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Oswald Leblanc - Dans l'au delà, quand je serai libre.

le Lun 18 Juin - 21:12


Oswald Leblanc

22 ans ᵜᴥ 11 Novembre 1995 ᵜᴥ 1m83 ᵜᴥ ♂ ᵜᴥ Yeux noirs, lentille rouge ᵜᴥ Blond ᵜᴥ  Homme à tout faire  ᵜᴥ Réservé ᵜᴥ Colérique ᵜᴥ Grande gueule ᵜᴥ Renfermé ᵜᴥ Réfléchi ᵜᴥ Têtu ᵜᴥ Observateur ᵜᴥ Gourmand ᵜᴥ Bon fond ᵜᴥ Oisif ᵜᴥ Défensif

Mon histoire

18 Juin 2018, à Summerbridge

A toi,
Je les hais, tous autant qu’ils sont.

Il y avait d’abord cette lumière, étincelante. Puis vint rapidement la douleur, infâme, de celles qui brûlent de l’intérieur et vous dévore petit à petit. Elle enflamme d’abord les poumons, puis brise les os. Le poids d’un cœur est bien trop lourd à supporter sur ce vaste monde rempli de haine dans le regard des autres. Ceux qui regardent vers la lune et les étoiles pendant que la brèche se forme sous leurs pieds. Même lorsqu’ils choient, ils regardent l’arc céleste jusqu’à ce que l’impact se produise. Ne laissant plus que de simples cendres sur de la neige fraiche.
Très tôt j’avais compris que ma place n’était pas dans ce monde. Je n’aimais pas être aimé. La chaleur et l’espoir n’étaient qu’artificiel, car il arrive toujours tôt ou tard que le karma s’empare de nous. On dit que les croyances allument des bougies, mais que la vérité finie toujours par les éteindre.

Il y avait beaucoup de monde ce jour-là, il faisait très froid. Les glas de l’église raisonnaient par un doux blizzard de Décembre. Je me tenais droit dans les premiers rangs et j’entendais tous ces gémissements. Ces pleures. Cette écho qui raisonnait au-delà du chœur de du bâtiment par lequel se mêlait la mélodie des corbeaux. J’étais encore plus jeune que je ne peux l’imaginer, hélas je sens encore ce courant d’air s’emparer de mes mains que je ne peux bouger. Mon regard se trouble et j’ai bien du mal à distinguer le cercueil du reste de mon champ.
Une odeur familière parcours mes narines alors je ferme les yeux. Je revois ce soleil qui brille au travers des rideaux en ces doux matins du printemps, ceux où elle préparait ses fameuses crêpes dont elle seule avait le secret. Elle attendait prêt de sa cuisinière, elle avait cette manie de tenir la poêle, l’index tendu le long du manche. Elle tournait son doux visage et je la voyais heureuse, ce doux sourire qui parcourait ses lèvres alors que ses yeux cernés et déjà que trop ridé pour son âge me saluait avec toute la bienveillance de ce monde. Je sers le poing et enfin une larme s’effondre comme le dernier adieu. Ce fut bien le dernier.

Tout était passé si vite. Je regardais le monde d’un œil neuf, par lequel je pouvais distinguer ce qi me semblait bon du mauvais. A mon goût. Tout était mauvais. Rien n’avait la saveur des crêpes.
L’homme qui s’appelait papa, ne me comprenait pas. Il espérait en vain de me soutenir par-delà mes échecs scolaires. A ses yeux, j’étais peut-être un sale gamin, mais qui restait le dernier talisman de son épouse. Aux miens, il était celui qui m’avait empêché de la voir lorsque la maladie l’emportait vers le pays des songes.

Les songes d’ailleurs. Il y eu quelques essais, de ceux qui aiment la nuit. Ceux qui entrainent le monde dans une autre dimension qui nous font songer que tout n’est que factice et que bientôt nous nous réveillerons tous dans un autre corps qui n’était pas le nôtre originel. Il y eu d’abord l’herbe. Qui nous remémore certains passages de notre vie. Or, la mienne était vide. Se remémorer le vide ne ramène qu’a essayer de trouver les âmes perdues, les présentes qu’on ne peut voir ni toucher. Alors, j’ai essayé jusqu’à parfois en perdre pied et me retrouver bloquer dans les limbes.


