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 I'm scared to get close and I hate being alone ~

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Simi'el Galceph
Vivace
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MessageSujet: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Dim 1 Jan - 8:13



Simi'el Ashley Galceph
Vivace

25 ans ᵜᴥ 1 Mai ᵜᴥ 195 cm ᵜᴥ ♂ ᵜᴥ Ambre ᵜᴥ Auburn ᵜᴥ  Physique [Quantique/Thermonucléaire] (M) ᵜᴥ Psychologie Sociologie ᵜᴥ Tenace ᵜᴥ Borné ᵜᴥ Ne se laisse pas faire ᵜᴥ Protecteur ᵜᴥ Jaloux ᵜᴥ Gentleman ᵜᴥ  ᵜᴥ Sombre ᵜᴥ Rusé ᵜᴥ Réservé ᵜᴥ Hermétique au changement ᵜᴥ Intelligent ᵜᴥ Avenant ᵜᴥ Obsédé par une possible perte de contrôle ᵜᴥ Noue très difficilement des liens positifs forts

Contrôle de l'énergie cinétique
Le pouvoir de Simiel est infiniment lié à la physique de l'énergie.
Dans le monde de la physique, et donc dans notre monde, tout objet possède une énergie potentielle. Cette énergie potentielle peut se transformer en énergie cinétique en fonction de l'interaction qu'elle subit. L'énergie cinétique littéralement est l'énergie liée à la force de mouvement. Dans les faits, c'est l'énergie produite lors d'un mouvement d'un corps, il en va de l'infiniment grand—la puissance du noyaux des astres—à l'infiniment petit—les charges électriques présentes dans les champs magnétiques.
Ces énergies sont présentes partout, et Simi'el a le pouvoir de convertir l'énergie potentielle en énergie cinétique pure. Ce pouvoir peut avoir de multiples facettes et celle que le jeune homme utilise le plus est sa puissance explosive.
En effet, en entrant en contact direct avec un objet, il peut le charger et au bout d'un certain temps permettre à cette charge de devenir une détonation. La force de l'explosion dépendra toujours de la masse de l'objet et du temps qu'il a mis à le charger. Aussi plus l'objet est lourd, et plus il sera long et fatiguant à charger. À titre d'exemple, une carte à jouer complètement chargée aura la force d'explosion d'une grenade simple.
De plus, il est aussi capable de contrôler cette énergie à un autre degré en accélérant ou ralentissant l'énergie cinétique d'un objet au lieu de convertir son énergie potentielle ; ce qui permet de réduire l'effort nécessaire à soulever ou pousser des charges trop conséquentes ; ou réduire des chocs trop violent s'il a prévu bien assez tôt leur venue et la concentration nécessaire pour contrer l'énergie qui arrive.
Son pouvoir a cependant un très gros défaut, bien qu'il soit capable de contrôler l'énergie cinétique, il en génère lui-même énormément et de façon très anarchique. Ainsi, sa propre énergie bio-cinétique est très difficile à contenir. Sim'iel est de fait en concentration perpétuelle pour éviter de la libérer. S'il laissait cette dernière se déchaîner, il provoquerait assurément une explosion gigantesque dont il serait le seul survivant.
Son pouvoir est aussi limité par sa nécessité de contact direct de l'objet à charger ou modifier avec sa peau. Il ne peut rien charger s'il ne le touche pas directement.

Conscient du potentiel de défense de ses capacités, il se déplace souvent avec beaucoup de médiators, de dés ou de cartes qui font de très bons objets à charger rapidement et à lancer en cas de besoin. Il peut aussi à petite dose changer l'énergie cinétique contenue dans les cellules des êtres vivants ce qui a pour effet de provoquer des sensations de chaleur plus ou moins agréables en fonction de la puissance de l'excitation—l'inverse est également possible en ralentissant l'énergie bio-cinétique.

