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Vivace - Adeline Swindell

le Mer 6 Sep - 11:41


Adeline Swindell

ᵜᴥ Âge : 18 ans ᵜᴥ Date de naissance : 21/07 ᵜᴥ 1m78 ᵜᴥ ♀ ᵜᴥ
ᵜᴥ Couleur des yeux : Vert
ᵜᴥ Couleur des cheveux : Rose pâle
ᵜᴥ Etudes majeures : Mécanique
ᵜᴥ Etudes mineures : Arts plastiques


Traits de Caractères :
ᵜᴥ Créative : A tout le temps plein d'idées de machines étranges à construire.
ᵜᴥ Énergique : Comme une pile électrique elle court partout, serait-ce lié à l'étrange énergie qui habite son sang ?
ᵜᴥ Joviale : Toujours le sourire, un vrai rayon de soleil !
ᵜᴥ Curieuse : S'intéresse à chaque mécanisme qui lui est inconnu, n'hésite pas à se plonger dans des livres pour en apprendre plus.
ᵜᴥ Imprudente : Est inconsciente du danger, elle y laisse souvent des plumes (les cicatrices qui parsèment son corps en sont la preuve indélébile)
ᵜᴥ Manuelle : Elle est douée de ses mains, que ce soit en mécanique mais aussi dans d'autres domaines comme la couture.
ᵜᴥ Minutieuse : En permanence concentrée sur son travail elle fait toujours de son mieux pour que ses assemblages soient parfait. Indispensable dans sa spécialité qu'est la mécanique de précision.
ᵜᴥ Perfectionniste : Elle revient régulièrement travailler sur ses anciennes créations pour les améliorer encore et encore, car elle peut toujours faire mieux !

ᵜᴥ Aime :
- La mécanique, surtout de précision. Analyser des mécanismes.
- Inventer, bricoler, passer tout son temps sur son plan de travail.
- Écouter de la Swing et de l'Electro-Swing en travaillant.
- La solitude. Bien qu'elle parle facilement aux autres elle préfère le calme relatif d'un atelier.
- Tatouer, elle possède son propre matériel et s'est déjà tatouée elle même.
- Sa petite araignée mécanique Coriolis

ᵜᴥ N'aime pas :
- Qu'on la dérange quand elle travaille.
- Toute matière scolaire qui s'éloigne de la science et du dessin.
- Les animaux biologiques, elle ne comprend pas leurs réactions, ça la rend nerveuse.
- Qu'on critique la musique qu'elle écoute, c'est un coup à se prendre une clef à molette en pleine tronche.


Mon pouvoir

Le sang d'Adeline contient une forme d'énergie inconnue.

ᵜᴥ Avantages :
En créant une batterie adaptée et en la remplissant de suffisamment de son sang elle peut alimenter toute sorte d'appareils, qu'ils soient électriques, électroniques, mécaniques.
Étrangement son sang semble doté d'une certaine intelligence, en le plaçant dans un robot mécanique de sa création celui-ci bouge sans

ᵜᴥ Inconvénients :
Elle ne peut alimenter que quelques petits appareils de la taille d'une main à peu près (de l'ordre de 5, par exemple un téléphone portable ou un petit robot) car cela fini par l'épuiser physiquement, même en dehors d'elle le sang et l'énergie qui s'en dégage semblent liés à Adeline.
Pour alimenter un appareil elle doit forcément y brancher une batterie (de sa confection) adaptée à son sang.
L'intelligence du sang semble assez limitée, de l'ordre d'un petit animal de compagnie.

ᵜᴥ Autres informations :
Elle utilise constamment son pouvoir (en tout cas lorsqu'elle est éveillée) pour alimenter une petite araignée mécanique qui lui sert d'animal de compagnie ainsi que sa main mécanique (son sang y circule depuis son poignet jusqu'à une batterie située dans sa paume)

C'est une énergie mais ce n'est pas de l'électricité, elle n'est pas utilisable en soi. Si son sang tombe par terre il va juste s'agiter jusqu'à s'épuiser, comme s'il était en ébullition. S'il tombe dans un appareil il va l'agiter de l'intérieur et pourrait l'endommager. Par contre en étant stockée dans une batterie spéciale elle peut être convertie en énergie mécanique ou en énergie électrique par exemple. La batterie se forme globalement d'un petit récipient avec des capteurs d'énergie sur le pourtour et un système de conversion (électrique ou mécanique suivant les besoins).

