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 « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.

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Katrina M. Heikkinen
Vivace
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MessageSujet: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Ven 12 Mai - 12:52



Katrina Mikaela Heikkinen
Vivace

24 ans ᵜᴥ 23 Octobre 1992 ᵜᴥ 1m74 ᵜᴥ ♀ ᵜᴥ Bleu très clair et elle déteste ça. ᵜᴥ Blond cendré cuivré. ᵜᴥ  Design graphique. ᵜᴥ Astronomie. ᵜᴥ Fière, à la limite de l'arrogance parfois. ᵜᴥ Attentionnée. ᵜᴥ Perfectionniste. ᵜᴥ Têtue. ᵜᴥ Paresseuse. ᵜᴥ Sarcastique. ᵜᴥ Secrète. ᵜᴥ Câline et pas qu'un peu. ᵜᴥ Loyale. ᵜᴥ Fougueuse. ᵜᴥ Colérique. ᵜᴥ Rancunière. ᵜᴥ Vulgaire quand elle s'énerve.
ᵜᴥ Légèrement violente avec ses affaires (elle fout sa chambre sens dessus dessous quand elle est énervée à défaut de foutre les personnes sens dessous dessous). ᵜᴥ Cachottière. ᵜᴥ Discrète. ᵜᴥ Légèrement lunatique. ᵜᴥ Généreuse. ᵜᴥ Patiente, mais ça dépend pourquoi. ᵜᴥ Cassante. ᵜᴥ Dévouée. ᵜᴥ Ambitieuse. ᵜᴥ Optimiste.

Handlink
Le pouvoir de Katrina tient sa source de l'encre incrustée dans sa peau et se manifeste de façon aussi physiquement désagréable (pour elle) que particulière. Du renard sur sa cuisse aux roses s'étendant de son épaule au reste de son bras, la finlandaise possède un nombre assez inattendu de tatouages qu'elle tend à aimer cacher et il vous faudra la déshabiller pour découvrir les multiples autres oeuvres d'art gravées sur son épiderme... À supposer qu'elles y soient.
« Handlink » est la contraction de handle (manipulation) et ink (encre), nom qu'elle a donné à son pouvoir lorsqu'elle eût compris à quoi il consistait et dont elle est assez fière, en vérité.
Capable de manipuler l'encre (uniquement noire) qui sillonne sa peau, Katrina peut littéralement la retirer de son épiderme pour lui donner d'autres formes et volumes à volonté. Mais pas sans prix.
Premièrement, la quantité d'encre qu'elle peut utiliser est parfaitement limitée à celle en sa possession. En outre elle ne peut ni en produire plus, ni en perdre. Deuxièmement, la douleur provoquée lui est horriblement désagréable à chaque fois qu'elle se risque à l'utiliser. Chaque tatouage qui reprend sa place sous sa peau lui fait aussi mal que la première fois où elle l'a expérimenté et est généralement succédé de la même période de cicatrisation incluant douleurs et démangeaisons... Qui s'allongent si elle s'amuse à utiliser son don un peu trop longtemps. En outre, elle ne l'utilise qu'en cas d'urgence, ou quand elle est d'humeur masochiste ce qui, qu'on se le dise, n'arrive que très rarement pour ne pas dire jamais.
Mon histoire
« J'aimais l'accent finnois qui traînait à la fin de ses mots, son sourire malicieux et sa façon particulière de se mordre la lèvre lorsqu'elle était contrariée. » Nate.


ENFANCE


- Pourquoi est-ce que tu as des dessins sur les bras ?

Eljas Heikkinen jeta un regard surpris à sa petite soeur.

- Ce sont des tatouages, Kate.

La fillette inclina doucement la tête, l'air visiblement décidée à lui poser vingt mille questions alors qu'elle se hissait un peu plus confortablement sur l’accoudoir, près de lui.
Elle aimait son frère. Beaucoup, vraiment beaucoup. Et elle aimait encore plus quand il répondait à toutes ses interrogations avec la même patience que celle qu’il avait à chaque fois même qu’il lui parlait.

- Qu’est-ce que tu veux savoir ?
- Pourquoi tu as ça ?
- Parce que j’aime ça.
- C’est tout ?
- Non.
- Non ?
- Non.

Katrina fît la moue, ses deux immenses yeux bleus brillants de contrariété alors qu’elle se glissait de l’accoudoir jusqu’à son frère pour doucement l’attraper. Il la faisait tourner en bourrique, elle le savait, le sourire amusé qui étirait ses lèvres le prouvait.