Son pouvoir est plus un pouvoir utile au combat, mais il garde ses utilités dans la vie de tous les jours. Principalement pour absorber les chocs quand il les voit venir, se protéger de potentielles brûlures, ou pour simplement embêter d'autres personnes.
Cependant Simi'el vit avec la peur de perdre le confinement de sa propre énergie un jour, et de fait la peur de tout détruire autour de lui, involontairement tout comme il a pu le faire avec son père.
Don't touch me
Si mes parents m'ont donné un prénom, Simi'el qui semble tiré de l'énochien—la belle langue des anges—je  n'ai pas eu une enfance merveilleuse et angélique. Loin de tout séraphin, ma petite frimousse a vu le jour à Blackpool dans le Lancashire, une ville de petite envergure du Royaume-Uni mais ce n'est qu'un infime détail. Un premier Mai, au beau milieu du printemps, au beau milieu d'un nouveau départ. La nature renaissait avec moi. Mes yeux brouillés et plein de larmes sont arrivés dans une grande pièce blanche, il s'est avéré que j'avais eu beaucoup de mal à respirer au début, mais petit à petit mes premiers cris avaient pu retentir.
Je suis né dans une famille qui n'avait pas vraiment de mal à affronter la vie très loin de là. Ma famille avait une grande part de contrôle sur la ville, je suis né dans la richesse, que ce soit une chance ou un malheur, je n'en ai aucune idée. Mon père avait réussi à monter une petite entreprise dans l'artisanat du fer forgé qui fonctionnait plutôt bien, malgré la santé au déclin qu'il subissait à force de travailler dans ce domaine qui ne laisse indéniablement pas le corps intact. Elle fonctionnait trop bien même, petit à petit l'entreprise s'est développée et la reconnaissance était arrivée, très vite, trop vite, lorsqu'il avait obtenu une commande venant directement des intendants de la Reine. De fil en aiguille l'argent se mis à arriver encore et encore, l'entreprise prit de l'envergure jusqu'à ce qu'elle est aujourd'hui. Par soif de succès et probablement de pouvoir, mon père s'était aussi lancé dans les énergies renouvelables. Entreprise qui a elle aussi connu un succès exceptionnel.

Tout ceci était arrivé une dizaine d'années avant ma naissance, je n'ai donc pas vraiment de détails à donner à ce propos. Comme la majorité des gens, en grandissant, j'ai oublié quasiment tout ce qu'a pu être mon début d'enfance. Cependant mon plus lointain souvenir reste un souvenir de douleur. Je n'ai plus les images, mais la mémoire de la douleur sous les chocs et la continuité de tout le mal provoqué dans les jours qui avaient suivi était bien là. Un autre souvenir de douleur subsistait également, mais différent, bien plus fort, le genre à vous prendre à l'estomac pour arracher vos tripes. Mais les raisons étaient bien trop floues pour que je me souvienne de la source exacte de leur apparition. Les souvenirs existaient et je ne les ai jamais oubliés.

Mon second souvenir était un moment avec ma mère. Annie. Elle était une très jolie blonde souriante qui m'avait toujours donné de l'amour. J'aimais beaucoup ma mère. Dans mes mémoires brouillées, j'y voyait aussi beaucoup de larmes, les siennes et le personnel de maison essayant de la calmer et de la rassurer, eux aussi le visage plein d'inquiétude. Et c'était impossible pour moi à l'époque de savoir pourquoi elle pleurait régulièrement, mais les larmes étaient indéniablement présentes.