Mon histoire

Avant de commencer d'vous raconter j'vais vous décrire un peu à quoi j'ressemble pour qu'vous fassiez une idée.

J'suis assez grande et j'fus souvent prise pour un gars quand j'étais p'tiote. J'sais pas trop pourquoi mais j'ai une peau un peu bronzée alors que j'passe le plus d'temps à l'atelier. J'ai des cicatrices un peu partout, à cause de la mécanique et que j'fais vraiment jamais attention. J'regarde toujours partout, j'bricole sans faire gaffe et y m'arrive souvent des accidents à cause de ça.
Parlant d'accident yen a un plus grave que les autres qui fait qu'le muscle de mon mollet droit est bien bousillé. La cicatrice est pas belle à voir mais juré ça fait pas mal. Juste que maintenant bah je boîte enfin ça m'empêche pas de marcher ni de courir.

J'porte quasi tout le temps un haut blanc avec un col roulé, toujours couvert de tâches d'huile. J'ai aussi une salopette en jean. J'y ai modifié la poche pour pouvoir y stocker mes outils. Pour finir j'ai une paire de Doc Martens bordeaux en pas très bon état non plus.

En général ma main droite est r'couverte d'un gant en cuir marron. Parce que j'en ai plus vraiment et j'lai remplacé par une prothèse mécanique en métal. Un gant c'plus discret pour sortir vous comprenez. C'une prothèse qui marche bien, on l'a perfectionné avec ma daronne, enfin vous lirez ça dans l'histoire. Par contre ya une particularité c'est qu'pour la faire fonctionner j'utilise mon sang. Ya une batterie au milieu de la paume, on peut y accéder en enlevant la plaque qui la recouvre. Ya des tuyaux qui partent de c'qui reste de mon poignet jusqu'à la batterie. J'peux même tout couper pour l'enlever, genre j'préfère dormir et me laver sans. Bon c'pas parfait clair'ment ya encore du boulot et elle peut s'gripper d'temps en temps mais j'bosse d'ssus encore pour l'améliorer.

Pour rendre un peu mon poignet plus joli j'ai fait faire un tatouage qui fait tout l'tour à la liaison entre l'poignet et la base de la prothèse. C'est une sorte de bracelet de rouages, je l'adore.

Sur mon visage on peut lire que j'bosse la mécanique d'puis quelques années déjà. J'ai les ch'veux roses qui m'arrivent à l'épaule côté gauche, côté droit j'ai préféré tout raser, en plus on peut voir mes piercings à l'oreille comme ça. J'porte tout le temps des lunettes de vue, j'y ai rajouté des rabats en cuir et des lentilles en plus pour en faire des lunettes d'horloger. Comme ça quand j'ai besoin j'peux descendre les lentilles d'vant mon œil pour regarder un truc ou faire d'la méca de précision.

Voilà maint'nant vous devriez avoir une idée assez précise d'à quoi j'ressemble. Bah va falloir oublier un peu ça car au début de mon histoire j'avais pas encore c'te look.

ᵜᴥ La mécanique c'est toute ma vie.

Un cri retentit. Un cri aigu, un cri profond. Un cri de douleur.

Dans un grand garage, derrière un pick up vert foncé et tout cabossé, se tenait une femme à la forte carrure et à l'apparence bourrue. Elle devait avoir la cinquantaine, les cheveux gris, était vêtue d'un bleu de travail et portait dans ses bras en enfant aux cheveux aussi longs que blonds. Il avait du sang partout sur ses vêtements, le bras droit ensanglanté et au bout… plus rien ou presque. C'était lui qui criait fort, de toutes ses forces. Derrière on pouvait distinguer une broyeuse à bois à l'arrêt, ensanglantée elle aussi. Face au trou qui servait à déverser les copeaux il y avait un mur, recouvert de sang lui aussi.