Ce fut assez lorsque l’homme m’a chassé de chez lui à son plus grand désarroi. Il y eu la violence et les hurlements nocturnes. Quel est le point commun de toutes les histoires ? Elles ont toute une fin. Facile pour lui d’avoir évalué mes activités quand on a la possibilité de lire dans les pensées. Et moi alors ? Quelle arme j’ai pour me défendre ? RIEN. A qui faire confiance ? A qui ceux qui nous aideront comme ceux qui nous détruiront.
J’avais besoin d’air. Je venais d’être majeur et depuis deux ans déjà je me perdais par la fumée. Je jette mon dernier bédo. J’ai très peu d’argent mais assez pour aller où je veux, mais pas trop loin. Il y avait ce mec dont un autre mec m’avait parlé. Celui qui habite Londres et qui escorte ces pauvres petit Français perdu dans la nature, sans pouvoir, sans travail, sans argent, corps ni âme.

Il faisait froid à la gare, tout comme ce jour, un dernier courant d’air me rappel ce moment. Je me souviens être sorti prendre l’air et fumer une cigarette. Le goût du tabac était âpre dans la bouche et il faisait noir. Le dernier lampadaire avait surement grillé récemment pour que personne ne l’ait encore changé. Un dernier message affirmait ma présence. Ma présence bientôt éteinte.
Ce fût très rapide ce soir-là. Un coup simple en plein visage et je voyais déjà flou, un flash de lumière. Pourtant la lumière est éteinte. Des bruits sourds dans le fond, de ceux qui sont inaudibles, comme léger soufflement laissant place à cet écho lointain qui rappelle le chant des oiseaux noirs. Les coups partaient et les mains glissaient pour trouver quelque chose. Fouiller le vide c’est ce perdre dans le rien. Mes mains étaient glacées ne me permettant pas de me défendre. De toute évidence je n’avais pas envie de me défendre, tout cela été beaucoup plus simple. Un dernier coup au sol alors que la neige tombe délicatement sur mon visage, je ne reconnais personne. Je ne connais personne hors mis cette femme au loin. Est-ce si douloureux la mort ?

Tous n’étaient que des ombres qui s’agitaient par-delà les faisceaux de lumières multicolores. Il y avait des jeunes et des vieux. Des femmes et des hommes et en face de moi celui pour qui je travaillais et qui m’avait tout offert. Même redonné la vie. Dans le passé il n’était qu’un spectre qui ne portait qu’un nom sans même pouvoir y placer un visage. Il était celui dont personne ne connait la couleur de ses yeux. Bleu. Azur.
Ils me rappellent la mer à chaque fois qu’il me regarde. Qu’il me parle pour me faire apprendre des nouveaux mots anglais. Il est celui qui m’a ouvert les yeux sur une autre dimension que les abysses, la noirceur et les ténèbres où règne le chaos. Enfin, il dépose un joli cadeau sur le bout de ma langue. C’est une sorte de récompense, une promesse pour mon évolution ans ce bas monde. Lui et moi sommes pareils, à la différence qu’il a fait de moi tout seul à son sujet. Voilà 1 an que je suis ici à apprendre les bonnes coutumes et les manières d’un homme ordinaire. La vision que j’ai de ce monde n’a pas réellement changé, ce sont plus mes attitudes même si je reste celui qui se met facilement en colère lorsqu’on s’approche trop de moi quand je suis sobre. Personne n’entre dans ma sphère si je ne connais pas et encore moins si je n’ai pas quelque chose dans le sang.


Ce jour-là, l’effet était venu rapidement. J’avais l’impression d’être léger, tout était redevenu comme avant. Je ne voyais plus que ces lumières qui bougeaient dans tous les sens alors que j’étais assis sur la banquette. Ils avaient la faculté de pouvoir traverser mon corps et de faire de la musique une arme de destruction afin de broyer tous mes os dans une douceur presque plaisante. Lorsque ma main se présente dans mon champ de vision elle est parfaitement nette alors que le reste du décor n’est que le flou de ce monde. Ce tremblement incertain qui amène à la dérive. Ma main une île ensoleillée, entouré d’une immense mer en pleine tempête. Enfin il y a lui. Ce bateau qui chavire, mais qui tient le large par des millions de chaînes à lueurs argentées, que reflètent la lune et sa beauté. Ses lèvres qui s’appuient contre les miennes sont comme une déchirure, un embrasement immédiat. Il est le seul et le premier que j’autorise à ainsi entre en moi. Tout n’est qu’un pêché autorisé, condamnable par le dieu des enfers que j’ai déjà rencontré et qui, à cette heure, doit bien se rire de moi. Pourtant, les femmes ont-elles la même douceur ? Ne suis-je ainsi qu’avec les hommes ?