En grandissant, et aussi parce que ma mère m'en avait donné les raisons, j'ai vite compris que tous ces mauvais moments n'avaient qu'une seule origine : mon père. À huit ans, alors que ma petite sœur Maya naissait à son tour, le comportement de ce qui me servait de père se détériorait de plus en plus. Nous étions une bonne famille, nous possédions argent et pouvoir, je faisais de mon mieux pour rester digne comme on le demande dans ce genre de familles, mais impossible de contenter mon père apparemment. Mon échappatoire passait par ma petite sœur et la musique. Nous avions un piano à l'époque, sur lequel je travaillais, jour après jour, sûrement l'une des rares choses que mon père tolérait parce qu'il pensait que ça collait à l'image anoblissante de cette activité à notre famille. Très rapidement mon niveau de technicité s'est envolé et l'instrument était devenu un ami.
Je veux oublier le nom de mon père et c'est pour ça que je n'en parle jamais. Je fais une exception juste cette fois, mais mon père a toujours été une véritable source intarissable de haine, par mithridatisation, petit à petit. Il a aussi toujours été une personne très différente, avec une mentalité défaillante, et assurément violente. Le diagnostic sera fait plus de quatre ans plus tard, mais mon père était atteint d'un trouble dissociatif de l'identité. Son dos avait aussi été complètement détruit par les prémices de son travail très physique qu'il faisait et la douleur lié à tout ça est ce qui a mené cet homme très actif dans une profonde dépression chronique. Une véritable bipolarité qui le menait à passer le plus clair de son temps à dormir ou à lambiner au lit sur de longue période avant d'avoir de brèves périodes où les phrases d'excitations le rendait totalement hyperactif et malheureusement cela réveillait son alcoolisme aussi. Dans ces périodes « hautes » que je détestait assurément, mon père tombait donc dans un alcoolisme maladif, et son caractère dominant et machiste reprenait le dessus. Il m'était par exemple interdit de pleurer car selon mon père, pleurer n'étaient qu'un truc de gamines. D'autres choses se produisaient assez régulièrement comme le fait qu'il frappait souvent ma mère, ma sœur et moi ; il nous réveillait aussi souvent au milieu de la nuit après avoir passé la majeure partie de son temps à vider des verres de whiskey pour nous pousser à faire diverses activités parce qu'il considérait que ma mère, ma sœur et moi n'avions pas une image assez bonne pour la famille et qu'on devait y remédier. Et tout devait se faire dans la minute parce qu'il l'avait décidé.

J'avais appris à détester mon père encore plus que je ne le haïssais déjà au fil des années, chaque nouvelle horreur qu'il disait, chaque nouvelle marque sur mon corps ou celui de ma sœur, sur mon cœur, toutes ces choses renforçaient ma haine. Au début je ne comprenais pas pourquoi ma mère ne cherchait pas à partir. Personne à vrai dire n'arrivait à le comprendre. C'est quand je vis combien ma mère s'occupait de tout en essayant de faire aucune faute pour faire plaisir à son mari et à quel point elle s'occupait de lui dans ses périodes basses que j'avais fini par comprendre qu'elle n'était que trop amoureuse pour ne pas pardonner. L'amour peut être un poison, elle en était la preuve : toute cette dévotion qu'elle portait à l'abusif père de ses enfants, ma sœur et moi, était à la fois magnifique et horrifique. Aimer quelqu'un au point de s'infliger autant de malheur, ne pas réussir à protéger ses enfants autrement qu'en offrant son corps comme tampon pour les coups de son époux. Tout ça pour quoi ? Pour avoir l'impression d'être aimée alors que l'autre vous traite comme un objet...

Tout ce temps, mon pouvoir ne s'était pas manifesté, et personne dans la famille n'avait manifesté d'optimisation d'une quelconque sorte. C'est seulement quand ma petite sœur a fêté ses quatre ans que des phénomènes étranges avaient commencé à se produire. Très régulièrement, Maya sortait dans le domaine familial et au lieu de jouer comme toutes les enfants de son âge, elle s'en allait un peu plus loin.