Bon. Pause. Vous vous demandez sans doute comment j'en suis arrivée là ? Oui, moi. Le gosse qui chiale dans les bras de sa mère c'est moi. Je viens de perdre une main, c'est assez moche vu comme ça mais en même temps c'est pas étonnant. Alors je dois vous raconter mon histoire c'est ça ? Pour sûr je vais pas vous laisser en plan face à cette scène.

Tout commença… Nan j'suis sûre qu'on vous a déjà fait c'coup là. Mmh. On va être plus direct.

J'suis Adeline. Adeline Swindell, fille de Lydia Swindell et Nathanael Chesney. Elle c'est une grande mécanicienne. Elle habitait en Grande Bretagne et était spécialisée dans la réparation de vieilles bagnoles. Vous savez les belles bagnoles de sport et de collection c'était son rayon. Mais elle en a eu un peu marre de ça, de la célébrité et des exigences de ce métier. Du coup elle est venue s'installer en France, en Lorraine à la campagne. Pour le calme, le repos tout ça. Elle est devenue prof de mécanique et d'automatique parce que la mécanique c'est quand même toute sa vie (c'est devenue la mienne aussi mais on y viendra). Elle a l'air bourrue comme ça mais elle est adorable, beaucoup trop. Beaucoup, beaucoup trop.

Et lui ? Lui j'le connais pas beaucoup. Il passe pas souvent à la maison. Il bosse dans le cinéma. Mais il est pas acteur ou réal ou j'sais pas quoi. Nan il fait du repérage. Il va dans des contrées lointaines pour trouver de purs lieux exotiques. Avec les moyens de maintenant ça se fait plus beaucoup ça. Ils préfèrent tout tourner en studio ou devant des fonds verts. Mais comme c'est l'un des seuls à s'y connaître vraiment il gagne bien sa vie. Lui aussi il est sympa. Perso j'ai pas connu l'amour mais j'envie un peu leur relation ils ont l'air de grave s'aimer même après tout ce temps, même en se voyant au final assez peu.

Donc moi j'suis leur gosse. Même si j'ai été élevée seulement par ma mère. Ainsi j'suis née en France, en Lorraine. Jusque là j'ai vécue en pleine campagne. J'disais qu'la mécanique c'est toute ma vie. J'sais pas bien quand ça a commencé mais il paraît que toute p'tite je lorgnais déjà sur les objets mécaniques, que pour me calmer rien valait le bruit d'un bon moteur et que j'pouvais pas dormir sans une clef anglaise. C'est mignon mais j'pense que c'est des bobards de ma daronne pour rendre ma vie plus rigolote. Le fait est que j'ai jamais pu m'empêcher de foutre les mains où j'devais pas. Surtout quand ça a des rouages et des pistons qui gigotent dans tous les sens.

Du coup au cours de toutes ces années j'me suis fait un paquet de blessures. Ouais depuis toute gosse déjà. J'ai des cicatrices un peu partout parce que je sais pas m'tenir. Et aussi parce que ma mère m'engueulait jamais du coup j'continuais (en même temps pas sûre que m'punir ou quoi aurait suffit à me calmer).

Durant c'temps j'suis allée à l'école. J'étais plus grande que les autres gamins, ça leur faisait peur je crois mais je me suis fait quelques potes quand même. J'ai toujours été un peu une «pile électrique», les maîtres et maîtresses ils ont pas aimé. J'me suis souvent retrouvée au coin pour avoir tenté de démonter un objet à ma portée, pour avoir construit un pistolet à élastique, pour avoir balancé un tournevis à travers la classe, la routine. Donc voilà pour tout le monde j'étais une sale gosse. Sauf peut être pour mes parents, ma mère me gronde jamais et semble toujours me trouver adorable, mon père quand il passe à la maison m'offre toujours un petit (ou un gros) quelque chose pour me faire plaisir.