- Alors pourquoi ?

Eljas laissa quelques secondes s’écouler, chercha dans le silence les mots pour expliquer, à une enfant de six ans, pourquoi il avait décidé de se faire tatouer.

- Parce que c’est un art comme un autre. Certaines personnes aiment l’écriture, d’autres la musique, d’autres encore le théâtre, là où moi j’aime le dessin. Plus encore, j’aime le corps humain, et toutes les choses magnifiques qu’on peut en retirer avec un peu d’encre et d’imagination. Je trouve ça fascinant et… J’aime les multiples significations que chaque personne peut apporter à un seul et même tatouage.

- Mh…

Katrina tourna doucement la tête, l’air de se désintéresser complètement de la conversation alors qu’elle observait paisiblement les flammes s’élevant dans l’âtre près duquel ils étaient installés. Elle ne comprenait qu’à moitié ce qu’il voulait dire, évidemment. L’essentiel était là, mais le côté psychologique de la chose lui échappait encore totalement et, pourtant, elle offrît un sourire absolument radieux à Eljas, lorsqu’elle se tourna de nouveau vers lui.

- Tu as compris ? lui demanda-t-il simplement quoique visiblement surpris.
- Non ! Mais j’en veux moi aussi !



ⱷⱷⱷ



Elle avait tout juste huit ans, lorsque son frère décida de quitter la maison pour s’envoler vers les États-Unis. Huit ans et la certitude ferme qu’elle irait le rejoindre, plus tard, afin de travailler avec lui dans le salon de tatouage qu’il comptait ouvrir en Californie.

Née au sein même d’une famille d’artistes, Katrina n’eût aucun mal à s’épanouir dans le dessin avec le soutien de ses deux parents quand bien même ils se vouaient eux-mêmes à deux domaines différents.
Son père aimait la musique, plus que tout, là où sa mère passait son temps à coucher ses mots et ses pensées sur du papier, à chaque fois qu’elle se sentait heureuse ou qu’elle avait besoin de s’évader.

Elle aimait dessiner des heures durant, bercée par la musique qui emplissait leur petite maison et par les récits grandiloquents de sa mère, qui ne manquait jamais de lui faire partager les aventures folles des personnages qu’elle s’amusait à inventer. Elle aimait chaque jour qui passait, tout simplement. L’école et les amis qu’elle y rencontrait, Skaði et son sourire aussi radieux que parfait, sa maison et sa chambre aux murs tapissés de tous les dessins qu’elle faisait. Tout. Elle avait absolument tout aimé.
Son enfance fût sûrement la période la plus parfaite de sa vie et lui arrive souvent, encore maintenant, d’avoir envie de retourner dans sa chambre, en Finlande, pour se perdre dans l’univers tout entier qu’elle s’y était elle-même créée. Juste pour s’échapper.



Adolescence.

Ne me demandez pas pourquoi je suis passée à la première personne. Le feeling, juste.


Je devais avoir à peu près quatorze ans quand Ska a accouché. Je savais qu’elle était enceinte, depuis le début. Elle était ma meilleure amie alors j’avais passé le plus clair de mon temps à la soutenir, quand c’était pas Leevi qui le faisait. Je m’attendais juste tout simplement pas à la façon dont c’est arrivé.

La clinique de Mehiläinen était située à environ une vingtaine de minutes de chez moi. Amplement le temps qu’il me fallait pour méchamment baliser quand j’ai appris que son bébé allait arriver. Amplement le temps qu’il me fallait pour sérieusement reconsidérer l’idée de me ronger les ongles alors que putain je détestais ça.
Le trajet m’avait presque paru interminable et j’avais du me faire violence pour ne pas demander à ma mère de la boucler quand elle essayait de me rassurer. Je n’étais pas spécialement de mauvaise humeur, juste… Terriblement inquiète, et ses tentatives de m’aider, quand bien même je les respectais, ne fonctionnaient absolument pas. Alors je m’étais gardée de tout commentaire jusqu’à arriver à la clinique avant de directement foncer vers la chambre où Skaði attendait supposément qu’on l'emmène en salle d’accouchement.

J’avais quatorze ans, seulement quatorze ans. Le ventre noué, la nausée et j’avais l’impression d’étouffer à chaque fois que je la touchais.

- Comment ça, le deuxième ? avait été la seule phrase que j’avais pu sortir juste après que son supposé unique bébé soit sorti de son ventre.