Un jour, je l'avais suivie, trop curieux de savoir ce que ma petite sœur pouvait bien faire. Le bruissement des branches étaient oppressant, chaque pas que je faisais me donnait l'impression que Maya allait se retourner et croire que j'allais tout dire à nos parents—ce que je n'aurais évidemment pas fait, mais la petite ne le savait pas.
Aussi discret qu'un fauve qui suit son gibier, je me glissais avec elle jusque sous une canopée gigantesques. Les arbres haut entrelacés créaient une atmosphère verte et ombragée à une petite clairière qui donnait l'impression de ne pas être du tout à sa place. L'endroit était assez extraordinaire et je n'aurais jamais imaginé que derrière notre manoir pouvait se trouver un tel lieu, il y avait bien un bosquet, mais que ce soit aussi beau... Maya jeta un bref coup d’œil autour d'elle pour vérifier qu'il n'y eût personne et je ne songeai pas à me cacher. La petite fille sursauta et me jeta un regard noir :
« Pourquoi t'es venu !
— Je... Je me demandais ce qu-
— Oh ! Vite viens, ils arrivent ! Si tu restes trop loin de moi ils vont avoir peur...
 »
Le fillette me fit signe de la main que j'approche et je m'exécutai en silence. Une scène incroyable se déroulait alors devant nous.
Petit à petit, de chaque coin arrivait des animaux, de tous types, de toutes espèces. Ils venaient, et la petite commençait à discuter avec eux en chuchotant à demi. Je ne comprenais rien de ce qu'elle disait, mais les animaux semblaient avoir une réaction plutôt positive, et les craintes qui étaient nées des suites de l'émerveillement de voir ces animaux sortir de nulle part commençaient à s'estomper.
La petite pièce de théâtre d'un nouveau genre qui impliquait à la fois daims, ratons-laveurs, oisillons, rapaces et insectes dura une quinzaine de minutes avant que les animaux repartent tous en une poignée de secondes. Seul une chouette vint se poser sur l'épaule de Maya pour m'observer avec insistance pendant un moment.
« Voilà, tu connais mon secret, en parle pas à papa s'il te plaît...
— Je comptais pas le faire, t'en fais pas.
— Merci. D'être venu.
— Oh ? Pourquoi ?
— Je...
La petite marqua un temps. Je suis contente de ne plus avoir à garder ça pour moi. Je sais pas pourquoi je les entends et je peux leur parler, comme avec des gens ! Mais je comprends pas pourquoi, c'est comme ça... »
Je ne répondais pas. Nous nous étions compris tous les deux en silence. J'avais lu plus tard sur internet des histoires de personnes qui faisaient des miracles, à la base je n'y avais pas vraiment cru, mais après que ma petite sœur eût démontré l'existence de telles prouesses, j'étais bien décidé à pousser les recherches plus loin sur le sujet.

Une année passa, et la petite Maya dotée de son don de communication avec les animaux avait bien progressé. La maladie et le comportement de notre père aussi, et Annie n'était toujours résolument pas prête à fuir cet homme.
Le jour de mes treize ans, alors que j'étais habitué à ne pas avoir de cadeaux, j'avais décidé d'en faire un à ma petite sœur pour passer une bonne journée à défaut de faire une fête qui n'arrivait jamais.
J'étais parti dans la clairière et j'avais réussi à approcher les animaux pour essayer demander de rester près de celle-ci comme je pouvais. N'ayant pas les compétences de ma sœur, j'avais bien eu peur qu'ils ne comprennent rien, mais le message avait plus ou moins été passé. Le printemps avait amené des petits avec lui et Maya n'avait pas pu voir les animaux depuis l'hiver passé, c'était tout naturel pour moi de me dire dit qu'elle aimerait voir les petits.
Après avoir passé mon message, sans être sûr du résultat, j'étais ensuite parti chercher ma sœur en lui disant que je tenais à passer du temps avec elle pour mon anniversaire. Elle ne refusa pas et me suivit.
Elle se mit à sautiller partout quand elle comprit que nous nous dirigions vers le bois. Sur place, je fus heureux de voir la petite émerveillée face à MON spectacle cette fois-ci, j'avais réussi à lui apporter le même émerveillement qu'elle m'avait fait connaître.

