit la porte et plus encore – le choc fut tel qu’il réveilla quelque chose de profondément enfouit. Tenait-elle ça de son père ? D’un autre membre de la famille ? Elle ne sut jamais le dire et ne sait toujours pas à quoi c’est dû. Toujours est-il que son pouvoir se réveilla à cette période, de quoi chambouler un peu plus sa vie et manquer de la rendre folle. S’écartant elle-même du monde, cela fut une raison supplémentaire de la forcer à voir un psy, outre le fait que c’était là procédure normale. Si elle détesta la séance, elle décrocha tout de même quelques mots significatifs tels que « c’est ma faute. Je suis un monstre. C’est ma faute. », ce qui valut de la mettre en arrêt provisoire. Honnêtement, elle n’aurait rien pu faire pour le sauver et elle-même le savait au fond. Il n’empêche que. Un PTSD fut noté en gros sur son dossier et elle fut obligée d’assister à quelques séances régulières – avant d’abandonner d’elle-même. La colère redevenant son premier moteur, elle finit par être remerciée, considérée comme dangereuse pour l’équipe par son instabilité psychologique. Elle mit du temps à digérer cet état de fait et, dans sa descente aux enfers, vint chatouiller de près une addiction qu’elle ne possédait pas à la base : l’alcool. Elle parvint à ne pas tomber dans l’alcoolisme grâce à sa mère qui lui offrit un nouvel espoir : l’île de Summerbridge dont elle avait entendu parler quelques années auparavant. En proie au doute et au départ réfractaire à l’idée, elle attendit de tester quelque peu ses nouvelles capacités avant d’accepter et se résigner à partir vers une nouvelle contrée – ne serait-ce que pour apprendre à contrôler ses nouveaux pouvoirs. Au moins, elle pourrait vivre là-bas sans craindre sa différence et sans avoir à s’expliquer plus que nécessaire. Peut-être aussi pourrait-elle potentiellement tenter de s’y reconstruire et une fois qu'elle serait capable de maîtriser son don correctement, revenir et botter le cul des malfrats qui avaient manqué d'avoir sa peau. C’est ce qu'elle espérait tout du moins. Mais comment effacer les cauchemars ? Les crises d’angoisses ? La peur ?

Cela fait un mois désormais. Un mois qu’elle est là, après avoir racheté la petite maison avec l'héritage de son père et le reste de ses économies. Un mois à enchainer les missions et bosser comme détective privé, ce qui lui réussit étrangement bien. Un mois qu’elle compte les jours et les heures, un mois que ses pouvoirs lui servent à faire ce qu’elle sait faire de mieux : aider son prochain. Est-ce suffisant cependant ? C’est la question qu’elle se pose encore alors qu'elle se tient là, devant vous, à siroter dans ce bar un whisky coca, attendant un simple geste de votre part pour ouvrir la chasse.

Derrière l'écran
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Âge : 25 pommes, ça en fait des tartes.
Avis sur le forum : Ca fait un bail que j’ai pas squatté un forum à avatars dessinés (genre c’était à mes débuts de rpg, y’a donc une vie ou deux) et ça fait du bien de revenir aux sources même si du coup je suis rouillée. A part ça le forum est beau, les gens ont l’air cinglés (donc c’est super), le contexte poutre au possible et concernant l’utilisation du forum, je découvre encore.  
Tu nous a connu comment ? Un kiwi nommé Istvan (il beau, il est gentil).
Mot de la fin : Roméo est mon serviteur à vie. C’est lui qui l’a dit, j’ai décidé de le prendre aux mots.


Code:
[b]Détective privé[/b] • A Summerside ▬ [i]Jézabel B. Barrell[/i]

Code:
[b]Rétrocognition[/b] • Capacité de voir le passé d’un objet (les cinq dernières minutes de sa dernière utilisation) par le biais du touché (mains uniquement). Ne fonctionne qu'une seule et unique fois sur un même objet / pas plus de cinq utilisations par jour. ▬ [i]Jézabel B. Barrell[/i]

Code:
Natasha Romanov / Black Widow • MARVEL ▬ [i]Jézabel B. Barrell[/i]



Dernière édition par Jezabel B. Barrell le Mar 31 Juil - 14:07, édité 16 fois
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Sam 28 Juil - 19:40
Toi.
Oui, toi, là.

... Retourne d'où tu viens. /sbam/
Je plaisante ~ Bienvenue par-ici, petit salsifis

● ● ●
Vous rembarre en #008080

Partirò senza dire niente, ferirsi a volte può aiutarti più di stare bene. E non temere di essere sola, quando sei solo sei tutto per te.





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La fierté, ok.
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Sam 28 Juil - 19:45
J'ai un bon présage, personnellement. Cool

Bienvenue, ma chère. T'es d'ores et déjà une reine ici. Hâte de lire ton histoire et te voir à l'œuvre. ~
*Jette des confettis partout.*
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Sam 28 Juil - 20:25
@Istvan Fersen » Malheureusement pour toi mon kiwi, je suis très bien à coté de chez toi What a Face
Merci ♥️

@Matthias Neumann » Alors. Au cas où je parierais pas, parce que j'ai rien prévu, j'y vais au feeling, et si ça se trouve ça va être un désastre. J'espère que tu n'as rien parié sur mon compte.
Sinon tu es fabuleux et je t'aime déjà. Merci



Merci aussi à @Sasha Keagle pour l'avatar
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Dim 29 Juil - 12:36
Kiwi? Beau? Gentil? Istvan?!

Non non, ça va pas dans la même phrase tout ça

(mais bienvenue en tout cas )

● ● ●



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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Dim 29 Juil - 20:53
Mais si, mais si. Une fois qu'on a passé la lingette swiffer sur son coté exécrable et râleur, il est tout à fait abordable !

(merci ♥️)
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

le Ven 3 Aoû - 13:29

- CONGRATS HONEY -

T'es validée ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas toute perdue et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
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Re: Jézabel B. Barrell - Hear the devil callin' [terminé]

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