Moi ? Je restais à côté et j’aidais maladroitement Leevi à garder la température de Ska le plus bas possible. Évidemment, les infirmiers avaient gueulé, au début. Non j’avais pas le droit d’être là, oui je risquais de gêner, mais non j’aurais pas bougé. Et les petites flammèches qu’avaient craché les doigts de Skaði lors de la naissance de son fils avaient achevé de les convaincre de me foutre la paix. Alors j’étais restée, du début à la fin, et putain comme j’étais soulagée quand tout s’est terminé. Parce qu’elle allait bien, surtout. Mais aussi parce qu’elle et Leevi filaient vraiment l’amour parfait. Parce que leurs bébés étaient absolument magnifiques et parce que je me rendais compte que, quoiqu’il puisse nous arriver, jamais je n’aurais regretté d’avoir fait ce que j’ai fait pour elle, quand je l’ai vu sourire à ses bébés.

Après ça, le reste de mon adolescence s’est déroulée de façon plutôt banale. Comme mon enfance, en vérité. Skað avait deux jumeaux à gérer alors je lui fichais un peu la paix, sans pour autant m’éloigner, j’avais juste moins tendance à la fréquenter autant que je le faisais.

J’ai été au collège, puis au lycée, et les rares personnes que je rencontrais s’avéraient être autant d’amis qui restaient que d’espoirs qui s’en allaient.


ⱷⱷⱷ


- C’est moi ou t’as poussé, Kit Kat ?
- Arrête avec ce surnom ou je te fais manger tes cheveux, Eljas.

J’avais à peu près dix-sept ans. Mes vacances d’été s’écoulaient chaque année entre Finlande et Californie et autant dire que j’aurais vendu mon propre frère pour pouvoir rester un peu plus longtemps aux Etats-Unis.

- Maman et papa sont ok avec ça ?

J’avais juste opiné, les yeux rivés sur l’aiguille qui s’approchait de ma cuisse alors que mon frère se replaçait plus confortablement devant moi, sans me regarder. Il n’avait pas réellement changé. Toujours aussi blond, toujours aussi con. Mais je l’aimais, toujours autant, alors j’aimais les vacances que je passais dans son appart complètement pourri en Californie.

- Maman m’a aidée à choisir le design du renard et papa te fait savoir qu’il paiera la facture alors… Oui ?

Nos parents n’avaient jamais été spécialement sévères ou intransigeants. Au contraire. Leurs tendances au laxisme s’avéraient si poussées parfois que je me demandais moi-même s’ils ne se considéraient pas eux-même comme deux adolescents. Mais je pouvais faire à peu près ce que je voulais, sans m’en plaindre alors je me taisais. Je devais juste éviter de faire n’importe quoi avec n’importe qui.

- Tu comptes rester ici pour toujours ?

La première piqûre de la machine de mon frère m’avait fait grimacer.  

- Et toi ? avait-il juste répondu, l’air de rien.
- Je sais que tu l’as fait exprès.

Il n’avait pas répondu à ma question et je n’avais pas insisté. Eljas ne parlait pas quand il n’avait pas envie de parler. Et puisque la séance entière s’était déroulée dans le calme le plus complet, j’en avais déduit que non, il n’avait pas le coeur à discuter mais que oui, son départ en Californie l’avait peut-être finalement changé. Sauf qu’à ce moment là, je n’avais aucune idée de pourquoi et les raisons… Je ne m’en doutais absolument pas.


The beginning of the end.

Je devais avoir dix-neuf ou vingt-ans, quand toute cette merde a commencé. Non, je “devais” pas avoir. J’avais, dix-neuf ans. Sauf que j’ai aucune envie de m’en rappeler. La nouvelle, le rejet, le déni… Tout. Absolument tout, j’ai envie de l’oublier.

J’avais fini par prendre mes clics et mes clacs pour m’installer en Californie.
J’aimais ma Finlande natale, évidemment, mais j’avais besoin de m’échapper du cocon familial et mon frère m’avait gentiment proposée de venir passer trois ans avec lui, après le lycée. Autant dire que ma réponse avait été aussi enjouée qu’instantanée.
Je n’étais pas spécialement en conflit avec mes parents, j’estimais juste y avoir passé assez de temps. Ma mère avait fini par renoncer à l’écriture pour se tourner vers la pâtisserie et mon père avait eu la foutue idée de se lancer dans la création d’une maison d’édition à la con. Qui marche en plus, sans déconner.