Le spectacle était démentiel, tant pour ma sœur que pour moi, tout semblait si... irréel.
La brise caressait doucement nos joues et plus le temps passait et moins j'avais l'impression que cet extatique moment pourrait disparaître. Dans l'instant j'avais pris ma petite sœur entre mes bras. S'il existe une définition du bonheur, ce jour-là, alors, j'étais bel et bien heureux.
Au bout d'un long moment d'admiration, j'entendis alors un bruissement assez hâtif, comme si quelqu'un s'approchait d'un pas très lourd, très énervé. Mes yeux embrumés se retournèrent pour voir une silhouette que je connaissais. Je n'avais pas pu agir, presque tétanisé, j'observais cette masse se diriger vers Maya pour la tirer d'entre mes bras. Les cris d'animaux résonnaient dans la clairière, de même que les cris de mon père. L'esprit trop perdu entre sa folie et son alcoolisme, cet homme m'avait donné un violent coup à la mâchoire, assez fort pour me faire atterrir au sol et goûter à la terre, très vite un goût ferreux s'était joint au goût tellurique, du sang, mon sang. Mon esprit se désembruma enfin pour me permettre de regarder en direction de Maya qui était tétanisée. Il commença à la frapper tout aussi violemment qu'il l'avait fait avec moi, elle tomba elle aussi au sol à moitié inconsciente. Je peinais à me relever, mais je savais que je devais le faire, la protéger. En le voyant prêt à relever Maya pour la frapper à nouveau, une force ardente surgissait en moi comme un feu sur lequel on aurait soufflé trop fort.
Mes jambes me dirigèrent vers lui, ma sœur toujours au sol le visage parsemé de plaies et c'est quand il allait attraper une nouvelle fois sa fille alors tétanisée au sol que je m'étais interposé. Un blanc. Une forte douleur à la poitrine. Un blanc. Mon cœur battait comme jamais. Un blanc. J'attrapais son bras qui m'avait frappé au sternum. Un blanc. Dans un excès de rage mon pouvoir se réveillait.

Je n'ai jamais eu de souvenir exact de cet instant, tout ce que je sais, ma mère me l'a raconté. Plus tard dans la journée, elle avait appelé les secours et ils nous avaient retrouvés dans cette clairière, couverts de sang séché, les arbres ayant subit le même sort. J'étais apparemment recroquevillé dans un coin avec Maya dans mes bras tout aussi inconscient qu'elle.
Il n'ont jamais pu expliquer quoi que ce soit. Le sang qui recouvrait la clairière était bien celui de mon père, il avait explosé, je le savais, mais je ne pouvais pas vraiment en parler. Une enquête avait été lancée, peu concluante. Les autorités ont jugé que c'était une attaque criminelle d'une personne possédant un pouvoir, mais faute de preuve conséquente, impossible de pousser l'enquête vraiment loin. La variété des pouvoirs existants a aussi été problématique pour l'enquête. C'est la première fois qu'ils voyaient quelque chose comme ça, et heureusement pour moi, ils n'ont jamais réussi à lier toute cette histoire à moi. Mais la culpabilité était bien présente. Maya avait fini grièvement blessée par les coups que mon père lui avait assénés, mais pas assez pour la handicaper sévèrement. Psychologiquement c'était autre chose. Devenue à jamais plus craintive et hématophobe, je ne l'ai plus jamais vue sourire depuis et l'entendre pleurer quasiment chaque soir a toujours eu le don de réduire mon cœur en poussière. Elle n'a jamais cherché à retourner voir des animaux sauvages depuis, je ne l'entends que discuter discrètement avec des souris ou autres petites créatures qu'on retrouve dans les maisons.
De mon côté tout allait plus ou moins bien, ce pouvoir m'effrayait et m'effraie toujours.
À l'école j'essayais d'éviter de créer des liens avec les autres, ceux qui se moquaient des frayeurs de ma sœur avaient le droit d'avoir affaire à mes coups, mis à part ça, je m'efforçais de garder un air digne pour brouiller les pistes.