Comme le temps passe vite, je n’ai guère eu le temps de lui en parler. Déjà 3 ans que je suis dans ses bras et lui dans les miens après cette traques nocturnes. Aurais-je cru pouvoir aimer quelqu’un un jour, comme cette fois ou son sourire irradiait la cuisine par-delà la lumière du matin. Je n’ai que trop perdu de temps ici. Je n’ai su comment le remercier. J’ai réfléchis des jours et des jours, mais je pense que ce jour-ci, il savait. Il avait fait exprès de dire qu’il allait sortir ce soir, en boîte avec ses amis. Sans moi. Lui qui m’avait aidé pour tout, qui m’avait trouvé un travail et m’avait appris sa langue maternelle. Lui qui savait tout de moi, même si ce n’était presque rien. Lui qui avait comblé ce vide et qui avait su remplir ces placard poussiéreux d’heureux évènements. Lui … Que j’aimais et que j’aime, mais que lui savait qu’il existerait toujours cette frontière entre nous.

Je n’avais aucune idée d’où partir. Un endroit neuf et isolé du monde, mais qui serait quand même libre de droit et de circulation, où la joie reste de bon ménage avec la pluie et où le soleil brille même lorsqu’il y a des nuages. Il fallait voir tout ça d’un nouvel œil à travers de nouvelles expériences que nous procure la terre par-delà la chimie. Il y avait cette île, prête à accueillir tout type de population. Il fallait y mettre le feu comme y rependre la glace. Montrer à d’autres ce dont est fait la vie et qu’il ne suffit parfois pas d’un peu de magie pour que tout soit plus simple et plus gaie.

Il fallait …

Il fallait que je te le dise.
Portes toi bien.

Oswald.
Derrière l'écran
Pseudo : Héhéhé
Âge : 21 ans
Avis sur le forum : J'aime bien l'ensemble mais surtout comment vous présentez la chose sur le règlement ou le contexte c'est cool ! Ça rend la lecture plus agréable.
Tu nous a connu comment ? Top sites
Mot de la fin : J'espère que ça va va vous plaire

Code:
[b]Homme à tout faire[/b] • A l'université  ▬ [i]Oswald Leblanc[/i]
Code:
Bakugo Katsuki • Boku No Hero Academia ▬ [i]Oswald Leblanc[/i]

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Re: Oswald Leblanc - Dans l'au delà, quand je serai libre.

le Mar 19 Juin - 12:32
Mon dieu, je sens que je vais aimer ta plume

Bienvenue sur le forum en tout cas!

Si ta fiche est terminée, je t'invite à aller le signaler iciiii: http://www.tasty-tales-rpg.com/t2858-fiche-terminee-captain

Merci

● ● ●



Invité
Invité

Re: Oswald Leblanc - Dans l'au delà, quand je serai libre.

le Mer 20 Juin - 7:58
Tu m'intrigues. Rien que par ton choix de vava et de pseudo. Maintenant que ça c'est dit... What a Face
/out

J'aime beaucoup ton personnage. Ton style d'écriture m'évoque aussi quelque chose, assez vaguement, peut-être parce qu'il est assez compliqué de m'apaiser avec un style d'écriture qui sert aussi bien la... sculpture d'émotions, je dirais, que tu façonnes par l'histoire d'Oswald. En tous cas, ta fiche est un pur joyau.

BIENVENUE ICI SWEETIE ! *\O/*'

Hâte d'en lire plus sur toi. **
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Re: Oswald Leblanc - Dans l'au delà, quand je serai libre.

le Mer 20 Juin - 10:29
C'était magnifique
J'ai hâte d'en découvrir plus sur Oswald!


- CONGRATS DUDE -

T'es validé ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas tout perdu et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
> Créer ta fiche de liens
> Faire des demandes de liens
> Faire des demandes de RP
> Créer la messagerie de ton perso
> Créer ton journal intime

Pour pouvoir savoir tout ce qui se passe sur le fofo, on te propose de cliquer sur les petits liens ci-dessous. Tu verras, ça te mettra automatiquement des notifications quand il se passe quelque chose d'important :
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Re: Oswald Leblanc - Dans l'au delà, quand je serai libre.

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