On habitait dans un petit village. Ma mère bossait dans la grande ville voisine dans une école d'ingénieurs. C'était la seule mécano du village, du coup les gens lui amenaient souvent des trucs à réparer. Des machines, des bagnoles, des engins. On avait un grand garage exprès pour ça, on y stockait des machines, tout l'outillage dont elle avait besoin, son vieux pick-up (avec le volant à droite). Vous imaginez bien qu'à chaque nouvelle machine moi j'ai des étoiles dans les yeux. Faut que j'aille inspecter pour comprendre et tout.

C'est ce qui est arrivé ce jour là. Ma mère était en train de réparer un bête vélo. Et au fond du garage était posée une déchiqueteuse à bois. Le garde forestier du coin l'avait amené. Le moteur ne fonctionnait plus et le réservoir d'essence était vide. Du coup ma mère surveillait pas trop ce coin, visiblement il y avait assez peu de risque.

J'suis grimpée dessus, pour regarder avec quoi ça broyait le bois. À la base j'voulais pas trop m'approcher, j'suis imprudente mais j'ai quand même un (tout petit) instinct de survie. Mais bah j'ai glissé en grimpant, mon nez à tapé la paroi et mes lunettes sont tombées en plein dans le trou, là où ya le broyeur. J'voyais à moitié flou mais j'ai trouvé un appui et j'ai commencé à plonger mon bras pour récupérer mes lunettes. Dans l'action j'ai pas remarqué mais mon coup sur le nez était plus grave que j'pensais et du sang en coulait assez abondamment. Je l'ai remarqué quand j'ai tendu ma main droite car le sang gouttait pile en plein dans le broyeur. Il semblait comme aspiré par la machine. Et quasi sans un bruit, alors que j'effleurais ma paire de lunettes du bout des doigts, le broyeur se mit en branle. Je dis quasi sans un bruit car on n'entendait aucun bruit de moteur, juste la mécanique à l'intérieur se mettre en route de façon chaotique. Mes lunettes furent broyées et le soubresaut de la machine me fit glisser, ma main se retrouvant prise dans le broyeur. Heureusement la machine s'arrêta peu de temps après, mais pas assez vite pour qu'il me reste deux mains. Bon, vous devinez la suite…

En toute logique ma mère m'emmena à l'hôpital après avoir pansé ce qui m'restait au bout du poignet. Il ne restait rien de ma main. Grand prince (et pas pauvre) mon cher père quand il apprit la nouvelle dépensa sans compter pour qu'j'ai droit à la meilleure chirurgie et à un prototype de prothèse électronique. Mais c'était encore expérimental et après plusieurs mois d'essais ils abandonnèrent, sans résultats. J'me suis donc retrouvée avec un moignon recouvert d'un module de fixation en métal  qui ne servait plus à rien. On finit par y mettre un embout avec une bête pince pour que je puisse quand même m'en servir.

J'avais maintenant 11 ans. J'm'étais pas laissée abattre et j'avais toujours ce foutu sourire sur le visage, la même curiosité et la même imprudence. Quand même, que'que chose en moi avait changé. J'me suis rendue compte de ma mortalité. C'est tôt pour ça… Mais du coup je me suis décidée à vivre ma vie autant que possible.

Qui j'étais ? Qu'est-ce que j'aimais ? Que ferais-je de ma vie ? J'me suis lancée dans une sorte de gros chantier. J'me suis mise à dessiner, à regarder des film, à lire, à écouter de la musique et à essayer d'en jouer pour voir ce qui me plaisait. J'ai vite abandonné la lecture et les films, pour moi c'était d'un ennui profond. Mais j'ai continué le dessin, de mécanique surtout, et d'écouter de la musique, mais j'ai vite arrêté d'en jouer, vraiment pas mon truc.

J'me suis aussi posée des questions sur l'accident. Pourquoi cette foutue machine s'est mise en route toute seule ? Alors que le moteur était en panne et le réservoir vide ? Que je n'avais pas appuyé sur les boutons ? Quand je suis retournée dans le garage la machine avait disparue bien sûr. Ma mère l'avait nettoyé et emporté ailleurs de peur que j'me blesse encore. Qu'est-ce qui aurait pu déclencher quoi que ce soit ? Quelles sont les choses, les objets, les gens qui pouvaient avoir une interraction avec cette broyeuse ? Au moment précis où j'me penchais dedans ? Je mis longtemps à disséquer ces questions et à m'approcher de la réponse. J'voulais pas croire que c'était du hasard. La mécanique ça marche pas comme ça ! En réalité je comprendrais bien plus tard, lors d'un autre incident, bien moins grave heureusement.