Néanmoins, le secret de ce parricide involontaire a été très difficile à garder. Et bien contraint de subir les démons de ma culpabilité, je l'avais confié à ma mère le premier anniversaire de ce tragique incident. Je n'ai jamais su ce que pensait ma mère à propos de ça, elle ne faisait que répéter que tout irait bien sombrant petit à petit dans une espèce de folie. Ce qui était certain, c'est qu'elle n'a jamais cherché à me dénoncer. J'avais bel et bien détruit ma famille. Et aussi sombre a-t-elle pu être, je l'aimais. Mon père était une marque très noire au milieu du tableau, mais le tableau tenait, il existait. Mais maintenant qu'il était réduit en cendres.
Par chance le statut de la famille n'avait pas vraiment été affecté. Nous étions juste sujets à des rumeurs bizarres, mais tant que l'entreprise tournait seule et que ma famille était encore bénéficiaire et actionnaire principale, tout allait bien sur le plan économique.

Le reste de ma vie n'a été qu'une succession de bagarres, sourires factices et développement de mon goût pour la musique, évidemment mes entraînements au piano, la cuisine (je n'ai jamais aimé être servi à outrance), les femmes et les cours pour reprendre l'entreprise qui était alors gérée par Daniel l'associé de mon père qui n'avait à l'époque aucune idée du comportement de ce dernier. J'aimais bien Daniel et il n'avait pas vraiment été surpris quand je lui avais parlé du pouvoir de Maya et du mien, lui même étant atmokinésiste. Ma confiance en lui m'avait même poussé à parler des circonstances de la mort de mon père. Il s'en étonna évidemment, mais face aux circonstances, il jugea simplement qu'il valait mieux garder ça secret dans le monde des personnes sans capacités.
Le plus clair de mon temps se résumait donc à tout ça, on peut les qualifier d'échappatoires, je m'enfermais dans tout ça pour ne plus penser à quoi que ce soit d'autre. Je m'entraînais aussi dans mon coin pour réussir à maîtriser ce pouvoir comme je le pouvais. Je n'ai jamais vraiment eu de nouveaux problème avec, juste la peur que ça arrive à nouveau. Et il faut croire que la peur est tenace, j'ai encore et toujours cette pointe à l'estomac à chaque fois qu'il est question de libérer beaucoup d'énergie pour utiliser ce pouvoir.
Les malheurs n'arrivant jamais seuls évidemment, à ma majorité ma mère dont la folie n'avait cessé de s’aggraver a fini par mettre fin à ses jours. Je l'ai retrouvée pendue en rentrant de cours. J'ai dû aussi annoncer à Maya cette nouvelle. Je pense que je l'ai anéantie un peu plus ce jour-là. Le personnel de maison et Daniel étaient devenus notre « famille ».
Majeur, j'ai pu finalement m'occuper de Maya en m'occupant de l'entreprise. Difficile de tout concilier, parce que les études arrivaient aussi.
J'ai jamais été mauvais à l'école, ni vraiment bon. J'ai jamais voulu m'enfermer dans quelque chose et m'ouvrir des possibilités. L'entreprise, c'était pour survivre seulement. C'est un peu par dépit que j'avais choisi d'étudier la physique, sûrement pour trouver d'autres moyens de contrôler ces pouvoirs. J'avais aussi jeté mon révolu sur la psychologie, essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête des gens pour mieux savoir comment agir et manipuler, comprendre ma petite sœur également je suppose ?
Six années après avoir enfin commencé à survivre en jeune chef d'entreprise et étudiant, alors que Maya se rapprochait dangereusement de la majorité, j'ai entendu parler d'un endroit qui acceptait les gens avec des capacités très spéciales comme celles que ma sœur, Daniel et moi possédons. Maya a préféré rester au manoir et j'ai respecté ce choix, Daniel s'occuperait sûrement régulièrement d'elle, et ma confiance en notre personnel est totale. Sur place, toujours le nez entre mes études, j'ai préféré opter pour un logement individuel, la vie en communauté aurait été sûrement trop complexe pour moi et ça m'a surtout donné la possibilité d'avoir mon piano chez moi.