À côté de ça, mon frère avait pris ses marques dans une carrière de concept artist et je n’avais eu aucun réel mal à m’intégrer au système scolaire américain. Je passais les trois quarts de mon temps sur le campus, à gribouiller pour mon sketchbook ou à traîner avec les quelques amis, complètement cinglés, que j’avais trouvés. Une vraie bande bras cassés mais je les aimais.

Bref, la vie était belle et il manquait plus qu’une note de Simple Plan en fond sonore pour achever le cliché américain dans lequel je vivais. J’étais heureuse, je m’amusais, et le reste bah… Je m’en foutais. J’avais pas à me plaindre, j’avais tout ce que je voulais. Mes journées s’écoulaient entre dessins, fous rires, cours et après-midi débiles sur les routes à rien branler. J’étais devenue la californienne clichée. La blonde aux yeux bleus qui passe son temps à la plage mais qui préférait passer son temps restant chez elle plutôt qu’en soirée. La blonde aux yeux bleus finlandaise qui avait pourtant une énorme tâche sur son portrait un peu trop stéréotypé. Et croyez-moi, ça m’arrangeait. J’étais déjà une sorte de sauvage trop franche, et si certaines personnes m’aimaient pour ça, d’autres ne manquaient sûrement pas d’en faire une excuse pour un peu plus me détester. Alors mes amis se limitaient aux mêmes personnes, à chaque année qui s’écoulait et j’m’en portais très bien. Je m’en foutais.

Jusqu’à un certain après-midi où je glandais avec mon frère, devant un vieil épisode de Friends.
Le début de ma journée s’était déroulé de façon plutôt banale. Je saurais pas m’en rappeler mais j’avais eu cours puisque j’avais mes bouquins et crayons sur les genoux. Je m’en souviens parce qu’en me redressant, j’avais tout balancé.


J’avais pris l’habitude de glisser mes doigts contre le tatouage, sur ma cuisse, sans trop savoir pourquoi. J’aimais ça, tout simplement, et il m’arrivait souvent de juste le regarder en en retraçant les contours sans pour autant m’y attarder. J’aimais ce tatouage, l’histoire qu’il avait et tout ce qu’il représentait.

- Tu t’amuses ?

J’avais sursauté. Parce que ce con avait le don de m’arracher au fil de mes pensées seulement quand je commençais tout juste à m’y plonger.

- Vite fait.
- T’as l’air pourtant. Qu’est-ce que tu fais ?

Je n’avais pas relevé la tête, pour le coup. Mon attention s’était retrouvée happée par un merdier dont je me serais sincèrement passée et je m’étais un peu plus penchée sur ma cuisse pour analyser ce qui était en train de m’arriver.

- Da. Fuck, j’avais tout simplement lâché.

Les sourcils froncés, je m’étais un peu plus penchée pour observer l’encre noire qui s’était mise à étrangement bouger sous ma peau. Sans trop piger. C’était désagréable comme sensation. Et un peu trop vrai. Comme si quelque chose grouillait dans ma cuisse en suivant le mouvement de mes doigts, indéfiniment.

- Pourquoi tu fais cette tête ?
- Regarde ça.

Il s’était penché sur moi et j’avais doucement glissé ma main sur la gauche de ma cuisse, entraînant avec elle le mince contour noir enveloppant le renard dessiné sur mon épiderme. C’était ignoble, atrocement désagréable et j’avais eu l’impression d’à nouveau sentir l’aiguille sur ma peau, à mesure que les points bougeaient.

C’était effrayant et je parierais ma prochaine paie que j’étais devenue aussi pâle que mes fesses. Mon veines me mitraillaient les temps et, les rares fois où il ratait pas ses battements, mon coeur me donnait l’affreuse impression d’être sur le point d’exploser. Sauf que j’avais pas eu le temps de paniquer. Pas eu le temps d’hurler, ni même de pleurer.

- Putain, c’est dégueulasse !

Aucune trace d’ironie, aucune pointe d’humour. C’était sec et franc. Cruellement franc. Assez pour me faire ravaler net les larmes de panique qui pointaient déjà le bout de leur nez.
Assez pour me pousser à le regarder avec la même incompréhension que celle que j’avais vu dans ses yeux, lorsque j’avais relevé ma tête vers lui. Une incompréhension qui s’était mêlée à un profond dégoût, avant de se muer en légère culpabilité. C’était dingue tout ce que ses yeux pouvaient hurler. Aussi dingue que la douleur de le voir presque me rejeter.

- Enfin, c’est…
- Bizarre ? Immonde ? Pas normal ? T’es con, aussi, non ?