En sachant que ça m'plaisait, j'me suis mise à vraiment apprendre la mécanique. J'ai demandé conseils et aide à ma mère qui me les apportait volontiers ! Quand elle travaillait le week-end, elle m'emmenait parfois avec elle à l'école. Il y avait un hangar avec toutes sortes de machines et d'engins pour que les étudiants puissent s'entraîner d'ssus. P'tit à p'tit j'ai moi aussi appris à utiliser ces machines, même si j'étais sans doute beaucoup trop jeune pour en avoir le droit. J'me suis aussi rendue compte que ce qui m'intéressait vraiment en mécanique c'était la mécanique de précision. Vous savez les engrenages miniature, les mécanismes d'horlogerie dans les montres, les robots minuscules et tout le tintouin.

Parfois ma mère me laissait me prom'ner dans la rue commerçante proche de l'école pour faire du lèche vitrine. Pour éviter que j'me perde elle m'avait offert un téléphone portable pour que j'puisse l'appeler en cas de problème (ou plutôt qu'elle puisse m'appeler en cas d'inquiétude). Elle me donnait un peu d'argent pour que j'm'achète une bricole. Le plus souvent je bavais devant la petite boutique d'un artisan horloger qui concevait lui même les pièces qu'il vendait. Mais un jour je fus attirée par un disquaire. Mon père avait entendu mon attrait pour la musique et m'avait offert un CD des Pink Floyd, son groupe préféré. J'avais plutôt bien aimé et du coup ça m'intéressait d'écouter d'autre disques de ce groupe. La devanture du magasin était résolument Rock, en vitrine il y avait une guitare électrique, des vinyls d'AC/DC, vous voyez l'genre.

J'en poussais la porte et j'y découvris la meuf la plus cool de toute la terre ! Ophelia qu'elle s'appelle. Elle était vendeuse et encore étudiante, elle bossait là les week-end pour pouvoir payer ses études. Elle avait un look résolument punk-rock. Des piercings aux oreilles et sur l'arcade, des tatouages sur les bras, des coiffures trop classes avec des couleurs flashys. Cette rencontre c'est clair qu'elle allait pas m'assagir ! J'étais toute timide mais elle m'accueilla chaleureusement. Elle trouvait ma pince trop chouette et je pu repartir avec un autre disque des Pink Floyd. Évidemment j'y retournais régulièrement. J'y découvris plein de type de musique dont ce qui allait devenir mon genre préféré : l'electro-swing. J'ai aussi appris à aimer les platines et les vinyls.

En même temps j'allais toujours à l'école. J'étais vraiment douée pour certaines matières scientifiques, beaucoup moins pour toutes les autres. Globalement j'aivais des notes de milieu de la classe. À cause de ma main mutilée et remplacée par une foutue pince j'en pris un peu plein la tronche. Mais j'faisais partie des plus grandes et j'me laissais pas faire ! Ça m'a quand même appris à avoir honte de ma différence… et à souvent préférer une certaine solitude.

À mes 12 ans j'avais acquis un petit peu de connaissances en mécanique et une idée avait germé dans ma tête : remplacer ma pince par une vraie prothèse mécanique maison. C'est clair que j'pouvais pas faire ça moi même du coup j'ai mentionné l'idée à ma mère. J'fus assez surprise qu'elle le prit aussi bien aussi vite ! C'était visiblement pour elle une très bonne manière de travailler ensemble et de m'en apprendre encore plus ! On bossa au moins deux ans là d'ssus avant d'avoir un prototype fonctionnel.