Le mal enfermé au fond de moi n'a cependant jamais disparu.


Derrière l'écran
Djee ᵜ 25 ans ᵜ C'est une très jolie secte que voilà ᵜ Beaucoup de choses à modifier sur l'histoire que j'ai donc supprimée pour l'instant, je poste pour m'y atteler dès que possible. D'ailleurs j'ai gardé la fiche d'étudiant mais y a des chances que j'en fasse autre chose.

Code:
[b]Contrôle de l'énergie cinétique[/b] • Contrôle de l'énergie cinétique sous toutes ses formes, les deux principales utilités étant la charge en énergie cinétique offrant une qualité explosive aux objets chargés, ainsi que la modification de l'énergie pour changer l'énergie nécessaire pour soulever un objet, encaisser un choc... Contact direct nécessaire avec l'objet. ▬ [i]Simiel Galceph[/i]
Code:
Kojirō Shinomiya • Food Wars! ▬ [i]Simi'el Galceph[/i]


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Dernière édition par Simi'el Galceph le Jeu 1 Juin - 15:31, édité 5 fois
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Jude L. O'Brien
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Dim 1 Jan - 13:35

Rebienvenue
J'adore ton avatar, j'ai hâte de voir la suite de ta fiche

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Simi'el Galceph
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Mar 17 Jan - 14:13

Bon, voilà, je crois que j'ai repris l'histoire comme elle me plaisait.

Je m'en remets à la modération !
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Jude L. O'Brien
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Mar 17 Jan - 14:16

OK on va venir voir tout ça

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Jude L. O'Brien
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Mar 17 Jan - 17:20

Comme on peut considérer qu'il s'agit plus d'un reboot que d'une création, je déplace ta fiche et te revalide
Tu connais la maison pour la suite

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Simi'el Galceph
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Lun 29 Mai - 18:43

C'est fini, vous pouvez me redonner ma couleur. ( ͡° ͜ʖ ͡°)
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Jude L. O'Brien
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Lun 29 Mai - 19:46

On va venir s'occuper de ta fiche

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Azoth L. Aegnor
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Lun 29 Mai - 20:17

Heya !
Alors j'ai relu toute ton histoire et je bute pas mal sur une chose: la mort de ton père. Aucune recherche après ? Et pas de police, rien ? Du sang ainsi avec vous au milieu ça devrait poser problème à n'importe qui. Idem, les blessures sur vous, ca remonte des question à n'importe quel hopital ou quoi que ce soit. Bref, je trouve que vraisemblablement parlant, ce n'est pas correct. Voilà ! N'hésite pas à me mp.

▬ ● ● ● ▬
I need some room to breathe
You can stay asleep, you can run with me, if you wanted to, run for your life with me
https://www.youtube.com/watch?v=ifwc5xgI3QM
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Simi'el Galceph
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Lun 29 Mai - 21:48

Ah, ce point n'a jamais été mis en avant sur les autres validations (j'ai littéralement RIEN touché sur ce point de l'histoire).
Mais j'étofferai dans la soirée.
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Azoth L. Aegnor
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MessageSujet: Re: I'm scared to get close and I hate being alone ~   Jeu 1 Juin - 16:59


- CONGRATS DUDE -

T'es validé ! C'est t'y pas magnifique ? C'est le moment de te jeter dans le grand bain et de commencer ton aventure sur le forum ! Pour que tu sois pas tout perdu et que tu cherches pas pendant 10 ans où tu dois aller, on te met des petits liens juste là :
> Créer ta fiche de liens
> Faire des demandes de liens
> Faire des demandes de RP
> Créer la messagerie de ton perso

Pour pouvoir savoir tout ce qui se passe sur le fofo, on te propose de cliquer sur les petits liens ci-dessous. Tu verras, ça te mettra automatiquement des notifications quand il se passe quelque chose d'important :
> Evènements du forum
> Evènements CB
> Animations forum
> Annonces du forum

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I'm scared to get close and I hate being alone ~
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