Je tremblais, sans trop savoir pourquoi, mais je tremblais. De panique ou de déception. De rage ou d’incompréhension. Je ne comprenais absolument rien à ce qu’il se passait et, j’avais beau me retourner la tête, rien n’y faisait. J’avais beau me torturer, chercher le pourquoi du comment je me coltinais ce merdier… Rien n’y faisait.

- Ca fait mal en plus, cette connerie !

Et j’avais l’impression que plus je m’énervais, plus je douillais. C’était insupportable. Un peu trop invivable. Ma jambe me faisait aussi mal que les jours qui avaient suivis ma cicatrisation et le regard d’Eljas sur ma peau ne m’aidait absolument pas à me calmer.

- Qu’est-ce que tu regardes ? T’es dégoûté parce que c’est toi qui me l’a fait ? Ca y est ?
- Putain mais Kate, admets que c’est pas normal.
- Evidemment que non, ça l’est pas ! J’ai jamais dit que ça l’était, je sais pas ce que c’est moi-même !
- Tu devrais aller voir un médecin ou… Chais pas. Mais sérieusement, c’est quand même flippant.
- Va te faire voir.

Et parce que j’étais une gosse vraiment super mature, la seule chose que j’avais trouvée à faire, avait été de m’enfermer dans ma chambre. Puérile ? Non, à peine. J’étais déboussolée, dégoûtée et, par-dessus tout, je crevais d’envie de gratter ce dessin qui déformait ma peau pour essayer de le dégager.
Alors, sans arrêter d’étouffer ce foutu tatouage sous des couches et des couches de crème hydratante pour tenter d’apaiser la douleur et la sensation horrible de démangeaison, j’avais passé ma nuit sur mon ordinateur à fouiller pourquoi merde j’étais aussi bizarrement foutue.
Et la réponse m’avait semblée aussi peu surprenante que non voulue : J’étais sûrement une cinglée gâtée - tu parles, maudite ouais - par un putain de pouvoir de merde à la con. De merde à la con, ouais. C’était clairement ce que je me disais en regardant l’encre qui bouillonnait presque sous ma peau.

Je savais pas quoi faire, à qui en parler. Est-ce que je devais le cacher ? Sûrement. La réaction de mon frère m’avait clairement démontrée que j’avais rien à gagner en me tartinant la gueule de fierté parce que j’avais une anomalie qu’on appelait “don”.

ⱷⱷⱷ

J’étais retournée à la fac après une semaine enfermée chez moi, à chercher un moyen de me détacher de mon frère sans avoir à quitter la Californie. Je voulais pas en parler à mes parents, quand bien même le compte en banque de mon père m’aurait sûrement aidée. Je voulais rien leur dire parce que j’étais pas prête à encaisser un autre rejet. Alors je leur avais balancé que je voulais juste vivre ma vie comme je l’entendais. Que j’étais assez grande pour plus avoir besoin d’un grand frère pour me surveiller et j’avais emménagé chez une amie quelques temps après.

C’était peu de temps après ça que je l’avais rencontré.
Un nom gravé dans ma tête comme tous les dessins qu’il avait laissés sur ma peau. Une voix qui venait encore soupirer mon nom dans mes nuits les plus longues, et me cracher son arrogance à la gueule dans mes journées les plus courtes.


Je sortais tout juste de ma dernière heure de cours quand je l’avais croisé pour la première fois. J’étais de mauvaise humeur, ma journée avait été un bordel ponctué de la débilité de mes potes et mes cheveux empestaient un vieux reste d’alcool que ces abrutis avaient cru bon de me verser sur le crâne pour “convenablement fêter mon vingtième anniversaire”. Alors non, j’lui avais pas causé, j’étais partie sans demander mon reste après un vague “Je rentre.” à ma colocataire et j’avais pas cherché. Et pourtant, vous savez quoi ? Ce crétin avait le don de me faire tourner la tête, plus que n’importe qui jusqu’à maintenant. Je le connaissais pas, quasiment pas. En vérité, la seule chose que je pouvais coller sur sa tronche, dans ma tête, c’était son nom.

Nate.

Un vrai crétin, cliché même du californien revêche et arrogant. Nos premiers contacts avaient été aussi sulfureux que conflictuels et la seule amie que nous avions en commun s’était retrouvée à tenter de maladroitement nous empêcher de nous éventrer vivants. Littéralement. Nos échanges se limitaient à des insultes le plus clair du temps et il m’arrivait souvent de vouloir lui arracher sa vieille gueule d’arrogant à toutes les soirées où on se croisait… Quand j’avais pas affreusement envie de le déshabiller. J’étais complètement dingue de lui et j’arrivais pas à m’en détacher.  Il me fascinait et, qu’on se le dise, ça me faisait immensément chier.