Quelques temps après j'ai eu la réponse pour le fameux mystère de la déchiqueteuse. En effet j'bossais à démonter une vieille montre à gousset cassée. Toute maladroite et imprudente que je suis j'me piqua le doigt sur la pointe d'un minuscule tournevis. Le temps que j'le remarque le sang avait déjà coulé jusqu'au mécanisme. Et alors que j'portais mon doigt à la bouche la montre fut prise de soubresauts. Les engrenages tournèrent dans n'importe quel sens, celui que j'étais en train de dévisser fit un bond à quelques centimètres de là. Pour une montre dont j'avais déjà démonté le ressort c'était improbable ! Bientôt elle retrouva son calme inanimé. J'resta là quelques minutes, pensive. Clairement dans mon esprit j'avais une espèce de déjà vu. Par curiosité j'me piqua de nouveau le doigt, volontairement c'te fois, et une goutte perla et tomba sur la montre. Les mécanismes se remirent en route n'importe comment. J'ai alors posé mes outils et j'me suis reculée de mon établi. Ok j'venais de comprendre ce qui c'était passé. Et… c'était d'ma faute. Ou d'la faute de mon sang ? Bon il va falloir étudier cela. Et c'est ce que je fis. Régulièrement j'testais mon sang sur des objets, des mécanismes mais celui-ci semblait incontrôlable !

Pour mes 13 ans mon père m'offrit une belle platine vinyle. La première chose que j'fis c'est la démonter et la r'monter entièrement pour en analyser les composants et le fonctionnement. Du coup après je pu m'acheter et m'faire offrir des vinyls ! J'retournais régulièrement dans la boutique d'Ophelia pour ça, elle était toujours de bons conseils. On parlait beaucoup de nos passions, je lui parlais souvent de mécanique et un jour j'lui ai montré que'ques dessins que j'avais fait. Elle apprécia beaucoup mon coup d'crayon et l'esthétique très indu/steampunk. Sans doute trop car elle me d'manda si elle pouvait s'faire tatouer un ensemble d'engrenages tachés de sang qu'j'avais dessiné. Ça m'touchait beaucoup ! J'accepta volontiers et elle m'emmena chez sa tatoueuse à que'ques rues d'là.

Encore un lieu à l'atmosphère très punk-rock. Les tatouages affichés un peu partout dans la boutique étaient magnifiques et j'trouvais mes gribouillages très rudimentaires en comparaison… La tatoueuse se f'sait appeler Coriolis. Elle aussi trouva mes engrenages très sympas et accepta de tatouer Ophelia sur le champ. Je n'la savais pas aussi impulsive ! Mais bon elle fait bien c'qu'elle veut, c'est son corps. J'pouvais rester dans le salon de tatouage pendant qu'elle tatouait. J'regardais un peu partout, toujours curieuse et très admirative. J'trouvais le matos de tatouage très impressionnant et astucieux. J'adorais voir Coriolis au travail, manipuler ces aiguilles pour dessiner sur la peau.  Un nouvel endroit où j'suis revenue de nombreuses fois !

Un jour de pluie, alors que j'étais v'nue observer le travail de la tatoueuse, j'aperçue une machine démontée sur le p'tit établi au fond de l'atelier. C'était une machine à tatouer à rotative. J'devais avoir des étoiles dans les yeux car en m'voyant en train de zieuter sur les pièces de la machine, Coriolis me dit que j'pouvais prendre le tout. Que toute façon elle marchait plus et qu'elle comptait la j'ter. En fait il lui manquait pas grand chose, j'ai pu la réparer avec un peu de boulot et beaucoup d'informations sur l'sujet.

Bon bah voilà v'nir mes 14 ans. C'est l'année où j'ai commencé à comprendre si j'puis dire. Déjà comprendre que ce que j'avais dans le sang c'était un pouvoir. Ça paraît peut-être évident mais j'm'étais réellement pas posée la question avant j'vivais juste avec comme ça. Du coup j'ai commencé à en parler à ma mère. Ensemble on s'est dit que quand même on pourrait sans doute s'en servir. Du coup on a commencé à étudier ça plus sérieusement. Bon ça nous a pris 2 ans quand même pour comprendre un peu comment ça pouvait fonctionner c'histoire, comment utiliser mon sang et comment construire des p'tites batteries pour canaliser tout ça.