Je rêvais de ses lèvres contre les miennes, de son corps contre ma peau et de ses mains sur mon bassin. J’en étais folle, tout simplement.
Et c’était aussi frustrant que malsain.


ⱷⱷⱷ


Et tout était parti en live quelques temps après ça. Je pouvais pas vraiment me douter de comment ça allait se terminer, mais j’aimais la façon dont ça avait commencé.


- Tu dégueules sur mon putain de siège, j’te fais avaler ta merde, Kat.

J’avais juste haussé les épaules, l’air de rien, avant d’attraper le paquet de cigarettes calé dans la poche arrière de mon jean pour en caler une entre mes lèvres. J’avais besoin d’air, d’espace, et d’un peu de silence. Surtout du silence. Le bordel de la soirée d’à côté me vrillait les tympans et j’avais l’impression que ma cervelle allait exploser. Alors je l’avais embarqué avec moi sans trop savoir pourquoi, je lui avais aimablement demandé de m’ouvrir sa bagnole et je m’y étais écrasée, pour respirer. J’avais chaud d’avoir trop dansé, mes cheveux me collaient à la gueule et mes reins avaient le feu, sans déconner. Autant que le reste de mon corps parce qu’il était juste là, à côté de moi, et que j’avais l’impression d’être une foutue bouteille de gaz près d’une cheminée.

Une petite inclinaison de la boîte de conserve qui lui servait de voiture m’avait indiquée qu’il s’était un peu mieux calé et, quand bien même j’en avais cruellement envie, je n’avais pas bougé.
Il était assis à ma gauche. À la fois trop loin et trop près. Juste ce qu’il fallait pour encourager mon cerveau à partir en live. Juste ce qu’il fallait pour me faire totalement craquer. J’étais complètement déchirée et les Dieux avaient eu la bonne idée de me coller l’objet de mes fantasmes sous le nez, dans un espace clos, à une distance de sécurité complètement baisée. J’étais complètement torchée, tellement que j’en arrivais à un point où rien que l’odeur de son parfum mêlée à celle de la cigarette me donnait atrocement envie de lui arracher ses fringues, et j’avais eu la bonne idée de vouloir l’embarquer avec moi plutôt que de me caler toute seule dans un coin de cette foutue soirée.

- Nate… Rappelle moi de te cogner, quand je me réveillerais.

Et me demandez pas pourquoi mais tout est parti de là. Ma clope a fini sur le bitume, à travers la fenêtre, et ma bouche était allée chercher la sienne en même temps que mes doigts s’étaient perdus dans ses cheveux blonds trop longs. Et j’avais aimé ça. Trop fort. Beaucoup trop fort. L’alcool qui courait dans mon sang avait achevé de faire monter l’adrénaline dans mes veines et j’avais atterri sur la banquette arrière de sa voiture avant même de rendre compte que ma culotte était déjà plus là.

Honnêtement ? Même maintenant, cette partie de notre histoire, je la regrette pas. Je l’avais aimé et même s’il ne me l’avait jamais dit, j’avais pu sentir à travers ses caresses, plus d’une fois, qu’il m’avait aimée aussi.

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- Putain la sale gueule que j’avais, avant.
- T’as toujours la même gueule, Nate. T’as juste une petite amie, maintenant.

Il avait ricané et je m’étais un peu mieux lovée contre lui, les yeux rivés sur l’écran de mon smartphone, sur lequel je le regardais faire défiler les photos de nos premières soirées. Évidemment, y en avait sûrement un peu trop de lui. C’était obsessionnel ou chais pas. Mais j’aimais ça. Autant que j’aimais les couleurs que notre relation prenait. Je savais plus trop combien de temps on avait passé à coucher ensembles avant de finalement se décider à devenir un couple. Un vrai. C’était bizarre. Peut-être parce que c’était Nate et, qu’au fond, en dehors de son caractère de merde, je savais rien de plus sur qui il était. Mais ça aussi, je l’aimais. J’étais dingue de lui et c’était tout ce qui comptait.

Naïveté de merde, je vous jure. Je me donnerais presque envie de débecter.
J’avais l’air de filer de le parfait amour ? C’était le cas. Notre relation s’est étendue jusqu’à mes vingt-trois ans et je me félicite encore moi-même d’avoir réussi à le garder aussi longtemps. Moi qui pensait qu'il faisait partie de ces mecs infidèles et volages, j’avais été obligée de rapidement changer d’avis.

Je me disais que j’avais le temps de le connaître, de savoir qu’il était, d’un peu plus l’aimer. Pourtant, au bout de trois ans, j’étais pas plus avancée sur qui il était. À son nom s’étaient ajoutés quelques définissants le caractère à la con qu’il se traînait. Mais son visage était toujours flou dans ma tête. Je savais pas qui il était. Même maintenant. Sûrement même encore moins maintenant.


Il était sauvage, vulgaire et grande gueule. Ce genre de gars qui vous donne envie de vous abandonner à toutes les conneries accomplissables en une vie. Ce genre de gars qui peut vous faire hurler autant de rage que d’envie. Il était ce genre de dépendance brutale qui vous bouffe de l’intérieur mais dont vous pouvez pas vous passer. Ce genre de fantasme que vous avez aucune honte à accepter.

Il m’avait appris à tatouer, à peu près tout ce que je dessinais. Je m’essayais sur des gens qui, au fond, n’en avaient rien à branler et puis sur lui, parfois, quand j’avais commencé à m’améliorer.

« De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles. »

Et si j’avais pu, je me serais gravée la même chose, le même jour. Au même endroit. Pour avoir autre chose qu’un simple nom, accompagné d’une voix qui, peu à peu, s’évaporait dans ma tête. Pour avoir autre chose que les regrets d’une relation que j’ai du mal à oublier.


ⱷⱷⱷ

J’avais arrêté de le fréquenter le lendemain de mes vingt-trois ans. Juste après un troisième tatouage qu’il avait lui-même inscrit sur ma peau. Quelques mots en finnois qui prenaient leur sens pour beaucoup de choses, et en détruisaient de nombreuses autres. Après une oeuvre d’art sur mon bras et dans mon dos.

Je n’avais pas bougé, je l’avais juste écouté, les yeux rivés sur sa tête penchée sur mon buste alors qu’il terminait calmement la gravure à l’encre qu’il y avait commencé. Alors qu’il m’achevait en me rappelant que merde, le monde fonctionnerait pas éternellement comme je le voulais.  
Et ça faisait mal. Beaucoup trop mal. Parce qu’au fond, je savais pas moi-même si je devais l’oublier. Je savais pas plus si j’avais une chance de le revoir. Si, merde, il reviendrait.

Il était parti quelques temps après sur un au revoir et un baiser et, parce que la Californie me faisait définitivement chier, j’avais décidé de m’en aller.

ⱷⱷⱷ

- Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?

Non, clairement pas. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais jamais quitté ma Finlande, je serais jamais partie en Californie et j’aurais jamais décidé de m’envoler vers Summerbridge en mentant éhontément à ma mère, sous mon nez.
Mais parce que je ne voulais pas qu’elle s’inquiète, j’avais simplement opiné en arrangeant mon sac sur mon épaule. Elle ne savait pas grand chose de ce qu’il s’était passé, j’avais éludé tous les derniers événements passés en lui disant juste que ma fac ne m’offrait pas le master que je souhaitais intégrer et, après une vague explication de l’aliénation que je me coltinais, je lui avais imposée mon départ sans rien lui demander. Un peu coupable et désolée. J’abusais de sa douceur et je le savais. Mais j’avais besoin de m’en aller.

- Tu remercieras papa pour moi.
- Tu sais très bien que ça lui fait plaisir, si tu fais ce que tu veux.
- Mouais. Je vous appellerais quand je serais là-bas.
- Fais attention à toi, chérie.

Elle m’avait prise dans ses bras, une dernière fois. Et j’avais embarqué pour un vol parfaitement tranquille jusqu’à cette île paumée en plein pacifique qu’était Summerbridge.

J’avais vingt-trois ans.

The end. ~

Et maintenant ? J’ai repris la fac à Summerbridge et, merci papa, j’ai pu ouvrir mon propre salon de tatouage après avoir obtenu ma licence en… Moins de temps que ce que j’aurais espéré. Et puis, j’ai retrouvé ma meilleure amie, aussi. Je vis avec Skaði et ses deux adorables soleils (dont l’une qui est un soleil congelé) et autant dire que Freya et Freyr font autant mon bonheur que mes journées.