Entre mes 14 ans et mes 16 ans j'ai commencé à tatouer un p'tit peu des trucs simples que je dessinais moi même. Et un peu sur moi aussi (même si bon c'est un peu déconseillé quand même.) Je m'suis aussi fait tatouée un bracelet d'engrenages autour de la base de ma prothèse car je trouvais l'idée classe. Je l'ai dessinée moi même mais c'est Coriolis qui l'a tatoué bien sûr. On a fini ma main mécanique même si c'était quand même compliqué à utiliser et pas du tout précis j'ai pu réutiliser ma main (parce ouais je suis quand même droitière et si j'ai réussi à apprendre à dessiner et bricoler avec ma main gauche et ma pince c'était quand même grave galère).  J'suis entrée au lycée aussi et c'est devenu difficile… J'ai subit du harcèlement pas mal à cause de ma main et de ma jambe boîtante et puis j'étais plus la plus grande… J'ai commencé à expérimenter mon style aussi, tester des coupes de ch'veux parce que j'en avais un peu marre du blond et du long. Et me faire faire quelques piercings à l'oreille.

L'année de mes 16 ans j'ai commencé à réfléchir à mon av'nir, j'ai regardé un peu les métiers que j'pourais faire, les écoles que j'pourrais r'joindre après le bac tout ça. Summerbridge ça commençait un peu à dev'nir mon rêve. C'est aussi l'année où on a modifié la main mécanique pour l'améliorer et prototyper un peu l'utilisation d'mon sang pour ça. Au fil des mois elle est dev'nue plus précise et plus fiable, on allait continuer de bosser dessus ensemble avec ma mère jusqu'à ce que j'parte.

J'commençais aussi à construire mes propres objets mécaniques. J'avais dans l'idée de créer une p'tite créature et de l'alimenter avec mon sang pour voir. J'ai fais des croquis de plusieurs petits robots que j'avais en tête et j'les ai montré à ma tatoueuse pour voir c'qu'elle en pensait. Tout de suite elle a flashée sur une petite araignée, c'vrai qu'elle était pas mal du coup j'suis partie là dessus. Ça m'a pris plusieurs mois pour la finir et entre temps un évènement tragique était arrivé… Ma tatoueuse, Coriolis s'était suicidée, c'est vrai qu'elle m'avait déjà dit qu'elle n'allait pas bien et qu'elle faisait tant bien que mal mais ça m'a beaucoup secoué. Bon j'ai pas trop perdu mon sourire pour autant mais en d'dans j'étais quand même bien patraque. J'ai un peu arrêter de bricoler, de dessinner, p'tête pour souffler un peu. Quand j'ai repris j'ai fini l'araignée que j'lai nommée en hommage de mon amie disparue.

Là dessus j'passais mes 18 ans et mon bac. J'avais de bonnes notes globallement c'était tranquille. Pour mes 18 ans mon père m'offrit mon rêve : il allait payer mes études à Summerbridge. Et ma mère m'offrit son vieux pick up en en profitant pour s'en acheter un nouveau… d'occasion évidemment. Ainsi j'ai passée mes vacances à passer mon permis, à préparer mes (nombreuses) affaires et à construire de quoi les transporter. La rentrée approchant j'ai cherché le moyen le moins cher d'venir sur l'île avec mon barda. Ainsi j'partis en pickup et j'embarquais dans un bateau à destination de l'île où se déroulera la suite de mon histoire…
Derrière l'écran
ᵜ Pseudo : Lyz
ᵜ Âge : trop vieille d'après moi TT
ᵜ Avis sur le forum : on verra avec le temps :3
ᵜ Mot de la fin : Poca
Code:
[b]Powered Blood[/b] • Son sang contient une forme d'énergie inconnue qui semble douée d'une faible forme d'intelligence ▬ [i]Adeline Swindell[/i]
Code:
Adeline Swindell • Personnage original dessiné par CannibaNouk ▬ [i]Adeline Swindell[/i]

Invité
Invité

Re: Vivace - Adeline Swindell

le Mer 6 Sep - 18:02

- CONGRATS HONEY -

T'es validée ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas toute perdue et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
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