Notamment parce que Freya est un merveilleux coussin refroidissant ambulant. Et puis d’ailleurs…

- Freyaaaa, poussin ! Viens te réchauffer contre Tata Katiiiie !



Derrière l'écran
Shae. ᵜ 22 ans et des poussières. ᵜ Il é bo tkt. ᵜ Gimme sushis.

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[b]Handlink[/b] • Capacité d'utilise l'encre (noire uniquement) de ses tatouages et d'en faire ce qu'elle veut. Sauf qu'elle douille samer. ▬ [i]Katrina M. Heikkinen[/i]
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OC • Kyrie0201 ▬ [i]Katrina M. Heikkinen[/i]




Dernière édition par Katrina M. Heikkinen le Dim 25 Juin - 18:15, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Ven 12 Mai - 13:01

Salut toi ! Bienvenue sur Tasty Tales ! Met toi à l'aise, tu peux poser tes affaires là.

(P.S. Je t'aime déjà parce que Gurren Lagann et Bravely Default forever in my )
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Artemis Kane
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Ven 12 Mai - 13:43

Damn, cet OC

Trop de bôté ♥️

▬ ● ● ● ▬

               
I hate you I love you
I hate that I love you
Don't want to, but I can't put
Nobody else above you

▬▬▬▬▬▬▬▬

Arte' la Déesse, par Drew ♥ :
 


Artish(o) ♥ :
 
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Ambroise Neelov
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Dim 14 Mai - 10:19

Avatar magnifique de maman en vue. *Q*'
T'as pas perdu la main. *QQQQQQQQ*' Et tu sais ce que je pense des images et de ton personnage. Maman tu gères, tu gères vraiment la bière p'tit jeu de mots. *Q*'

BIENVENUE ICI MAMAN D'AMOUR. ♥♥O♥♥
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Lizzie A. Gregory
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Dim 14 Mai - 12:55

Kat ♥

Re-Bienvenue a toi vue qu' on se parle sur la Cb X)

Un avatar trop magnifique ♥

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Katrina M. Heikkinen
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Dim 14 Mai - 13:03

Leo > Notre amour est invincible, tkt. Mais merci. ♥

Artemis > Terriblement, Kyrie0201 a trop de talent. ;;

Ambrou > T'es adorable, as usual, merci. ♥♥ Et je tiens à rappeler que tu m'as aidée à me décider quand même alors bon. ~ MERCIII. ♥

Elea > Merci x 3. (Les deux bienvenue et pour l'avatar.) Tu pourras te cacher derrière moi tout le temps, si tu veux. ♥
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Ambroise Neelov
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Dim 14 Mai - 22:52

MAMAN D'AMOUR QUE J'AIME DE TOUTE MA VIE. ♥♥O♥♥
JE T'AIME TOI, TON PERSONNAGE, SON POUVOIR, SON CARACTÈRE, SON HISTOIRE. I LOVE EVERY PART OF YOU AND YOUR CHARACTER. *QQQQQQQQQQQQQQ*'

Pas pardon du capslock, hâte de te voir validée. *Q*'
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Katrina M. Heikkinen
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Lun 15 Mai - 9:50

Oh, poussin, tu vas me faire rougir.
Je sens qu'on va faire des étincelles, toi et moi, avec Ska. ~
MERCI DE TON AMOUR MON FILS. ET MERCI POUR CES BEAUX COMPLIMENTS. JE T'AIMERAIS TOUTE MA VIIIIIIIIIIIE. (Loin du froid de décembreuh.)
Ahem. Donc, oui merci fort fort. (╹◡╹)♡
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Liam Herinsten
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Lun 15 Mai - 11:21


- CONGRATS HONEY -

T'es validée ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas toute perdue et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
> Créer ta fiche de liens
> Faire des demandes de liens
> Faire des demandes de RP
> Créer la messagerie de ton perso

Pour pouvoir savoir tout ce qui se passe sur le fofo, on te propose de cliquer sur les petits liens ci-dessous. Tu verras, ça te mettra automatiquement des notifications quand il se passe quelque chose d'important :
> Evènements du forum
> Evènements CB
> Animations forum
> Annonces du forum


▬ ● ● ● ▬
Merci KitKat pour l'ava et Meow pour la signa


Spoiler:
 


http://sketchtoy.com/68103568
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Katrina M. Heikkinen
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MessageSujet: Re: « She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.   Lun 5 Juin - 20:39

Pitit bout ajouté à la fin de l'histoire, j'vous aime.
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« She's got beauty. She's got grace. She's got resting bitch face. » Finito.
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